Publié le 27 Juillet 2016

NAILBITER T1, horreur et damnation

Se ronger les ongles, ce n’est pas beau et on appelle ça de l’onychophagie mais quand il s’agit de croquer les ongles des autres jusqu’au sang, ça s’apparente plus à de la barbarie, tintée de folie et assurément digne d’une personne qui n’aurait plus vraiment sa tête. C’est notamment ce que va découvrir Caroll, profiler au FBI, en arpentant Buckaroo, une bourgade de l’Oregon qui s’enorgueillit d’avoir donné naissance à seize des plus grands tueurs en série de l’Amérique.

Que diable allait-il faire dans cette galère ? Peut-être trouver le lien qui relie tous ces charognards ? C’est du moins ce qu’il prétend lorsqu’il demande à son ami Finch, agent de la NSA, de le rejoindre pour clore l’enquête. Malheureusement quand Finch arrive sur place, Caroll a disparu et un contre la montre s’engage… Va-t-il le retrouver et dans quel état ? Warren le croqueur d’ongles blanchi par la justice n’a-t-il pas encore frappé ?

Devant ce scénario haletant, âmes sensibles s’abstenir !  Pas d’hémoglobine à outrance, juste ce qu’il faut et quand il faut, distillé au détour d’une page : le scénariste Joshua Williamson prend un malin plaisir à alterner les moments calmes avec des scènes bien senties. Quant au dessinateur Mike Henderson, habitué à ce genre d’histoires comme Escape from New York, il croque des personnages tout aussi patibulaires les uns que les autres. Les couleurs sombres dispensées par Adam Guzowski, quand le rouge ne domine pas, renforcent l’encrage du dessinateur et participent à l’ambiance pesante de l’histoire.

Quand on pense qu’on est au premier album d’une série qui en comptera cinq, le suspense n’a pas fini de monter. Le magazine USA TODAY ne s’y est pas trompé et a élu cette série comme meilleur comics d’horreur en 2014: à la lecture de ce premier tome, le public va vitre réaliser que le prix n’est assurément pas usurpé.

NAILBITER T1 WILLIAMSON/HENDERSON Editions Comics GLENAT, 144 pages 15.95 €

 

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 26 Juillet 2016

Voyeur T1, la bd érotique qui a fait les beaux jours de playboy

Belles, sensuelles mais également drôles, cyniques, parfois calculatrices, les femmes de  l’auteur complet argentin Horacio Altuna ont fait les beaux jours du célèbre magazine Playboy. Initialement paru dans les années 90, ces historiettes de 4 pages vont naturellement trouver leur place dans la revue destinée à un public masculin. Traduit dans de nombreuses langues,  Horacio Altuna fait partie de la génération des maîtres de la bande dessinée érotique tels que Milo Manara, Paolo Serpieri, Guido Crépax, ou encore Alex Varenne… qui ont démocratisé le genre. Par un dessin enlevé, proche du style du regretté Paul Gillon, Horacio Altuna sublime le corps féminin dans des décors urbains.

Saluons ici le travail des éditions Perspectives Art 9 qui, avec le concours de  José Luis Cordoba, directeur de la revue Playboy, ont remis au goût du jour ces petites pépites sans prétention, souvent drôles et témoin d’une période insouciante, avec des scènes certes érotiques, mais jamais vulgaires. Vingt-quatre histoires, tout aussi croustillantes les unes que les autres, subliment l’éternel féminin tout en ridiculisant gentiment la gent masculine qui n’en sort guère grandie, mais comme la narration se fait souvent sur le ton humoristique, le lecteur ne pourra qu’en redemander. Et si certaines historiettes apparaissent surannées, il n’empêche que l’esprit reste…

Un cahier graphique de seize pages d’esquisses « indiscrètes » vient compléter ce premier album en montrant, s’il en était besoin encore, tout le talent de ce dessinateur.

VOYEURS T1 ALTUNA Editions PERSPECTIVES ART 9, 120 pages 20.00 €

 

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 17 Juillet 2016

FUTURA T2, plus ça va, moins ça va…

Futura, planète à des années lumière de la terre, comportent deux facettes : celles où vivent des humains qui l’ont investi il ya déjà quelques années et Terra incognita, un gouffre que les autorités interdisent formellement d’approcher. Seulement, tout le monde sait bien qu’il suffit de mettre des interdits pour que ceux-ci soient bravés. Ainsi trois jeunes étudiants, à bord d’un véhicule volant s’embarque dans l’aventure, aussitôt poursuivis par les agents du colonel Amara qui ont pour ordre de les exterminer car nul ne doit enfreindre la loi. Terre hostile, animaux hors du commun, végétations luxuriantes et inquiétantes personnages à formes humaines, les découvertes des trois intrépides n’en finissent pas.

