Publié le 22 Mars 2017

Morocco jazz, toute bonne chose a une fin...

Il aura fallu l'arrivée d'un paquet chez Louise la vieille dame Parisienne pour raviver des souvenirs à jamais enfouis dans sa mémoire. Un come back saisissant soixante ans plus tôt va lui rappeler sa vie lorsqu'elle était chanteuse dans les cabarets de Casablanca. À cette époque, elle passait le plus clair de son temps avec ses deux amies Sybil et Camille à faire la fête, alors que les tensions entre les indépendantistes et le pouvoir Français s'intensifiaient. Attentats journaliers, descentes de police et exactions en tout genre faisaient rage sans entamer l'insouciance des donzelles jusqu'à...

Auteur complet, Julie Ricossé dresse sans complaisance un portrait plutôt grinçant de la relation de pouvoir et de l'hégémonie française sur un peuple marocain en quête d'indépendance, sur fond d'amitié et de complicité particulièrement indéfectibles entre les trois copines. 

Devant un dessin réaliste aquarellé du plus bel effet rappelant les ambiances de Jacques Ferrandez, on s'attardera sur les rues ensoleillées de la capitale marocaine, les couchers de soleil contrastant avec les geôles peuplées de jeunes gens pris dans une rafle attendant un interrogatoire musclé.

Ce roman graphique de plus d'une centaine de pages, agrémenté d'un riche cahier graphique, se lit d'une traite et au travers du parcours de Louise donne l'envie de (re)découvrir l'époque trouble où la France tentait encore de régner sur ses colonies.

MOROCCO JAZZ RICOSSE collection Hors Collection Éditions GLENAT 112 pages 19,50€

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Coup de coeur Bernard LAUNOIS

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Publié le 22 Mars 2017

Venez découvrir le plus grand événement dédié au livre en France avec cette 37ème édition

Livre Paris est assurément devenu l’un des 3 événements européens les plus importants pour les professionnels du monde de l’édition, recevant plus de 1000 journalistes avec plus de 150 000 visiteurs en 2016 et qui fera de cette manifestation, la plus grande librairie d’Europe sur 4 jours.

Au chiffre éloquent du nombre de visiteurs foulant les allées du pavillon 1, s’affiche ceux encore plus impressionnants de la venue de plus de 3000 auteurs en dédicaces invités sur les stands de 1200 exposants ajoutés à l’organisation de 800 événements, rencontres et débats dans un espace complètement repensé afin de le rendre plus accessible et convivial pour tous.

C’est année, le Maroc sera à l'honneur une délégation de 40 auteurs, reflets de la diversité et du dynamisme de la création littéraire contemporaine du Royaume : des auteurs reconnus internationalement, mais également de nouveaux talents, émergents et prometteurs

 

Signe des échanges croissants entre les deux pays en particulier sur le plan éditorial et littéraire, le Maroc est le premier pays africain et arabe à être mis à l’honneur à l'occasion de cette 37ème édition.

 

La bande dessinée n’est pas en reste, car bon nombre d’éditeurs sont présents d’ACTES SUD à URBAN COMICS, auxquels s’ajoutent un espace entièrement dédiée à la bande dessinée, la Scène BD, Manga & Comics qui offre un panorama de la richesse et de la diversité du « 9e art ». Scénaristes et dessinateurs seront à l’honneur, avec l’éclairage de philosophes, d’historiens et de spécialistes.

 

Plus d’infos sur https://www.livreparis.com

 

 

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 18 Mars 2017

21ème foire aux disques, bd et cinéma, l’incontournable chine de printemps !

Vingt et unième édition et pas une ride, la Foire aux disques, BD et cinéma de Limay, un événement bd, disques et depuis l’année dernière, cinéma qui a lieu chaque année et qui va encore ravir bon nombre d’aficionados.

La foire, qui attire chaque année plus de mille passionnés pour tenter de dénicher la parle rare, fera encore assurément salle comble avec 80 exposants mettant à la disposition du public plus de 300 mètres de bacs remplis de pièces de collection. Pour le cinéma, le public pourra trouver des dvd, affiches, photos, dossiers de presse, figurines sur l’univers du cinéma.

