Publié le 21 Octobre 2020

Pirouette & Nymphéas

Les Passiflore au pays de Monet.

Onésime Passiflore ayant fabriqué un petit pont japonais pour son ami Célestin Blanche et son épouse artiste-peintre, toute la famille Passiflore s’en va leur livrer l’ouvrage. Les cinq petits lapins sont tout heureux de jouer avec les enfants du couple Blanche, deux lapereaux bien décidés, et s'entendent avec eux pour construire une cabane sur l’étang aux nymphéas de leurs hôtes. Mais leurs nouveaux compagnons de jeu ont de drôles de règles : on ne joue pas avec les filles. Délaissée par ses frères, la débrouillarde Pirouette saura-t-elle se trouver des amies, et ne va-t-elle pas manquer aux garçons ?

L’adorable petite famille de lapins dessinée par Loïc Jouannigot enchante depuis plus de trente ans un large public de bambins, mais les parents sont tout autant conquis que leurs enfants par la merveilleuse poésie qui se dégage de leurs histoires. Pour le nouvel album

illustré des Passiflore paraissant aux éditions Daniel Maghen, Loïc Jouannigot, maintenant auteur aussi des textes, reprend avec bonheur la recette qui a fait le succès de la série. L’univers tendre et malicieux de la petite famille fleure à chaque page un doux parfum de bien-être : qu’il fait bon de se laisser emporter dans le monde délicieux des Passiflore et de se réfugier dans son douillet cocon !

Chacun trouvera son compte avec ravissement. Bercés par une jolie histoire avec une morale gentillette, les petits lecteurs seront charmés par un univers gai et familier, et captivés par les nombreux détails qui pullulent à leur hauteur, s’amusant à découvrir abeilles ou libellules, et souriceaux vaquant à leurs activités ludiques ou ménagères. Quant aux adultes, ils pourront s’extasier devant les aquarelles subtiles et délicates de Loïc Jouannigot et se régaler des évocations et des clins d’œil au grand maitre de l’impressionnisme : l’univers de Monet nourrit chaque instant, habillant la maison et sa décoration, parant le jardin et ses couleurs, inspirant les paysages et les personnages.

Pirouette & Nymphéas offre sa douceur à l’approche des fêtes en ces temps un peu moroses et angoissants, et se révèle un album immanquable à mettre entre toutes les mains.

 

Pirouette & Nymphéas

Textes et dessins de Loïc Jouannigot

Editions Daniel Maghen, collection jeunesse, octobre 2020

Album illustré, 24 pages couleur, 13,00 €

 

Illustrations : Jouannigot © Daniel Maghen 2020

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Rédigé par Jérôme Boutelier

Publié dans #Chronique de Jérôme BOUTELIER

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Publié le 20 Octobre 2020

Bulles de Mantes présente du 16 octobre au 12 novembre à la médiathèque de Limay une exposition du dessinateur Juan-Maria Cordoba.

L’exposition met en évidence tout le talent du dessinateur avec de magnifiques planches encrées remplies de vie où s’exprime pleinement la verve comique qu’on lui connait, révélant ses influences.

Une vingtaine de planches ont été sélectionnées, axées principalement sur le nouvel album dessiné par Juan-Maria Cordoba et qui parait ce mois-ci aux éditions Varou : Les Vikings (tome 1 : Bienvenue en Neustrie, scénario de Céka). Rien d’étonnant à ce que le dessinateur d’origine espagnole se soit attaqué aux Vikings, lui qui, marchant sur les traces de ces farouches guerriers venus du Nord, a fait comme eux de la Normandie sa terre d’adoption.

Cette très belle exposition est visible aux horaires d’ouverture de la médiathèque, le mardi de 14h à 18h, le mercredi et le vendredi de 10h à 12h30 et 14h à 18h, et le samedi de 10h à 12h30 et 14h à 17h.

Juan-Maria Cordoba animera aussi deux ateliers à la médiathèque les 21 et 28 octobre.

 

Médiathèque de Limay, 8 Avenue du Président Wilson, 78520 Limay.

