Publié le 20 Octobre 2017

Astérix et la Transitalique, le tonitruant road-movie à la Romaine !

Par un heureux concours de circonstance, voilà qu'Obelix s'offre un rutilant char de course qui ne va tarder à servir lorsque nos deux compères apprennent qu'une course de chars est organisée au travers de la péninsule transalpine. 

C'est donc pleins d'espoir de briller sous le soleil de l'Italie qu'Astérix et Obélix se retrouvent au départ de la course, au milieu d'équipages venus de l'Europe entière pour en découdre.

La sortie d'un album d'Astérix revêt toujours un caractère d'importance pour des aventures que bon nombre de lecteurs petits et grands suivent assidûment depuis plus de cinquante ans : ce trente-septième opus et troisième du duo  FERRI/CONRAD n'y déroge pas !

Alternance oblige, le récit se déroule hors les murs du village des irréductibles Gaulois et le lecteur va rapidement être embarqué dans un tonitruant road movie où tous les coups sont permis !

Cet album est drôle, truffé de calembours, bourré de références qui vont affoler les zygomatiques des lecteurs. Le scénariste Jean-Yves FERRI s'est approprié tous les codes qui ont construit le succès de la série, notamment en introduisant plusieurs niveaux de lecture.  Jean-Yves FERRI n'a jamais été aussi à l'aise avec l'esprit Astérix et livre là un des scénarios les plus réussis depuis longtemps. Le rythme du récit est haletant, à la mesure du périple endiablé qui ne laisse aucun temps de répit, sinon les arrivées d'étapes rythmées par les orgies culinaires d'Obélix. On notera l'omniprésence d'Obélix qui a troqué son métier de tailleur de menhir pour celui de pilote de char et qui vole quelque peu la vedette à Monsieur Astérix.

Quant au talentueux dessinateur Didier CONRAD, il n'est pas en reste et livre là un dessin des plus alerte. Reprendre la série après le maître Uderzo n'était pas une mission simple et le lecteur appréciera le trait assuré et élégant qui se dégage de cet album.

Un Must !

ASTÉRIX T37 et la Transitalique GOSCINNY/UDERZO/FERRY/CONRAD 46 pages, 9,95 €

Bernard LAUNOIS

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Publié le 17 Octobre 2017

VOYAGE AVEC RIMBAUD, KIPLING, BAFFO, en avant pour l’aventure avec un grand A !

Quelle heureuse initiative que de proposer sur les étals des libraires ces trois merveilleux

albums édités initialement en France dans les années quatre vingt-dix par VERTIGE GRAPHIC et rapidement épuisés.

Des Lettres d'Afrique aux Sonnets érotiques, en passant par Poèmes, le lecteur va pouvoir se délecter de beaux récits richement agrémentés des illustrations du maître Hugo Pratt. 

Il sera surpris par les poèmes de Rudyard Kipling, auteur que l'on connaît beaucoup mieux pour ses récits d'aventure destinés à la jeunesse tels que Le livre de la Jungle.

Découvrir les Lettres d'Afrique d'Arthur Rimbaud, écrites sur la fin de sa vie, aux parfums d'aventure, en ravira plus d'un, peu habitué à trouver ce style d’écriture chez Rimbaud.

Enfin, on remarquera les textes des plus hardis de Giorgo Baffo, poète et philosophe libertin à ses heures perdues, contrastant avec ses hautes fonctions de magistrat et sénateur vénitien.

Au-delà du choix judicieux des œuvres sélectionnées par l’auteur Hugo Pratt parmi ses innombrables lectures, le lecteur se délectera des ces belles invitations aux voyages, avec des dessins souvent jetés, rehaussés des couleurs chatoyantes dont Hugo Pratt avait le secret. Il y retrouvera avec plaisir le style épuré mais tellement efficace de l’artiste.

A noter que les albums, dans cette nouvelle édition, sont dotés tous les trois de préfaces écrites par Dominique Petitfaux, un des grand spécialistes d’Hugo Pratt dont il a recueilli les propos pendant près de quatre ans.