Comme il est fait depuis plusieurs années, Big Band Vexinée confie à Bulles de Mantes le soin d’organiser les séances de dédicaces avec des auteurs de BD. Pour cette édition, nous aurons le plaisir de recevoir Erik Arnoux (L’aviateur), Claire Bigard (Le Casque d’Agris), Alain Huré (les fables de La Fontaine) Philippe Guillaume (La Banque, Dantès), François Plisson (Les Korrigans d'Elidwenn), Luc Plisson (La sirène de la mer d’Iroise) et  Julie Ricossé (Morocco Jazz, sortie le 22 mars !).

Foire aux disques, BD et cinéma

Gymnase Guy Moquet, Rue Charles Tellier, 78520 Limay

25 et 26 mars 2017 ouvert de 10h à 18h, dédicaces de 11h00 à 17h30

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Bulles en villes

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Publié le 17 Mars 2017

Quand les gueules rouges rencontrent les gueules noires

Gervais est un garçon intelligent promis à un bel avenir car il a réussi son certificat d’études alors qu’il n’a pas encore treize ans. Seulement, Gervais est fils de mineur et la promesse d’un deuxième salaire qui rentrerait dans le modeste foyer de la famille Cottignies retient toute l’attention de son père.

C’est décidé, contre l’avis de l’instituteur, Gervais descendra à la mine comme son père ! Adieu, les rêves de devenir ingénieur et gravir l’échelle sociale, son quotidien maintenant consiste à ramasser le charbon dans les tréfonds de la terre et son existence devient presque aussi noire que le charbon qu’il recueille. Mais voilà que se profilent les représentations du cirque du vrai Buffalo Bill qui fait partie d’une tournée européenne. Les refus de son père de l’emmener au spectacle ne l’empêcheront pas de rejoindre Valenciennes et resquiller l’entrée pour pouvoir assister à la prestation. Quel bonheur de voir évoluer ce cowboy au milieu des Indiens !

Il finira par sympathiser avec deux d’entre eux, puis la fête vire au drame quand les dits Indiens sont accusés d’un meurtre sauvage alors qu’il était en leur compagnie. Que faire, planquer les Indiens jusqu’à ce que l’affaire se tasse, tenter de les disculper, mais aussi affronter les ires de son père alors qu’il a manqué à l’appel de la mine…?

Après le succès fort mérité de Love in Vain, le scénariste Jean-Michel Dupont nous livre là, sur près de 120 pages, un scénario plus intimiste sur la dure condition des ouvriers du début du XXème siècle et plus particulièrement des mineurs, et l’hégémonie de la bourgeoisie bien pensante qui ne pense qu’à faire du profit au risque de mettre en péril la vie des ouvriers. Jean-Michel Dupont dépeint également avec talent les conditions de vie des troupes itinérantes des Indiens, qui après avoir subi les invasions se retrouvent à faire des démonstrations au travers de toute l’Europe pour continuer à survivre. Mais le  tour de force de cette histoire aura sûrement été de faire rencontrer, au travers de ce récit, des gens de conditions tout aussi difficiles avec des univers de vie aux antipodes les uns des autres, et susciter à la fois de l’émotion devant les événements vécus, de l’angoisse et aussi des moments d’émerveillement devant les cavalcades de ces Indiens poursuivis par un tonitruant Buffalo Bill.

 

Au scénario réussi s’ajoute le travail du dessinateur Eddy Vaccaro qui a su donner un rythme au récit, avec un trait réaliste et dynamique rehaussé par de superbes aquarelles, alternant les couleurs tantôt chaudes, tantôt froides au gré de la fiction.

Gueules rouges, gueules noires, tous unis pour une condition meilleure et pour le plaisir du lecteur.