Entrée libre.

 

Illustration : Céka et Cordoba © Varou, 2020 

Photos © Bulles de Mantes  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Jérôme Boutelier

Publié dans #Bulles en villes

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Publié le 17 Octobre 2020

La Bête T1, un vibrant hommage au Marsupilami !

C’est une véritable hécatombe chez les animaux exotiques victimes d’un voyage funeste dans un vieux cargo qui aurait mérité la casse depuis longtemps ! Seules quelques bestioles ont résisté à l’absence d’eau et de nourriture pendant près de trois semaines, dont un drôle d’animal sauvage non identifiable, ressemblant plutôt à un singe doté d’une queue interminable et que les Indiens Chahutas ont eu toutes les peines du monde à capturer.

La fameuse bête ne va pas tarder à s’échapper et errer dans les faubourgs de Bruxelles où il est approché par François, lequel a transformé sa maison en refuge pour toute une ménagerie, au grand dam de sa mère.

Il fallait s’y attendre, son retour au bercail avec l’animal ne recueille pas vraiment l’assentiment de sa génitrice. Que faire de la bestiole qui a tendance à montrer les crocs ? François n’en démord pas, il veut l’adopter et s’en faire un compagnon. Son amour pour la faune n’a pas de limite: peut-être révèle-t-il un certain manque d’affection, car il n’a pas connu son papa et l’amour que lui porte sa mère n’est pas suffisant ?

Le scénariste Zidrou fait partie de ceux qui ont le don de trouver et de raconter de superbes histoires, pleines d’émotion, de tendresse mais aussi de suspense. Bref, il conjugue tous les ingrédients pour accrocher le lecteur et lui faire regretter de devoir attendre encore quelques mois pour connaitre la fin de ce diptyque de 300 pages.

Seulement, un excellent scénario ne suffit pas pour faire une bonne bande dessinée, il faut également un dessin qui soit à la hauteur : et là apparait le grand art de Frank Pé, assurément un des plus grands dessinateurs de sa génération, un passionné d’animaux qui excelle dans sa manière de les croquer. Il nous gratifie de superbes décors où évoluent des personnages, tant humain qu’animal, rehaussés par de superbes couleurs.

Assurément, La Bête fera date comme une des grandes réussites de ces dernières années !

La Bête 1/2 Zidrou/Frank Pé Editions DUPUIS 156 pages, 24,95€

Bernard Launois

 

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Coup de coeur Bernard LAUNOIS

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Publié le 13 Octobre 2020

Le Printemps suivant T1, un retour attendu et réussi !

Il aura fallu sept ans pour que l’auteure Margaux Motin nous gratifie d’un nouvel opus, et quel album ! En fait, voilà que son autofiction redémarre avec de nouvelles pages, tout aussi drôles, sensibles, comme si le temps n’avait prise sur cette famille bobo recomposée qui a décidé de lâcher la capitale pour le Pays Basque. Terminée la grisaille parisienne avec son lot de contraintes diverses et variées, voici la vie sous des auspices de campagne, avec d’autres contraintes mais toujours des chamailleries de couple, des crises de jalousie et autres fous rires.

Les méthodes de travail ont également changé. Finis les découpages format blog qu’utilisait Margaux Motin depuis qu’elle s’est fait un nom dans la bande dessinée. Place à une présentation plus traditionnelle avec des saynètes sur plusieurs pages, permettant de mieux développer sans perdre de la dynamique à laquelle nous avaient habitués les planches publiées sur les réseaux sociaux avant de paraître sous format de livre et ce, pour le plus grand bonheur des amateurs.

De l’installation dans la nouvelle demeure aux travaux de jardin… sous la pluie, en passant par irrésistible leçon de paddle, l’autodérision est de mise mais pas que: Pacco, son compagnon et leurs deux enfants ne sont guère épargnés. A partir de situations cocasses que l’on pourrait souvent s’approprier dans nos vies quotidiennes, Margaux Motin a le chic de capter l’instant et le retranscrire pour le tourner en dérision.