Vont-ils résister au climat et à l’environnement qui n’a de paradisiaque que le nom ? Savent-ils qu’ils sont poursuivis par leurs congénères ?

Pour son premier scénario de science-fiction, l’auteur complet Jean-Charles Kraehn nous gratifie d’une belle série, avec une intrigue bien structurée où sont savamment entremêlés la quête d’un nouvel univers par les jeunes aventuriers qui n’ont pas vraiment mesuré les dangers qu’ils allaient devoir affronter et la traque des soldats dirigée par deux personnages antinomiques, un colonel légèrement buté et une créature des plus sexy qui a plus d’un tour dans son sac.

Le dessin réaliste de Jean-Charles Kraehn complète parfaitement le scénario et le lecteur se délectera de ces paysages fantasmagoriques dans lesquels évoluent des personnages qui  deviennent rapidement attachants. La mise en couleurs de Patricia Jambers, déroutante dans les premières pages du tome 1, donne étonnamment un ton surréaliste de bon aloi.

Un seul regret, il faudra encore être patient pour connaitre dans le troisième tome, le dénouement de cette belle histoire.

FUTURA T2 KRAEHN Editions PAQUET 48 pages 14,00 €

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 25 Juin 2016

Mon père était boxeur, quand les coups ne pleuvent pas que sur le ring !

Hubert, le papa de Barbara a été boxeur mais elle n’a jamais assisté à ses combats, trop jeune pour fréquenter les salles de sport avant qu'il ait jeté l’éponge. La seule chose dont elle se souvient, c’est que Papa était un être imprévisible, violent sur le ring comme à la ville. Sa mère en a d’ailleurs fait les frais au point de quitter le domicile conjugal après l’avoir pourtant pendant dix-sept ans soutenu dans ses combats. L'enfance n'a pas toujours été facile pour Barbara, voyant son père se noyer dans l’alcool et s'éloigner petit à petit d'elle, et restant partagée entre l’amour qu’elle lui porte et la révolte contre celui qui aura pourri sa jeunesse, qu'elle aurait tellement aimée passer entourée de ses deux parents.

Alors, quelques années plus tard, les plaies se refermant doucement, le moment semble venu de retrouver ce père, et de partager ses souvenirs de boxeur en lui proposant de réaliser un reportage: pour faire le chemin à l’envers avec lui, en découvrant notamment les lieux qui ont bercé ses années de gloire mais également de souffrances, les poings dans les gants.

Barbara Pellerin, avec la complicité du scénariste Kris, livre un récit autobiographique des plus prenants, mettant son cœur à nu avec pudeur et sensibilité et qui ne peut laisser indifférent. Entre flashbacks, rêve et réalité,  le lecteur va se trouver transporté dans un univers clos, celui d’un père et d’une fille qui auront passé leur temps à se chercher. Le dessin réaliste de Vincent Bailly, sans fioritures et mis en couleurs de remarquable manière, donne une belle dimension au récit. Le gris pour les flashbacks et le bleu nuit pour les moments difficiles contrastent avec les couleurs chaudes des bons moments, sans oublier le rouge sang des gants…

Une mention spéciale pour le dvd réalisé par Barbara Pellerin qui accompagne ce beau récit.

A lire et à voir, intensément…

MON PERE ETAIT BOXEUR PELLERIN/KRISS/BAILLY Editions FUTUROPOLIS 76 pages 20,00 €

 

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 22 Juin 2016

Anguilles démoniaques T2, un engrenage des plus sataniques

Alors que Masaru Kurami, jeune trentenaire désargenté, commence à s’habituer à son sale boulot de recouvreur de dettes, son employeur lui propose de gagner encore plus en servant de chauffeur pour les jeunes filles qui animent son club. Mais ces drôles d’activités ne s’arrêtent pas là, et il faut parfois livrer de curieuses caisses dans un élevage d’anguilles qui ont la particularité de se nourrir de tout type de protéines. Que se cache-t-il derrière ce trafic ? Pourquoi le jeune Tomita, employé de plus longue date que lui, décide de fuir le système ? Aurait-il découvert quelque chose de terrifiant ?

Et voilà que maintenant, la jeune Miki lui fait du gringue : Masaru ne sait plus où il en est, entre le devoir auprès du boss et grâce auquel il rembourse ses propres dettes tout en assurant une vie décente à sa jeune épouse, et les avances de la jeune entraîneuse auxquelles il est bien tenté de répondre.