LES GUEULES ROUGES DUPONT/VACCARO collection 1000 Feuilles Editions GLENAT 116 pages, 20.50 €

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 13 Mars 2017

Les guerriers de Dieu, tome 1 : 1557, la chasse aux hérétiques

En 1557, en difficulté dans la guerre qu’il mène contre l’Espagne, le roi Henri II choisit de s’appuyer sur les forces catholiques. En même temps, il devient de plus en plus résolu à éradiquer les adeptes de Calvin, voyant dans l’émergence du protestantisme un risque d’affaiblissement de son autorité royale. Le chevalier Arnaud de Boissac, un gentilhomme sans histoire, suit par curiosité son ami imprimeur Pierre Favre dans une cérémonie protestante clandestine, mais la réunion est découverte et les réformés sont arrêtés : les ennuis commencent pour les deux hommes.

Voilà un scénario fort habilement construit, où les auteurs ont su restituer parfaitement un contexte historique compliqué pour servir d’écrin à un récit riche en action et en rebondissements. Aux intrigues politiques et religieuses étroitement imbriquées à l’échelle du pouvoir,  sont mêlées les péripéties du quotidien pour les adeptes de la nouvelle religion, convaincus de la légitimité de leur foi. Le scénariste Philippe Richelle évoque avec réalisme l’ambiance de diabolisation dont sont victimes les hérétiques, et la traque sans merci et tout empreinte de sauvagerie à laquelle ils sont continuellement livrés. Dans cette épopée tragique se succèdent à un rythme soutenu intrigues politiques et amoureuses, combats sanglants et coups de théâtre.

Joliment mis en couleurs par Dominique Osuch, le dessin de Pierre Wachs n’est pas en reste : son trait réaliste et fin restitue avec fidélité les décors de l’histoire, et on s’attache rapidement à ses personnages typés aux visages expressifs.

Il faut féliciter les deux auteurs pour leur contribution à faire connaitre ces funestes années, et pour avoir su évoquer avec tant de puissance une époque aussi tourmentée sans que l’on s’ennuie un seul instant, emportés avec les personnages dans le tourbillon de l’histoire.

 

Les Guerriers de Dieu T1 : 1557, la chasse aux hérétiques

Philippe Richelle et Pierre Wachs, éditions Glénat

56 pages, 14,50 €

Jérôme Boutelier

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 9 Mars 2017

KATANGA T1, une histoire à ne pas mettre en toutes les mains !

Dès l’indépendance du Congo promulguée en juin 1960, l’opulente province minière du Katanga décide de couper le cordon ombilical. Est-ce par désir de profiter seule des richesses de la terre, ou pour suivre les manœuvres politiques de l’Union Minière du Haut-Katanga, société belge qui soutient financièrement le nouveau président Moïse Tschombé ? Toujours est-il que cette sécession va mettre le feu aux poudres entre les deux nouvelles nations qui vont entrer dans une guerre fratricide des plus sanglantes. Le forcing de l’ONU pour entamer une médiation à l’aide des casques bleus sera-t-il suffisamment efficace alors que dans le même temps une armée de  mercenaires tente d’infiltrer les exploitations minières ? On rajoutera au tableau la disparition « fortuite » d’une valise remplie de diamants, qui va faire du jeune domestique Charlie le Congolais le plus recherché d’Afrique.

De l’action, de l’exotisme, des embrouilles politiques sur fond de gros sous, voilà tous les ingrédients pour faire une belle histoire : encore faut-il être à la hauteur et savoir créer la bonne recette ? C’est une nouvelle fois partie gagnée pour le scénariste Fabien Nury qui sert de nouveau un scénario prometteur, remarquablement bien construit, à son complice Sylvain Vallée avec qui il aura déjà réalisé assurément une des plus belles séries des derniers années, Il était une fois en France.

Le dessinateur Sylvain Vallée, particulièrement en verve, gratifie le lecteur de scènes animées formidablement bien rendues, dignes d’un bon film d’aventures. On ajoutera des personnages tout aussi atypiques les uns que les autres, que ce soit Félix Cantor le barbouze prêt à tout ou la pulpeuse et insidieuse Alicia, en passant par Armand l’homme de main du pouvoir minier, qui évoluent dans des décors souvent luxuriants et rehaussés par les couleurs chatoyantes de Jean Bastide.