Alors que son héros le plus célèbre, Corto Maltese, fête ses cinquante printemps depuis quelques semaines, voilà une édition soignée, enchâssée dans un coffret, qui arrive à point nommé pour remplir avantageusement les hottes de fin d'année et combler bon nombre de bibliothèques.

VOYAGE AVEC RIMBAUD, KIPLING, BAFFO RIMBAUD/KIPLING/BAFFO/PRATT/PETITFAUX Editions LE TRIPODE, 3 albums en coffret 296 pages, 45,00 €

 

Bernard LAUNOIS

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Publié le 16 Octobre 2017

LA LÉGENDE DU HÉROS CHASSEUR D'AIGLES T1, frères de sabre

Dans une Chine du XIIème siècle ravagée par les guerres de dynastie entre Jin et Song, deux frères d'armes Yang et Guo sont sauvagement assassinés, laissant leurs veuves enceintes qui ont pu, par on ne sait quel miracle, échapper à la tuerie.

Quel avenir pour ces deux nouveaux-nés qui vont, chacun de leur côté, devoir se construire sans l'éducation de leurs pères ? Dans quel état d'esprit leurs mères vont-elles leur inculquer les choses de la vie ? Leur salut, ils vont le trouver dans l’apprentissage des arts martiaux, en explorant des voies diamétralement opposées.

Avec ce premier opus d'une série qui en comptera trois, le lecteur va assister à la lente maturation des deux enfants qui n'auront de cesse de venger leurs pères, dans le contexte des luttes intestines entre des hommes qui ne se réalisent que dans les combats et surtout dans les victoires qui les accompagnent.

D’après un livre du célèbre romancier Jin Yong, spécialiste du Wuxia, une technique des arts martiaux et de la chevalerie, le dessinateur Li Zhiging magnifie l'art du combat en le mettant en image de fort belle manière.

Devant les découpages et les dessins dynamiques qui justifieraient de beaux travellings pour un long métrage, le lecteur va rapidement s’immerger dans l’album en prenant fait et cause pour les deux bambins devenus grands, redoutables dans les combats au sabre. Le trait noir et acéré comme la pointe d’une dague de Li Zhiging fait merveille dans les grands décors de steppes, peuplés de guerriers tout aussi patibulaires les uns que les autres. 

Une belle réussite !

Bernard LAUNOIS

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Publié le 15 Octobre 2017

AQUARICA T1, quand le fantastique côtoie la réalité

Quand Joy Greyford, jeune chercheur de l’institut des sciences de la mer, se voit confier une histoire de crabe géant échoué sur une plage de Roodhaven, il ne pense assurément pas qu’il va se lancer dans une drôle d’aventure.

Entouré de marins traumatisés par la perte de leur dernier baleinier quelques années plus tôt qui remarquent avec excitation sur les flancs du crabe les stigmates du bateau, Joy découvre la créature fantastique. En examinant l’intérieur dudit monstre il fait la connaissance d’une étrange jeune fille, qui finit par s’évanouir dans ses bras. Que vient faire dans le port de pêche  cette jeune fille qui répond au doux nom d'Aquarica ? Pourquoi détient-elle dans sa vareuse le calepin de Mike Connoly, célèbre océanographe mystérieusement disparu en mer soixante-cinq ans plus tôt?

Quand deux vieux briscards de la bande dessinée comme François Schuiten et Benoit Sokal s’associent pour créer un scénario, le lecteur peut s’attendre à un récit de voyage captivant dès les premières pages. Fantasmagories avec le crabe-méduse, une belle princesse éponyme, une baleine géante grande comme une île qui dérive lentement vers le nord : le décor est planté et l’aventure commence, pour ne plus quitter le lecteur jusqu’à la dernière page.