Enfin, on apportera une mention spéciale pour les doubles-pages avec les pour et les contre d’une vie à deux, ce que Margaux aime ou n’aime pas dans le couple ou encore ses pires cauchemars.

Voilà un album qui se sera fait attendre mais pour la bonne cause.

LE PRINTEMPS SUIVANT T1 Vent lointain Margaux MOTIN Editions CASTERMAN 144 pages, 20,00 €

Bernard Launois

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Coup de coeur Bernard LAUNOIS

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Publié le 11 Octobre 2020

Sa Majesté des ours, une saga animalière des plus singulières

Von Noord le roi des ours règne sur ses sujets et sur ses terres de Valencyre en pleine harmonie, loin des humains qu’il redoute et apparemment à l’abri des hostilités. Hélas, la découverte d’Ifrit, un jeune humain à moitié mort, dans la gueule d’un cétacé échoué sur une des grèves du royaume, va changer la donne. L’arrivée de ce jeune homme, qui prétend revenir du royaume des morts, n’est-il pas le signe annonciateur d’une prédiction de mauvais augure qui précèderait le déclin du monde animal ? La cause est grave et la réponse ne se fait pas attendre. Le roi diligente aussitôt une équipe de vaillants soldats, avec à leur tête son fils Kodiak, pour prendre la mer afin de parlementer avec les oiseaux en vue d’élaborer une stratégie de défense. Que diable vont-ils faire dans cette galère, arriveront-ils à bon port, comment seront-ils accueillis auprès du peuple du ciel ? Les questions se bousculent et une partie des réponses sont livrées dans ce premier opus, fort prometteur.

Sur une idée originale d’Olivier Vatine qui en aura bâti le storyboard, le scénariste Dobbs immerge le lecteur dans un univers fantasmagorique des plus aventureux où s’initie une course contre la mort.  Les dialogues sont aussi alertes que l’est le récit et lecteur va suivre avec intérêt les aventures de ces ambassadeurs du monde animal, accompagnés du jeune humain.

Après l’excellent Nymphéas noirs, le dessinateur Didier Cassegrain fait découvrir au lecteur une autre facette de son talent. Les animaux, plus vrais que nature, évoluent dans un décor fantastique qui met le scénario remarquablement en valeur.

SA MAJESTE DES OURS T1 Les colonnes de Garuda Olivier VATINE/DOBBS/Didier CASSEGRAIN 56 pages, 14,50 €

Bernard Launois

 

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 9 Octobre 2020

Que de la gueule ou la chronique d’un jeune banlieusard en quête d’identité

Rahim est un ado qui vit dans une banlieue chaude avec Bibi sa mère alors qu’il est en quête d’un père qu’il n’a pas connu et dont personne ne veut lui dire ce qu’il est devenu.

Rahim traîne beaucoup et n’a qu’une idée en tête, celle de pouvoir intégrer la bande de petites frappes qui squatte au bas des immeubles et qui le fait tant rêver. Mais personne ne l’attend et s’il veut pouvoir intégrer le petit groupe il doit, soit les impressionner, soit leur servir à quelque chose, n’importe quoi du moment qu’on l’estime et qu’enfin on le reconnaisse. Seulement il y a Era, un petit voyou qui a le don de se faire bien voir auprès de Wood, le boss, et qui lui vole continuellement la vedette. Rahim n’a alors plus qu’une idée en tête, rabaisser ce fiérot d’Era, quitte à l’humilier. Une indiscrétion de sa mère sur la jeunesse d’Era va peut-être lui permettre enfin de briller aux dépens de celui-ci…

Jeux de dupes, tentatives d’intimidation, flambage auprès des filles, Rahim ne tarde pas à rentrer dans un cercle infernal duquel Dieu seul sait comment il va se sortir. Le scénariste Sztybor tisse petit à petit une toile dans laquelle le personnage principal ne va pas tarder à s’emberlificoter, et ménage le suspense jusqu’à la fin de l’album. Grâce à des dialogues fleuris et un beau sens de la narration, le lecteur va rapidement rentrer dans l’action et ne plus lâcher jusqu’à la dernière page. Le dessin semi-réaliste d’Akeussel, qui fait penser par certains côtés à celui de Brüno, est rehaussé par des couleurs flashy qui égaient une histoire plutôt noire.