Avec Diamants, voilà le premier opus d’un triptyque très prometteur que tout amateur d’action sur fond géopolitique ne devra rater.

KATANGA T1 NURY/VALLEE Editions DARGAUD 76 pages, 16.95 €

Bernard LAUNOIS

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Publié le 5 Mars 2017

ESPACE VITAL T1, peut-être un aller sans retour ?

Jeune quadra célibataire et sans profession, Garth Sneebs n’a pas une vie des plus palpitantes, mais ce matin à Miami voilà qu’il se réveille, plutôt nauséeux, dans une chambre qu’il ne connait pas. La première surprise passée, il s’habille et sort de sa chambre n° 360 pour découvrir son environnement. Des bruits issus de la cuisine l’attirent et il va faire connaissance avec cinq personnes attablées qu’il n’a jamais vues et, comble de tout, qui  ne savent pas également pourquoi elles sont là. Dans quel guêpier s’est-il fourré ? Quels rapports ont ces hôtes, quatre hommes et une seule femme et qui seraient nés entre 1957 et 1993, pour se trouver ensemble dans un manoir des plus lugubres ? Est-ce que les numéros de chambre attribués à chacun correspondraient à leurs âges ? Le mystère s’épaissit un peu plus encore quand ils vont s’apercevoir que chaque matin, ils trouvent une table approvisionnée pour pouvoir se restaurer… Sont-ils condamnés à rester enfermés dans cette bicoque, puisque le brouillard est tellement à couper au couteau qu’ils ne peuvent distinguer la propriété ? Pas de doute, il va se réveiller et réaliser que ce n’est qu’un mauvais cauchemar !

Hélas, la réalité dépasse souvent la fiction et le scénariste Laurent-Frédéric Bollée a décidé d’emmener le lecteur dans un scénario des plus démoniaques, avec un découpage diabolique où chaque fin de page amène son lot d’angoisse et de questionnements. Le premier opus de ce triptyque commence fort, dans un vase clos où évoluent des personnages tout aussi atypiques les uns que les autres et pour lesquels le lecteur va vite se demander jusqu’où cela va les mener.

Le trait acéré de Fabrice Meddour, remarquablement mis en couleurs par Stéphane Paitreau, est à la hauteur du scénario, et rajoute au récit déjà bien noir un climat des plus alarmants, peuplé de visages expressifs souvent marqués par la stupeur, voire l’effroi, dans un décor très angoissant.

Voilà un bon thriller à découvrir rapidement.     

 ESPACE VITAL BOLLEE/MEDDOUR Editions GLENAT 48 pages, 13.90 €

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 2 Mars 2017

Adriatica, retour vers un douloureux passé…

L’histoire débute en 1956 dans les docks de Londres avec la découverte d’un cadavre noyé et atrocement mutilé qui va assurément replonger l’inspecteur Conrad plus de dix ans en arrière. Voilà que cet homme, que Conrad avait croisé lors de la dernière guerre alors qu’il faisait partie des services spéciaux britanniques, n’est autre qu’un ancien partisan Yougoslave qui aurait laissé sa peau dans un guet-apens.

Seulement, cette apparition dans les flots de la Tamise va raviver chez l’inspecteur Conrad des souvenirs heureux et malheureux, notamment avec la belle Mila Moric qui lui avait fait une promesse s’ils se retrouvaient un jour à Venise… Que lui reste-t-il à faire devant la dépouille sanguinolente, classer l’affaire sans suite ou poursuivre l’enquête au risque peut-être d’y trouver des déconvenues ? Qui sait, la clé de l’énigme se trouverait peut-être sur la cité lacustre ?

L’auteur complet Lele Vianello transporte rapidement le lecteur dans une intrigue bien menée et bien rythmée, du fin fond de la Yougoslavie jusqu’aux faubourgs de Venise en passant par les docks londoniens.  

