Publié le 25 Avril 2016

L'art du crime T2 Le Paradis de la terreur, tuer pour créer ?

Pour créer, beaucoup d'artistes pensent qu'il faut se transcender pour obtenir un état qui leur permettra d'exprimer leur intérieur. Bon nombre de substances, souvent illégales, auraient la particularité d'aider à atteindre cet état de transe mais ce n'est pas le chemin que va emprunter Hippolyte Beauchamp pour peindre ses toiles. Il aura fallu une rixe de fin de soirée, où il perdra d'ailleurs son meilleur ami, pour que la transe se réalise après qu'il ait commis un crime pour sauver sa peau. Le résultat ne se fait pas attendre : applaudissements, félicitations du milieu, et les commandes affluent ! Seulement, lui faudra-t-il recouvrer cet état de transe pour à nouveau retrouver l'inspiration qui l'a porté aux nues ? 

Après l’univers du neuvième art, thème du premier album de la série qui en comptera neuf, les scénaristes Olivier Berlion et Marc Omeyer consacrent l'art pictural et ce, de fort belle manière, en mettant en scène un jeune peintre provincial qui, voulant conquérir la capitale, va très rapidement se retrouver embarqué dans une spirale infernale. Les ingrédients de l'intrigue sont justement distillés pour un final des plus déconcertants. On ne présente plus le dessin réaliste d'Eric Stalner, riche en décors fouillés et en personnages singuliers, qui met particulièrement en valeur le scénario en magnifiant la vie parisienne du 19ème siècle.

Neuf arts, neuf crimes, une vie, l'accroche laisse augurer une série qui ne laissera pas le lecteur indifférent: Le Paradis de la terreur, deuxième opus, n'y déroge pas.

L’ART DU CRIME T2 LE PARADIS DE LA TERREUR collection GRAFICA éditions GLENAT 48 pages 13.90€

 

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Coup de coeur Bernard LAUNOIS

Publié le 14 Avril 2016

Sex Story, quelle histoire !

Il fallait oser, les auteurs Philippe Brenot & Laetitia Coryn l’on fait : raconter l’histoire de la sexualité de l’origine de l’humanité jusqu’à nos jours, voire même avec une incursion vers le sexavenir !

Saviez-vous que Cléopâtre avait inventé le premier vibromasseur de l’histoire, que le préservatif moderne, dit « gant de Vénus »  daterait de 1565 ou encore que les orgies sexuelles à l’antiquité étaient légion ?

Avec douze chapitres et plus de 200 pages, le tour de force que propose cet album est de divertir par des historiettes qui sont racontées de manière chronologique sans jamais ennuyer le lecteur, sur  l’intimité de l’humanité et ce, sans fausse pudeur. Souvent drôle, le scénariste, psychiatre et anthropologue Philippe Brenot s’est appuyé sur des faits historiques et a su rendre vivante cette somme de connaissances.

Le style plutôt « gros nez » bien réaliste du dessin de Laetitia Coryn s’accorde parfaitement bien avec le scénario et rajoute à la touche humoristique des textes.

Les références bibliographiques des ouvrages, sur chaque période, qui ont servi d’appui pour réaliser cette anthologie démontrent la somme de travaux qu’il a fallu accomplir pour faire un tel volume.

Si après la lecture de cette anthologie du sexe, le lecteur n’est pas devenu incollable, il ne lui reste plus qu’à le relire car il aura assurément oublié quelque chose.

SEX STORY BRENOT/CORYN Editions LES ARENES 208 pages 24.90 €

 

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Coup de coeur Bernard LAUNOIS

Publié le 11 Avril 2016

Avec PANDORA, les Editions CASTERMAN sont de revue !

Près de vingt après que l'aventure d'A Suivre se soit arrêtée avec près de 250 numéros au compteur, voilà que les Editions CASTERMAN décident de remettre le couvert et ce, de belle manière avec Pandora !

Si À suivre s'inscrivait, comme son nom l'indique, comme un magazine à feuilleton, Pandora est une revue semestrielle qui publie sur 264 pages une quinzaine d'histoires courtes, d'auteurs différents, au style différent, à la manière d'un laboratoire.

Et quel laboratoire ! Du mangaka Katsuhiro Otomo à l'américain Art Spiegelman en passant par Jean-Claude Götting, du policier au récit mythologique en passant par la science fiction, du style hyperréaliste de Christian Rossi au style minimaliste de Viscogliosi, en passant par le côté grinçant de Florence Dupré-Latour  il faudrait être rudement difficile pour ne pas trouver des œuvres qui nous siéent, et ne pas découvrir des talents en devenir. On ne peut citer tous les auteurs, mais il se dégage de cette revue un melting pot des plus réussis.  