Passant avec dextérité d’un crustacé fabuleux à des gueules de marins avinés sur fond de superbes décors, l’auteur complet Benoit Sokal avec son dessin réaliste, transporte rapidement le lecteur dans un univers onirique où l’irréel semble rejoindre le réel. La mise en couleurs renforce un trait précis et efficace.

 

Voilà un opus à quatre mains fort bien réussi qui laisse augurer une fin des plus fantastiques…

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 10 Octobre 2017

Le Nouveau monde, l’épée du conquistador

« Le premier homme blanc qui rencontra les Indiens était un Noir ».

Une vingtaine d’années après la victoire de l’Espagne sur les Aztèques, Marcos, un jeune moine empli d’idéaux, est envoyé en 1538 au Mexique pour convertir les Indiens. D’abord ébloui par les fastes de la cour du Vice-roi, il va rapidement prendre la mesure de la férocité de ses compatriotes, et tenter de sauver une princesse Aztèque des griffes de Guzman, un protégé de Charles Quint cruel et sans scrupules. Il prépare alors une expédition d’évangélisation vers Cibola, la cité de l’or, en s’associant à un valeureux guerrier noir, ancien esclave maure, qui serait le seul conquistador à déjà connaitre ces régions.

C’est une épopée grandiose et flamboyante qui nous est proposée dans ce premier épisode d’une histoire prévue en deux tomes. Réussissant l’alchimie entre aventures romanesques et une réalité historique bien documentée, les scénaristes François Armanet et Jean Helpert se sont attachés à montrer qu’aucun des deux camps ne détenait le monopole de l’innocence ou de la sauvagerie, avec un scénario riche en rebondissements dans lequel les alliances souvent contre nature ne se font pas sans arrière-pensées.

Avec un trait réaliste, le dessinateur Xavier Coyère se montre à la hauteur du scénario qu’il sert par un découpage rythmé et efficace, enrichissant le récit de somptueux décors joliment mis en couleurs par Isa Cochet et Christian Lerolle.

Une bonne histoire dans un bel album, qu’aimeront autant les amateurs de western que ceux d’Apocalypto.

 

Le Nouveau monde, T1 l’épée du conquistador

par François Armanet, Jean Helpert et Xavier Coyère, éditions Dargaud septembre 2017, 13,99 €

 

Illustrations ©Dargaud 2017

Jérôme Boutelier

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Chronique de Jérôme BOUTELIER

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Publié le 4 Octobre 2017

Panama Al Brown

Qui est vraiment Panama Al Brown ? Un gamin pauvre de Panama parti vivre d’expédients à Harlem ? Ou la coqueluche du Tout-Paris ? Un immense champion de boxe aux poings fragiles comme du cristal et qui déteste son sport ? Ou un joyeux fêtard, buveur et homosexuel ? Un flambeur généreux, joueur invétéré et vivant à crédit ? Ou un dandy, danseur élégant et plein de poésie, amant de Jean Cocteau ?

Sommé par son patron de pondre un article spectaculaire, un journaliste alcoolique et en pleine déchéance se lance sur les traces du boxeur disparu pour tenter de découvrir sa véritable personnalité, et  va enquêter de Paris à New-York pour retrouver ceux qui l’ont croisé.

 

Un an après son premier album déjà très remarqué, le dessinateur belge Alex W. Inker nous livre un nouvel opus original, étonnant et passionnant, sur un scénario de Jacques Goldstein. Il plonge le lecteur dans le Paris des années folles et de l’entre-deux-guerres, dans le monde de la boxe et dans celui du jazz, construisant patiemment toutes les pièces du puzzle.

Le dessin tout en rondeur, très soigné, fait référence à la fois au cinéma américain en noir et blanc et au dessin un brin caricatural de l’époque, notamment dans la représentation des personnages noirs. Reprenant la technique utilisée de façon fort réussie dans Apache, Inker fait onduler le contour de ses cases lorsqu’il évoque des flash-back, et insère des bandes son endiablées.

Un spectacle total, qui fait de cet album un des musts de la rentrée.