L’ambiance diabolique du premier album augmente d’intensité avec ce deuxième opus entrainant le lecteur dans une drôle de spirale, pour le partager entre une aversion pour l'univers glauque du monde de la nuit et de ces livraisons douteuses dans les bas fonds de Tokyo, et une tendre compassion pour le jeune Masaru, prêt à tout pour rembourser ses dettes de jeu.

Pression psychologique omniprésente du créancier de Masaru, atmosphère  sordide où évoluent tous les personnages, ce drame psychologique est remarquablement orchestré par le scénariste Yû Takada qui distille à dose homéopathique, au fil des pages, des indices inquiétants laissant augurer un final des plus détonants.

Avec un dessin terriblement efficace, favorisant les gros plans sur les personnages, le dessinateur Yusuke Ochiai renforce avec talent l’atmosphère lugubre dans laquelle évoluent les protagonistes.

Voici assurément un des meilleurs mangas de ce début d’année et qui verra déjà sa conclusion au troisième opus de la série, pour nous changer des suites interminables que l'on a malheureusement encore trop l’habitude de voir: de quoi nous faire presque regretter que ce soit si court cette fois !

Un must à découvrir, amateur de manga ou pas…

ANGUILLES DEMONIAQUES  OCHIAI/TAKADA Editions KOMIKKU 196 pages 8,50 €

 

Bernard LAUNOIS

 

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 11 Juin 2016

Le Port des marins perdus, là d’où on ne revient jamais !

Alors que les guerres commerciales entre Anglais et Hollandais n’ont de cesse sur les mers, voilà qu’à l’occasion d’une escale un navire de sa majesté découvre sur une plage le jeune Abel,  complètement hébété, ayant tout perdu jusqu’à son propre nom ! Que faisait-il seul sur cette île, quel choc émotionnel avait-il bien pu subir pour se retrouver dans cet état végétatif ?

Pour recouvrer petit à petit la mémoire il lui faudra bon nombre de rencontres, à commencer par celle avec le jeune capitaine qui l’a recueilli, nouvellement promu au commandement après que son prédécesseur ait fui avec une cargaison d’or,  mais également, une fois revenu à terre, avec la compagnie des trois filles du capitaine Stevenson chargées de la tenue de l’auberge de leur père.

Un instant dérouté en commençant la lecture d’un album graphique qui par sa présentation donne au lecteur l’impression de se trouver devant un crayonné très poussé, celui-ci va vite se prendre au jeu de ce formidable récit remarquablement réalisé. A la trame fouillée de Teresa Radice qui a su construire une narration de 320 pages sans temps mort s’ajoute un découpage dynamique, un dessin riche qui n’a assurément pas besoin d’encrage ni de mise en couleurs pour transmettre une si belle émotion. Le lecteur devrait prendre grand plaisir à suivre la quête d’Abel à la recherche de son identité,  et il se replongera avec délice dans un récit d’aventure digne du grand voyageur et écrivain écossais Robert Louis Stevenson.

Nul doute qu’après la lecture de l’album, on ne soit guère étonné qu’il ait reçu le prix du meilleur roman graphique au festival de Lucca (Italie) 2015.

A lire instamment pour tout amateur d’aventures qui se respecte!

 

LE PORT DES MARINS PERDUS  RADICE/TURCONI Collection Treize Etrange Editions GLENAT 320 pages  22,00 €

 

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Coup de coeur Bernard LAUNOIS

Publié le 9 Juin 2016

Akira, l'incontournable série !

An 2019 de l’ère après la destruction de notre planète lors de la troisième guerre mondiale, la Terre se reconstruit peu à peu. Dans un décor post-apocalyptique de la banlieue de Tokyo, une bande de jeunes motards zonards évite de peu de tuer un enfant à tête de vieillard, affublé d’un numéro 26 sur son poignet, et qui va révéler de surprenants pouvoirs. Cette découverte des plus surprenantes va entraîner nos jeunes héros, Tetsuo, Kaneda etc, dans une aventure incroyable où courses-poursuites et rebondissements ne vont cesser d’affluer tout au long des six albums qui composent la saga.

Qui n’a jamais entendu parler d’Akira, réalisé d'une main de maître par Katshuhiro Otomo ? Sa notoriété, confortée en France par l’attribution en 2015 du Grand Prix de la bande dessinée d'Angoulême à son auteur, devrait encore s'agrandir grâce à cette réédition. Avec la série Akira, paraissait au Japon voilà  plus de 30 ans ce qui est devenu un des monuments du manga, et qui allait donner toutes ses lettres de noblesse à la bande dessinée japonaise. Avec plus d'un millier de pages, le scenario sans baisse de régime et une dynamique dans le dessin des plus efficaces font qu'encore aujourd'hui, la saga reste une œuvre de science-fiction majeure.