Souhaitons longue vie à ce magazine qui devrait plaire à bon nombre et que vous serez, lecteurs, nombreux à acquérir afin d’éviter, comme on le fait encore aujourd’hui pour À suivre, d’avoir à regretter son absence dans les kiosques.

Lancer un magazine aujourd'hui n'est guère plus simple que naguère et il faut saluer le courage et le caractère innovant des Editions CASTERMAN pour la réalisation de cette première petite pépite qui en appellera, à n'en point douter, beaucoup d'autres.

PANDORA T1 Collectif Editions CASTERMAN 264 pages format 18.4 X 26 18.00 €

 

Bernard LAUNOIS

 

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Coup de coeur Bernard LAUNOIS

Publié le 9 Avril 2016

HINOMARU  SUMO T1, petit mais costaud !

Petit, maigre, voilà des « qualitatifs » qui ne font certainement pas partie des standards pour tout nippon qui désire embrasser la carrière d'un sumo. Et pourtant, le jeune Hinomaru Ushio n'a peur de rien et n'hésite pas à s'inscrire dans le club lycéen d'Ôdachi.

Passés les quolibets et les interrogations de ses congénères sur son avenir dans le clan des sumos, le héros de cette série va montrer que la valeur n'attend pas le nombre des années et qu'il ne suffit pas de peser, a minima, un quintal pour prétendre sortir tout le monde du dohyô, ring japonais !

Son association avec le pétillant Yuma Gojô et le loser Sinya Oseki sera-t-il le bon choix pour atteindre le grade suprême de yokozuna ?

Heureuse surprise que ce manga plutôt plaisant grâce auquel, tout en se distrayant avec le récit d'un jeune homme bien déterminé à en découdre, on apprend à se familiariser avec les termes et les codes du sport national si prisé au pays du soleil levant. On sent que l'auteur complet Kawada maîtrise particulièrement les rouages de cet art, et il rend rapidement sympathique son personnage certes pas aidé par la nature mais tellement efficace.

Les répliques sont vives, autant que les coups, et le rythme du récit est soutenu. Avec un dessin plutôt fouillé et de belles scènes d’action, on s'approprie rapidement l'histoire, en découvrant, comme il est souligné dans ce premier tome qu'il existe autant de façons de gagner que de lutteurs.

HINOMARU SUMO KAWADA Collection Shônen Editions GLENAT 192 pages 6.90 €

 

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Coup de coeur Bernard LAUNOIS

Publié le 7 Avril 2016

Tokyo Killers, du grand art dans le polar !

Des histoires de tueurs à gage à gogo, voilà ce que nous propose le duo Natsui Sekikawa et Jirô Taniguchi dans ce recueil qui regroupe six histoires tout aussi noires et cyniques les unes que les autres, et qui montrent une fois de plus le côté précurseur tant dans la narration concise et efficace, que dans la mise en image,  de l’immense dessinateur qu’est Jirô Taniguchi.

Du sang, du sexe aussi, des personnages habités par le fatalisme qui trainent leur carcasse sans espoir de jours meilleurs, tous les ingrédients du bon polar sont là ! 

De Tokyo à Paris, les petites histoires se succèdent à un rythme effréné : de « Good Luck City », sans une bulle mais avec un texte narratif en bas de chaque page à « meurtre Tokyoïte » tout en noirceur, la palette du talent du duo Sekikawa/Taniguchi éclate à chaque histoire pour le plus grand plaisir du lecteur avisé. Après Au temps de Botchan et Trouble is my business, la collaboration de Natsui Sekikawa et Jirô Taniguchi est toujours aussi efficace et on se projette dans un univers cinématographique que ne renieraient pas bon nombre cinéastes de films d’action, ce que ne manque pas de souligner si justement Marc Fernandez dans sa postface.

Il aura fallu attendre plus de trente ans pour que ces pépites, qui n’ont pas vieilli d’un iota, soient enfin éditées en France et ce grâce aux efforts soutenus d’éditeurs comme Kana.

Indispensable pour tout amateur de polar !

TOKYO KILLERS SEKIKAWA/TANIGUCHI Collection MADE IN Editions KANA, 200 pages, 15,00 €

 

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Coup de coeur Bernard LAUNOIS

Publié le 3 Avril 2016

L’homme qui tua Lucky Luke…n’est pas encore né !

Vous connaissez Froggy Town, une des belles bourgades boueuses de l’Ouest obsédées par la quête du métal jaune ? Lucky Luke non plus, avant qu’il n’y atterrisse par une soirée pluvieuse pour, a priori, une rapide halte. Or la ville est empêtrée dans une triste histoire de vol de pépites, et les mineurs qui les avaient si durement acquises implorent notre cowboy de  leur venir en aide. 