 

Panama Al Brown, l’énigme de la force

par Jacques Goldstein et Alex W. Inker, éditions Sarbacane, septembre 2017, 24,00 €

 

Jérôme Boutelier

 

Illustrations ©Sarbacane 2017

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Publié dans #Chronique de Jérôme BOUTELIER

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Publié le 3 Octobre 2017

CORTO MALTESE T14 EQUATORIA, où mènent les mythes…

Venise 1911, l’inlassable Corto Maltese, toujours prêt à traverser les steppes, les mers, et autres

jungles susurre à Aïda son amie journaliste de l’accompagner dans la recherche du « miroir du prêtre Jean », un miroir magique rapporté des croisades dans lequel il  pouvait observer n’importe quelle partie de son royaume, et dont on aurait perdu la trace entre l’Afrique et l’Inde. Une lettre du prêtre Jean préciserait la situation géographique dudit trésor, autant dire que les indices sont minces. Aïda n’est certes pas dupe mais que ne ferait-elle pas pour emboiter les pas du célèbre voyageur ?

L’aventurier Corto aime les voyages surtout quand il peut les faire en compagnie des femmes qu’il vénère, et la rencontre avec Ferida, l’exploratrice en quête de son père disparu sur le bateau qui les emmène pour Malte, et avec Afra l’ancienne esclave ne sont pas pour lui déplaire.

Le scénariste Juan Diaz Canalès livre là un scénario des plus « Prattien » avec un Corto toujours aussi énigmatique et des personnages inquiétants, dans une histoire à rebondissements qui emmène le lecteur suivre Corto à travers le monde, virevoltant d’un continent à un autre en quête de chimères. Avec ce deuxième opus sous sa plume, Juan Diaz Canalès s’est approprié tous les codes qui ont fait le succès de la série depuis Ballade au bord de la mer salée réalisé il ya maintenant cinquante ans. De Venise aux jungles d’Afrique équatoriale en passant par Alexandrie, les rencontres sont nombreuses au point de croiser sur les mers le célèbre contrebandier Henri de Monfreid, ou encore de déjouer un attentat contre Winston Churchill.

Le dessinateur Ruben Pellejero n’est pas en reste en se rapprochant du maître dans la réalisation des personnages.  Il va même jusqu’à donner une nouvelle dynamique à ce diable de Corto, et le faire évoluer sous la pluie dans les forêts équatoriales, ce qui n’a pas été beaucoup fait précédemment.

Une mention spéciale est à faire pour le tirage noir et blanc qui permet de mieux appréhender l’excellent travail de Ruben Pellejero.

CORTO MALTESE T14 EQUATORIA Editions CASTERMAN 76 pages, 16,00 €

Bernard LAUNOIS

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Publié le 3 Octobre 2017

AFTERZ, vers des après désenchantés

Afterz, quel drôle de titre pour un album ! Peut-être le pluriel d’after ? Assurément pour les fêtards une vie après, mais après quoi ? C’est toute la question, peut-être une recherche de moment que le commun des mortels n’aura pas le privilège de vivre : les instants d’après la fête, dans les petits matins où le jour ne va pas tarder à poindre. Peut-être encore la recherche d’un idéal que les personnages du récit pensent atteindre en vivant ces moments après qui n’appartiennent qu’à eux.

L’auteur complet Charles Berberian s'ingénie à dépeindre dans une description souvent plus grinçante les unes que les autres. Ils n’ont vraiment pas le sentiment d’être nés à la bonne période, traînant leur mélancolie et leur solitude au fin fond des boîtes de nuit, d'un canapé voire d’un plumard. Même les animaux domestiques de ces historiettes sont déroutés et déroutants. Comme à l’accoutumée, les dialogues sont drôles et la dérision est au rendez-vous de chaque strip.