Aujourd'hui, les Editions GLENAT publient, pour le plus grand bonheur des fanas de manga, cette version "ultime" qui pour la première fois sera présentée dans une version intégrale en six volumes, sous le même format que l’originale, avec le sens  de lecture japonais et le noir et blanc. Cerise sur le gâteau,  c'est l'auteur Katshuhiro Otomo qui aura supervisé la réalisation de cette édition et quand on connaît son souci de la perfection, on se dit que l'on va découvrir la réplique la plus fidèle à l'œuvre originale. 

AKIRA T1 OTOMO Editions GLENAT, 362 pages 14.95 €

 

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Coup de coeur Bernard LAUNOIS

Publié le 7 Juin 2016

La Banque T5 - 1882-1914 - 3ème génération, quand les familles se déchirent…

La perspicacité du jeune banquier Joseph de Saint Hubert ne fait pas l’affaire de tout le monde, à commencer par son oncle qui n’a pas senti que la bulle boursière de 1882 ne va pas tarder à  éclater. A cela s’ajoute la jalousie de son frère Achille qui ne possède pas, hélas, la même fibre boursière.

Jalousie, rancœur, désir de vengeance mais aussi conflit de génération font notamment partie des ingrédients qui vont alimenter le premier opus de cette troisième génération, et bien d’autres choses encore que le lecteur découvrira avec intérêt et souvent stupeur : décidément, les crocodiles de la finance sont d’autant plus impitoyables qu’ils sont tous issus du même marigot.

Le duo scénaristique s’est bien trouvé, avec Philippe Guillaume le fin spécialiste de la finance, qui apporte à la série toutes ses connaissances et plus encore, et Pierre Boisserie qui peut s’enorgueillir aujourd’hui d’avoir écrit plus de 70 scénarios : il réalise là, une fois encore, une histoire bien ficelée dans un monde où la banque se mondialise, alors que les bruits de bottes de la première guerre mondiale ne sont pas loin.

Le lecteur (re) nouera  avec plaisir avec le dessinateur Stéphane Brangier, plus connu sous le pseudo de Siro, qui signe là assurément l’une de ses plus belles réalisations. Le dessin hyperréaliste  est fluide et l’on sent dès les premières cases, tout le plaisir qu’il a eu à réaliser la première partie de la troisième génération de la série La banque, avec des personnages singuliers évoluant dans les décors fouillés de ce Paris du début de la IIIème  république. Nous rajouterons une mention spéciale à la coloriste Delph  qui rehausse le beau dessin dynamique du dessinateur.

Même si l’album peut se lire indépendamment des deux premiers diptyques, il serait quand même dommage de ne pas avoir suivi depuis les origines cette dynastie de la finance, qui aura rythmé l’histoire de la fin du 18ème siècle jusqu’à nos jours.

LA BANQUE T5 - 1882-1914 LES CHEQUARDS DE PANAMA BOISSERIE/GUILLAUME/BRANGIER Editions DARGAUD, 60 pages 13.99 €

 

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 2 Juin 2016

Jean-Claude Denis à La Corniche de Rolleboise le 10 juin 2016, pour la 20ème rencontre-diner-dédicaces

L’association Bulles de Mantes, en partenariat avec Le Domaine de la Corniche, a l'honneur de recevoir pour sa deuxième rencontre de l'année 2016 et sa vingtième depuis le lancement de ce concept novateur en 2010, l’auteur complet Jean-Claude DENIS, avec notamment sa célèbre série « Luc Leroi ».  

Grand prix d’Angoulême 2012 et président du jury du 40ème festival International de Bande Dessinée 2013, Jean-Claude DENIS vient présenter son dernier album de la série "Plutôt plus tard », paru en mars 2016 paru aux Editions FUTUROPOLIS.

Aussi, l'association Bulles de Mantes est ravie de recevoir, pour notre plus grand plaisir, cet artiste grand prix d’Angoulême 2012 et président du jury du 40ème festival International de Bande Dessinée 2013, dans le cadre prestigieux du Domaine de la Corniche le vendredi 10 juin 2016.

