Publié le 26 Juillet 2017

INFINITY 8 T4 Guérilla symbolique, en route pour l’aventure intergalactique…

Avec Guérilla symbolique, la série INFINITY 8 s'enorgueillit d'un quatrième opus toujours placé sous la symbolique du chiffre 8, avec autant de missions que d'agents chargés de reboots temporels qui devraient sauver l'INFINITY 8.

Tout un programme et on peut dire que la tâche confiée par le Capitaine de l'Infinity à Patty Zimmer n'est pas des plus aisées. Alors après cinq ans de préparation elle était enfin prête à infiltrer la Guérilla symbolique, un groupuscule politique chéri des réseaux, voilà que l'on lui casse la baraque au risque de lui griller sa filature en lui collant une mission d'urgence. Et quelle mission, celle consistant à aller fouiller dans une nécropole intergalactique dont on n'arrive à déterminer les origines malgré trois reboots ! 

Plaçant des dialogues vifs et souvent drôles, voire caustiques, les scénaristes Lewis Trondheim et Kris ont su, avec une histoire apparemment loufoque, entraîner le lecteur dans un récit plutôt bien construit. De l'implacable agent Zimmer au fallacieux Ron Digger  en passant par Moosh l'agaçant blogger qui ne pense qu'à augmenter ses followers, c'est une galerie de personnages plus pittoresques les uns que les autres qui évoluent dans un univers hallucinogène.

Le dessinateur Martin TRYSTAM est parfaitement parvenu à retranscrire un univers des plus psychédéliques, avec un dessin rehaussé de couleurs flashy en parfaite adéquation avec le récit.

L’album peut se lire indépendamment des trois opus précédents, et sa lecture donnera au lecteur l’envie irrésistible de (re)plonger dans cette attachante aventure fantasmagorique.

INFINITY 8 T4 GUERILLA SYMBOLIQUE TRONDHEIM/KRIS/TRYSTAM Editions RUE DE SEVRES, 96 pages, 17,00 €

 

Bernard LAUNOIS

Voir les commentaires

Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Coup de coeur Bernard LAUNOIS

Repost 0

Publié le 16 Juillet 2017

La gare d'Austerlitz fête dignement les 50 ans d'aventures de Corto Maltese.

Quelle belle idée d'embellir les panneaux qui cachent les travaux de rénovation de la Gare d'Austerlitz avec une exposition consacrée au personnage emblématique d'Hugo Pratt.

Saluons l'excellente initiative de Gare & Connexions et les Editions Casterman de faire revivre sur ces 800 m2 d'exposition, cette incontournable série. D’ailleurs, installer une exposition pareille dans une gare pour cet extraordinaire globe-trotter qu’est Corto Maltese n’est-il pas là un clin d’œil extraordinaire ?

Quel choc lors de la découverte de la fresque ornant les murs de la gare côté Seine, épousant parfaitement les lieux suivie d'un dessin panoramique tout aussi monumental dans la salle des pas perdues (re)plonge le voyageur dans l’univers cosmopolite du marin.

 

De Corto Maltese, pirate sentimental à espion malgré lui, en passant par citoyen du monde, les Editions CASTERMAN (re)plongent les voyageurs dans l'univers mythique du célèbre marin qui, en près d'une quinzaine d'aventures et cinquante ans d'existence, aura marqué toute une génération de lecteurs, avides d'aventures, de scènes et dialogues souvent cocasses.

Enfin, à l'occasion de votre visite exposition qui sera visible du 29 juin au 31 octobre 2017, n'oubliez pas de prendre la pose sur le banc en compagnie de l'incontournable marin et...revenir avec un beau souvenir de cet agréable moment passé en sa compagnie. 

Heureusement, l'aventure n'est pas finie et c'est sous la plume de Juan Diaz Canales et le dessin de Ruben Pellejero que les lecteurs découvriront le 29 septembre la sortie du deuxième album Corto Maltese intitulé Equatoria.

Pour les impatients qui ne pourraient tenir jusqu’à fin septembre, cette histoire inédite est prépubliée en exclusivité dans Le Figaro Magazine à partir du 7 juillet, et ce, pendant tout l'été.

Gare d’Austerlitz Paris, exposition du 29 juin au 31 octobre 2017.

Bernard LAUNOIS

Voir les commentaires

Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Bulles en villes

Repost 0

Publié le 8 Juillet 2017

AMBER BLAKE, la redresseuse de torts bien attachante !

Délaissée à 5 ans, Amber Blake fait connaissance avec les orphelinats qui appartiennent au

programme CLEVELAND, réputé pour faire des défavorisés l'élite de la nation. Ce réseau d'écoles, né de l'imagination d'un magnat indien philanthrope, va permettre à la jeune Amber d'acquérir des connaissances qui favoriseront assurément son insertion dans la vie active. Hélas, ce parcours linéaire et bien lisse va  bientôt être perturbé par les exactions du directeur de l'école londonienne qui passe son temps à abuser de ses élèves jusqu'au... meurtre de la meilleure amie d’Amber. Que faire, dénoncer le pervers au risque d'être désavouée, ou fuir ? Elle trouvera son refuge dans l'ARGON, une organisation secrète spécialisée dans la lutte contre les crimes comme la pédophilie et la prostitution et plus généralement dans la défense de l'être humain. Intelligente, sportive, déterminée dans ses combats, la jeune et belle Amber possède tous les atouts pour faire la justicière, et elle ne va pas s'en priver !