A la manière des comics strips, où en peu de cases, deux, trois, voire quatre, le dessin et les textes doivent être percutants, pour aller à l’essentiel et dans cet exercice périlleux, Charles Berberian excelle. Si le découpage particulier en bande verticale apparait de prime abord déroutant, cette impression s’estompe très rapidement et le lecteur se délecte en découvrant les facéties de cette bande de loosers pour qui l’avenir se résume à vivre les après forcément mieux que les avant.

A lire, relire et relire et à déguster comme un drink, mais sans modération. 

AFTERZ BERBERIAN édition FLUIDE GLACIAL 120 pages, 18.90€

Bernard LAUNOIS

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Publié le 2 Octobre 2017

Avery's Blues lauréat du Prix 2017 de la BD aux couleurs du blues

Angux et Tamarit © Steinkis 2016

Le jury du Prix de la BD aux couleurs du blues a désigné le lauréat du millésime 2017: c'est l'album Avery's Blues, dessiné par Tamarit sur un scénario de Angux, et paru aux éditions Steinkis en septembre 2016.

Comme chaque année depuis 2014, date à laquelle il a été créé conjointement par Bulles de Mantes et Blues sur Seine, le Prix de la BD aux couleurs du blues choisit le meilleur album paru entre le 1er juin de l’année précédente et le 31 mai de l’année en cours, et illustrant une thématique autour du blues et des musiques qui lui sont proches, ou du contexte social et historique en relation.

Le prix 2017 sera remis aux lauréats pendant le festival Blues-sur-Seine, à l'occasion d'un concert dans l'Espace Maurice Béjart à Verneuil-sur-Seine, et en présence des deux auteurs venus tout droit d'Espagne pour cette soirée.

Une exposition des planches de l’album sera présentée à la fois à la Médiathèque Duhamel de Mantes-la-Jolie et à celle de Verneuil-sur-Seine pendant toute la durée du festival Blues-sur-Seine, du 10 au 26 novembre 2017.

http://www.bullesdemantes.fr

http://www.blues-sur-seine.com

http://steinkis.com

Jérôme Boutelier

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Publié dans #Divers

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Publié le 1 Octobre 2017

CES JOURS QUI DISPARAISSENT, rêves, cauchemars ou réalité

 

 

Lubin, 23 ans, ne rêve que d'une chose, embrasser la carrière d'acrobate. Magasinier la journée, il s'entraîne dur pendant ses moments de détente jusqu'à une mauvaise chute sur la tête qui va bouleverser toute son existence. Voilà que Lubin se réveille chaque surlendemain sans se souvenir de ce qu'il a pu faire le lendemain. A-t-il dormi pendant 24 heures ? Fait-il des amnésies passagères ? Toujours est-il que chacun s'inquiète autour de lui car il n'assure plus son travail régulièrement, et manque les auditions prévues avec sa troupe.

 

 

 

 

L'histoire va se compliquer lorsqu'il découvre que le jour "manquant", un sosie prend sa place, avec la même enveloppe physique mais un caractère diamétralement opposé. 

Le surnaturel se mêle au quotidien déroutant.

Peut-on attribuer son état à sa chute ? Ne sommes-nous pas devant un doublement de la personnalité ? L'auteur complet Thimothée LE BOUCHER jette le trouble chez ses lecteurs et pour les entraîner dans un tourbillon de questionnement. Voilà un scénario bien construit qui ne lâchera pas le lecteur jusqu'à la fin de ses 192 pages, avec le récit haletant d'une vie entière où le lecteur va sans cesse s'interroger sur le phénomène surnaturel qui habite Lubin.

Avec un dessin réaliste plutôt épuré, laissant place à la dramatique du sujet, Thimothée LE BOUCHER immerge le lecteur dans un univers pour le moins surréaliste qui ne laissera personne indifférent.

Indispensable !

CES JOURS QUI DISPARAISSENT LE BOUCHER collection 1000feuilles Éditions GLENAT 192 pages, 22,50€

Bernard LAUNOIS

 

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Rédigé par Bulles de Mantes

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