Alors, pour ceux qui découvrent le concept, ces rencontres sont des moments privilégiés réservés aux seuls membres de l’association (c'est donc le moment ou jamais d'adhérer à l'association : adhésion annuelle 2016 de 15 €), dans le cadre prestigieux du « Domaine de La Corniche » de Rolleboise au restaurant « Le Panoramique », partenaire historique du festival Bulles de Mantes.

Tout commence par une séance de dédicaces de l’auteur invité, suivi d’un cocktail et d’un dîner/débat que nous partageons avec lui, dans ce superbe endroit.

Chaque adhérent inscrit à la rencontre peut se faire accompagner d’une personne de son choix, qui participera au dîner, mais n’aura pas droit à dédicace.

Les dédicaces commenceront à 16h00, le cocktail sera servi autour de 20 h, le dîner étant prévu après et un débat sera engagé en fin de repas.

Le tarif d’inscription à cette rencontre diner-dédicace est fixé à 56,50 € (40.00 € le repas + 16,50 € l’album), pour les adhérents. Ce tarif comprend le repas (cocktail, entrée, plat et dessert, boisson), le dernier album paru de l’auteur (Plutôt plus tard) ainsi qu'une carte souvenir n° et signée, agrémentée d'une illustration.

Le tarif d’inscription au repas seul pour les accompagnants est fixé à 50,00 € (sans album ni dédicace mais avec une carte souvenir).

Le nombre de dédicaces étant limité à 20 (1 par adhérent), il faut impérativement s’inscrire préalablement à la rencontre en envoyant un courriel à  bullesdemantes@free.fr pour la pré-réservation.
Les inscriptions sont acceptées dans l’ordre d’arrivée des courriels pendant la période d’inscription, du 1er au 7 juin 2016, et dans la limite des places disponibles (*règlement à demander à bullesdemantes@free.fr). Dépêchez-vous donc ! Ce délai très court pour la réponse s'explique par une mise en place tardive de la manifestation.

Les règlements seront à envoyer au siège de l’association Bulles de Mantes (2, impasse Jean de Béthencourt à  Mantes-la-Jolie – 78200), après que vous ayez reçu une réponse par courriel confirmant votre demande.

Pour ceux qui désireraient réserver une chambre à l’occasion de cette manifestation, le Domaine de la Corniche vous proposera uniquement ce vendredi soir un tarif spécial « bulles ».

Domaine de la Corniche, restaurant Le Panoramique, 5, route de la Corniche 78270 ROLLEBOISE : 2 toques dans le guide gastronomique Gault et Millau et sélection table distinguée d'Alain Ducasse en 2010.

http://www.domainedelacorniche.com

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Rencontre diner-dédicaces

Publié le 30 Mai 2016

Louise, le venin du scorpion, qui s’y frotte, s’y pique !

Toute son existence, Louise Brooks aura couru après la vie. Déstabilisée par une mère qui n’a jamais cru en elle, jusqu’à l’humilier au plus profond de son être, elle n’aura de cesse de brûler* la chandelle par les deux bouts mais également de braver les interdits. Beau brin de fille plutôt cœur d’artichaut, particulièrement délurée dans une Amérique des années 20 où le fait d’être volage ne peut s’apparenter qu’à être une catin, la belle Louise n’en a pas moins un caractère bien trempé.

Alors que ses débuts dans le cinéma muet vont être fulgurants, elle finira par se mettre à dos tout Hollywood en refusant de jouer la version sonore de « Canary Murder », la condamnant à s’exiler en Europe. On apprendra que  Loulou, réalisé en 1929 par Georg Wilhelm Pabst, sera le rôle qui se rapprochera le plus de sa vie tumultueuse et amoureuse.

La scénariste Chantal Van den Heuvel narre avec délicatesse et sensibilité le parcours de cette jeune femme écorchée vive, qui aura inlassablement tenté durant sa vie d’en oublier les premières années. Construit tout en flashbacks, le récit est plutôt alerte et remarquablement mis en image par le dessinateur Joël Alessandra. Habitué des récits d’aventures et des carnets de voyages, Joël Alessandra nous fait admirer de nouvelles facettes de son talent, alternant de remarquables noir et blanc avec les couleurs chatoyantes dont il a le secret. Sa sublimation des femmes est toujours aussi omniprésente et ce pour le plus grand bonheur du lecteur. Enfin, on appréciera un découpage soigné, donnant tout le rythme à cette belle biographie.

A lire instamment, pour (re)découvir la vie de cette artiste.

LOUISE, LE VENIN DU SCORPION VAN DEN HEUVEL/ALESSANDRA Editions CASTERMAN 128 pages 22 €

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Coup de coeur Bernard LAUNOIS