Rien ne fait peur à Lucky Luke, sinon qu’il va quand même lui falloir, pour tenter de mener à bien l’enquête avec l’aide de Doc Wednesday, faire face à la fratrie des Bone dirigée d’une de main de fer par leur patriarche, et tout cela sans une once de tabac puisque le village est en pénurie !  

Et si le héros de notre enfance, le célèbre cowboy qui tire plus vite que son ombre, venait à mordre la poussière après 70 ans de bons et loyaux services ? Suspense insoutenable pour un album qui commence par un Lucky Luke face contre terre…

Quel hommage ! L’auteur complet Matthieu Bonhomme sort des sentiers battus pour nous présenter un Lucky Luke « new look » du plus bel effet. La surprise passée de découvrir un Jolly Jumper qui a perdu l’usage de la parole, on trouve un récit bien ficelé, rythmé, avec un final pour le moins inattendu. Le dessin ligne claire de Matthieu Bonhomme, déjà bien rodé dans la série Texas Cowboy, nous entraine dans un far West où la couleur jaune est omniprésente et que ne renierait pas Morris, son créateur.

Un must !

L’HOMME QUI TUA LUCKY LUKE BONHOMME Collection Lucky Comics Editions DARGAUD 64 pages 14.99 €

 

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 1 Avril 2016

LOST SEVEN 1 & 2, un conte de fées qui tourne au cauchemar

Qui ne connait la célèbre Blanche-Neige popularisée par Disney et ses sept nains. Ici, pas de nains mais des valeureux guerriers qui apprennent que Blanche-Neige a été spoliée par la Reine Rose et qui vont faire tout ce qui va être en leur pouvoir pour rendre le château à la belle demoiselle. Vaste programme qui va entrainer, à n’en pas douter, des séries de combats tous plus homériques les uns que les autres. Hélas, dans la bataille, voilà que le miroir maléfique de la reine Rose se brise en mille morceaux, laissant déferler une myriade d’êtres maléfiques à combattre également si l’on veut revenir à la paix.

Entre la reine Rose décédée, Blanche-Neige laissée pour morte et la malédiction répandue sur la terre, le tableau n’est guère reluisant.  Les sept guerriers seront-ils condamnés à se battre pour réparer l’irréparable ? Il faudra attendre une dizaine d’années pour que de nouveaux éléments viennent contrecarrer cette immonde machinerie que le lecteur va découvrir au travers des deux premiers albums de la série.

Grâce à un scénario plutôt bien ficelé, plein de surprises et avec des personnages attachants, la scénariste Kazuki Nakashima revisite de belle manière le conte des frères Grimm. La dessinatrice Yasung Ko n’est pas en reste en nous livrant de belles planches avec des décors fouillés, dans un rythme des plus dynamiques faisant de cette série une des belles réussites mangas du début d’année.

Enfin, pour les lecteurs qui auraient tendance à se morfondre en attendant la énième sortie d’un nouvel opus, ils pourront se réjouir que la série se résume à un quadriptyque.

LOST SEVEN 1 & 2 NAKASHIMA/YASUNG Editions DOKI-DOKI 192 et 176 pages, 7.50 € pièce

 

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 28 Mars 2016

LE SIGNE, qui a dit que la musique adoucissait les mœurs ?

Après un succès retentissant dans le milieu littéraire avec son livre « Perte d’Auréole », voilà que l’écrivain Alex Morsen découvre une tout autre facette de sa vie : aux fastes de la réussite d’un premier roman font place les affres de la page blanche ! Hélas, cette panne sèche va faire de notre romancier un être acariâtre, ne supportant plus rien et surtout plus le piano de sa voisine !

Les gammes répétées inlassablement lui deviennent de plus en plus insupportables, au point de rendre sa voisine responsable de ses manques de concentration et d’inspiration. Comment se débarrasser de cette satanée pianiste ?

La solution, il finira par la trouver dans la lecture d’un livre traitant des sciences occultes, en lui jetant un sort ! Il n’y croit pas trop mais qui sait, ce sera peut-être la meilleure solution ? Hélas, le mot « meilleure » s’avère plus néfaste que prévu et va engendrer inéluctablement tout ce qu’il n’attendait pas…

Ambiance glauque, personnages mystérieux au mental paranormal, le scénariste Philippe Thirault entraîne le lecteur dans une spirale sans fin dont personne ne sortira indemne.

Le trait noir, souvent dépouillé, du dessinateur Manuel Garcia, renforce le côté sordide de cette histoire à ne pas manquer, assurément.