On retrouve avec grand plaisir le trait si caractéristique du talentueux Lele Vianello, digne héritier du grand Hugo Pratt duquel il aura été l’assistant pendant près de vingt cinq ans, et que le maître n’aurait assurément pas renié à la découverte de l’album. Avec son trait noir et son jeu d’ombres chinoises, l’auteur renforce le côté dramatique et mystérieux de cet opus.  

ADRIATICA VIANELLO Editions MOSQUITO 82 pages, 18,00 €


Bernard LAUNOIS

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Publié le 26 Février 2017

Contes asiatiques, un retour salutaire au cœur de la culture orientale

Du petit chien chasseur de trésors au couple de vieillards toujours prêts à donner leurs chemises au prodigieux carambolier, arbre aux fruits juteux et rabougris qui aura transformé la vie de ses propriétaires, les scénaristes Oliv’ et Eddy Simon (re)plongent le lecteur dans des contes issus de la culture asiatique. Ici, le fantastique côtoie le réalisme des vies de personnages qui ont plutôt connu la misère et qui, par leurs actions souvent teintées de bonté, ont vu leurs vies transformées. Ces historiettes souvent moralisatrices, au nombre de neuf, sont accessibles à tous lecteurs, petits et grands.

Quant aux dessins, ce sont près d’une douzaine de dessinateurs qui se sont prêtés avec talent à la réalisation des planches de chaque conte comportant six à huit pages. Souvent aquarellés, d’un dessin plutôt hyperréaliste, les contes prennent tour à tour vie et font assurément réfléchir le lecteur, voire lui donnent l’envie d’en connaître un peu plus sur ces histoires traditionnelles qui pour certaines, doivent encore aujourd’hui être lus aux enfants asiatiques.

On ajoutera, après chaque conte, des doubles pages documentaires très instructives réalisées par Michels Mabel, relatant les vies et coutumes des pays tels que le Japon, la Chine, le Tibet, le Vietnam, l’Inde ou encore le Népal.

On notera parallèlement dans la même collection prometteuse, l’édition d’un album consacré aux contes arabes qui devrait tout autant ravir les lecteurs de cet opus.

CONTES ASIATIQUES EN BANDES DESSINEES SIMON/COLLECTIF D’AUTEURS Editions PETIT A PETIT 96 pages, 14.90 €

Bernard LAUNOIS

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Publié le 19 Février 2017

Jockey, pas vraiment à cheval sur les principes !

Qui dit jockey dit courses de chevaux et…paris. Avec les années 30 et 40, les réunions hippiques à São Paulo sont légion, et ces manifestations qui génèrent de l’argent intéressent beaucoup de monde mais pas forcément que des gens de bonne famille. Mafia, meurtres, corruption, argent sale, mais aussi racisme, tout y passe.

 

De Mosca le jeune jockey noir qui tente de se faire un nom, au tragique destin de Matias, enfermé pour d’obscures dettes d’argent et qui finira par s’évader pour se venger et prouver son innocence, le scénariste brésilien Rafael Calça plonge rapidement le lecteur dans une histoire fantastique des plus sombres où s’entremêlent des destins incroyables.

 

Jockey, c’est aussi de belles romances entre des êtres déchirés qui essaient de survivre dans un monde implacable où les castes règnent en maître. Même si la fin semble inéluctable, le lecteur appréciera les actions à la gâchette facile et aux couteaux aiguisés qui servent à merveille ce récit à suspense.

 

Le dessinateur brésilien André Aguiar livre un dessin vif et taillé à la serpe que ne renierait pas Bézian, transportant le lecteur dans un univers des plus anxiogènes. On ajoutera des couleurs numériques plutôt froides collant parfaitement à la fiction.

 

Il faut noter le souci de détail de l’éditeur qui aura fait imprimer ce roman graphique dans le format des pulps, magazines souvent bon marché qui ont fait la joie des lecteurs américains des années 20, auxquels il fait référence dans la présentation de l’album.

 

A découvrir instamment.

 

JOCKEY CALCA/AGUIAR Editions EP 132 pages, 18,00 €

 

Bernard LAUNOIS

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