Rompue à tous les codes de la bande dessinée, la scénariste Jade Lagardère entraîne le lecteur dans une aventure des plus trépidantes. Le scénario est plutôt fluide, et à la manière d'un Largo Winch féminin le lecteur va vite se prendre au jeu de cette jeune femme qui paraît à la fois si fragile, et tellement forte quand il s'agit de mener à bien ses missions de « nettoyage ».

Avec un trait comics très dynamique,  le dessinateur Jackson Butch Guice colle parfaitement au récit, alternant des scènes d’action fort bien rythmées avec des moments plus sereins pour mieux apprécier la tempête.

Une mention spéciale pour les couleurs numériques réalisées par Dan Brown, qui renforcent particulièrement les encrages et donnent de la profondeur au dessin.

Beau démarrage sur les chapeaux de roue avec ce premier album prometteur qui laisse augurer d’une belle série.

AMBER BLAKE T1 LA FILLE DE MERTON CASTLE LAGARDERE/GUICE Collection Grafica Editions GLENAT 48 pages, 13.90 €

Bernard LAUNOIS

Voir les commentaires

Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Coup de coeur Bernard LAUNOIS

Repost 0

Publié le 5 Juillet 2017

Street Fighting Cat, chat va chauffer !

Hige n'est pas un chat bien né, avec plutôt un pédigrée de chat de gouttière, version mal famée. Seulement, sa triste condition ne le satisfait point et il va tout faire pour s'en sortir, quitte à se battre avec tous les Raminagrobis de la planète.

Et pourquoi ne pas intégrer un gang ? Ce n'est hélas pas une solution de facilité car pour être accepté dans un groupe, il faut faire ses preuves. Hors Hige n'est pas l'exemple type du courageux et il ne va tarder à se trouver confronté à un choix cornélien : fuir l'ennemi ou défendre son compagnon de route.

Le chat est un félin, prédateur certes domestiqué par les humains mais qui reprend vite ses instincts lorsqu'il part chasser la nuit, quand tous ses congénères sont gris. Avec des dialogues aussi rugueux que les coups de griffe assénés tout au long de la série, le scénariste SP emmène le lecteur dans un univers des plus étranges où la loi du plus fort reste toujours d'actualité. Les dessins de Nakatera sont alertes avec des bouilles de chat plutôt sympathiques... en apparence car ils sortent les griffes et les crocs, et il ne fait pas bon tomber dans leurs pattes.

On regrettera des ambiances de nuit un peu trop prononcées qui auraient tendance à nuire quelque peu à la lisibilité de l'album. Néanmoins, le lecteur devrait y trouver son compte et réaliser rapidement que le matou qu’il a l’habitude de voir se prélasser devant la cheminée se transforme en Mr. Hyde une fois la nuit apparue, et pour son plus grand plaisir.

STREET FIGHTING CAT tomes 1 & 2 SP/NAKATEMA Editions DOKI DOKI 192 pages, 7.50€ (série en 4 volumes)

Bernard LAUNOIS

Voir les commentaires

Rédigé par Bulles de Mantes

Repost 0

Publié le 3 Juillet 2017

Edelweiss, la fleur de l'espoir à préserver

Olympe, fille de politicien, ne rêve que de reproduire l'exploit d'Henriette d'Angeville son

aïeule, celui de conquérir le Mont Blanc. Seulement voilà, la période de la deuxième guerre mondiale alors qu'elle habite Paris n'est guère des plus favorables pour réaliser cet exploit. Il faudra la rencontre d'Edmond, jeune ouvrier chez Renault qui s'est très vite entiché de la jeune fille, pour que peut-être le rêve se réalise. Edmond souffre particulièrement de sa condition ouvrière et ne se sent pas à la hauteur de la famille bourgeoise d’Olympe. Malgré

tout il s’avère tenace, et serait prêt à tout sacrifier pour le bonheur de sa dulcinée et qu’enfin cette montagne mythique soit conquise. Seulement, pour que les rêves deviennent réalité, il y a souvent un pas difficile à franchir.

Le scénariste Cédric Mayen transporte avec talent le lecteur dans le tourbillon de la vie de ce jeune couple amoureux confronté aux aléas de la vie. Une vie semée d'embûches qui va assurément renforcer leur amour, voire le transcender. Les dialogues alertes et le découpage plutôt bien ficelé sont remarquablement mis en image par la talentueuse dessinatrice Lucy Mazel qui avait déjà montré tout son art dans l'album Communardes ! - Les éléphants rouges (Editions Glénat). On appréciera autant les couleurs chatoyantes de sa période parisienne que les pastels des paysages de montagne où évoluent de belles personnes.

C’est frais, attendrissant, parfois mélancolique mais tellement attachant. Voilà une belle histoire émouvante qui ne devrait pas laisser le lecteur indifférent.

À lire instamment !

EDELWEISS MAYEN/MAZEL Hors Collection Editions GLENAT 96 pages, 17,50 €

Bernard LAUNOIS

Voir les commentaires

Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Coup de coeur Bernard LAUNOIS

Repost 0