Décidément, cette nouvelle collection « Flesh Bones » frappe fort ! Après « Sunlight », déjà commentée dans une chronique précédente, le comics « Le signe » ne laissera incontestablement pas le lecteur indifférent !

 

LE SIGNE  GARCIA/THIRAULT Collection COMICS éditions GLENAT, 128 pages 14.95 €

 

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 28 Mars 2016

Plutôt plus tard

Le voyageur égaré, la jeune fille aux mille perles, et les Femmes de Tahiti

Quand Luc Leroi, pierrot lunaire fragile et maladroit, décide de partir à Tahiti pour raccompagner sa fiancée Alinéa, courtière en perles, mais également marcher sur les traces de Gauguin, il ne se doute pas que cette escapade va bouleverser sa vie. Son voyage retour vers Paris le plonge dans une anomalie temporelle du décalage horaire qui va l’amener à côtoyer le grand peintre et dialoguer avec lui.

L’amour et son intérêt pour l’art qui motivent les pérégrinations de Luc Leroi sont ici pour Jean-Claude Denis prétextes à une balade intemporelle sur le thème de la relativité des choses selon le temps qui passe. Entre rêve et réalité, nostalgie d’une époque ancienne et certitudes du monde moderne, le fil des rencontres entre Luc Leroi et Paul Gauguin et leurs échanges permettent d’esquisser quelques réflexions sur la reconnaissance de l’artiste et la valeur de l’œuvre, sur la jouissance fugitive de l’instant présent et l’appréciation de la postérité, sur la place de l’amour… Reprenant à son compte quelques questionnements de Gauguin, l’auteur ne donne pour autant ni réponse ni leçon, et reste à promener sur le temps qui passe un regard poétique, un brin étonné, mélancolique et désabusé.

Au sommet de son art, l’auteur complet Jean-Claude Denis entraine allègrement le lecteur des ambiances chaudes de Tahiti à la grisaille d’un Paris du 19ème siècle, au rythme alerte d’un récit qui ne cède aucune place à l’ennui. Son dessin plutôt ligne claire et son traitement de la lumière servent parfaitement son interprétation de Gauguin dans sa recherche de l’innocence et de la naïveté.

Comme toujours Jean-Claude Denis excelle dans le récit intimiste du quotidien, et cette huitième aventure de Luc Leroi, qui aura été longtemps attendue par les amateurs du personnage, se révèle être une bien belle réussite qu’il faut lire absolument !

Luc Leroi, Plutôt plus tard, par Jean-Caude Denis

Futuropolis Mars 2016 – 66 pages – 16,50 €

 

Jérôme Boutelier

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Chronique de Jérôme BOUTELIER

Publié le 24 Mars 2016

Mila Racine, une "femme en résistance" encore trop méconnue

1943, la guerre fait rage dans toute l'Europe et l'étau se resserre pour les juifs qui cherchent désespérément à se cacher pour échapper à la déportation. Mila Racine, jeune fille résistante, n'aura de cesse de toute sa jeune vie [supprimer la virgule] d'aider les enfants juifs à passer clandestinement la frontière franco-suisse au risque de tomber aux mains de la milice allemande.

Avec ce dernier opus le tome 4 de "femmes en résistance" clôture une série de femmes "fortes", au caractère bien trempé et qui forcent l'admiration encore aujourd'hui. La vie de Mila Racine, narrée de fort belle manière, apparaît comme la moins connue de toutes mais pas la moins intéressante. Au travers de Claire, la narratrice et fil conducteur de toute la série, le lecteur va découvrir un personnage bien singulier n'hésitant pas à braver les autorités allemandes pour défendre chèrement la peau de jeunes enfants qui seraient voués à une mort certaine s'ils venaient à être découverts.

Quel cruel destin ! A 22 ans, on pense plutôt à faire la fête et profiter de la vie, mais assurément pas à arpenter les sentiers montagneux flanqués d'enfants désorientés et terrorisés pour leur assurer un monde meilleur. Arrêtée en octobre 1943, elle meurt en déportation à Mauthausen lors d'un bombardement allié, le 20 mars 1945, à l'âge de 23 ans. Avec ce scénario, plutôt bien construit par les scénaristes Régis Hautière, Emmanuelle Polack et Francis Laboutique, le dessinateur Olivier Frasier avec son trait réaliste, rend toute l’émotion et la gravité du destin de Mila Racine.

Un cahier graphique complète cette histoire d'une gamine hors du commun, habitée par la volonté de tenter de sauver ses coreligionnaires.

FEMMES EN RÉSISTANCE T4 Hautière/Polack/Laboutique/Olivier Frasier Editions Casterman 14.50 € 64 pages

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Coup de coeur Bernard LAUNOIS