A découvrir instamment.

QUE DE LA GUEULE SZTYBOR/AKEUSSEL Editions SARBACANE 124 pages, 18,50€

Bernard Launois

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 6 Octobre 2020

L’Oxalis et l’or… En avant vers l’aventure de l’Ouest !

La rumeur de la ruée vers l’or en Californie s’est répandue comme une trainée de poudre jusqu’en Irlande où la Grande Famine fait rage. Nous sommes en 1849, Amelia la maitresse et son serviteur Conor ont perdu le peu qu’il leur restait et commencé à errer dans une Irlande où il ne fait plus bon vivre. Alors, décider de franchir l’Atlantique pour toucher leur part du gâteau ne tarde pas à les tarauder, et c’est seulement après avoir réussi, grâce à l’aide d’un inconnu, à réunir la somme exorbitante qu’ils embarquent sur un rafiot, entassés comme du bétail et remplis d’espoirs. Ballotés au gré des vagues pendant six longues semaines, leur temps partagé entre une cale nauséabonde remplie de lits crasseux et le pont battu par tous les vents, ils voient enfin l’Amérique bientôt s’offrir à eux !

Seulement, on ne les attend pas ou plutôt si, pour les plumer du peu d’argent qu’ils ont pu mettre de côté après l’achat de la traversée. Comment nos deux jeunes personnages vont-ils se sortir des bas-fonds de New-York où ils ont atterri ? Arriveront-ils à rejoindre cette côte Ouest qui les fait tant rêver ?

Narrer cette formidable et difficile transhumance des migrants irlandais au milieu du XIXe par le prisme d’un jeune auteur japonais en la personne d’Eiichi Kitano s’avère très intéressant. Avec le souci de coller du mieux possible à l’histoire avec un grand H, l’auteur entraîne le lecteur dans une aventure romanesque dans laquelle deux jeunes êtres, pleins de fougue et d’espoir d’une vie meilleure, se lancent dans l’aventure sans songer un seul instant que la route est longue et semée d’embûches. On appréciera les dialogues souvent drôles malgré un univers des plus pesants, avec un dessin réaliste et des décors plutôt fouillés.

Voici un premier album d’une série plutôt prometteuse dont on a hâte de connaitre le dénouement.

L’OXALIS ET L’OR Eiichi Kitano collection Seinen Editions Glénat 192 pages, 7,60 €

Bernard Launois

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 6 Octobre 2020

Appellation GOTLIB contrôlée,  un des grands crus classés de Fluide Glacial à consommer sans modération !

Qui ne connaît pas encore le  plus grand dessinateur d’humour de la fin du 20e siècle, en la personne de Marcel Gottlieb, dit « Gotlib », le dessinateur, entre autres, des fameux « Dingodossiers » avec le non moins célèbre scénariste René Goscinny, ne pourra que se jeter éperdument sur cet excellent recueil. Les années 70 voient fleurir les histoires désopilantes de ce trublion de génie de la bande dessinée, créateur de Fluide Glacial, et considéré par ses pairs comme le maître de l’humour.

Dans ce dernier volume de la série des Grands crus classés, les éditions Fluide Glacial ont réuni, avec le concours d’auteurs tels qu’Alain Chabat, Goossens, Zep… un florilège d’histoires de la période où tous ces gags paraissaient dans la revue Fluide Glacial et ce, pour le plus grand plaisir des aficionados. On notera que les saynètes, tout aussi désopilantes les unes que les autres, n’ont guère vieilli montrant une fois encore combien Gotlib aura marqué son époque et inspiré bon nombre de dessinateurs actuels.

Le lecteur appréciera le caractère impertinent, voire fripon d’histoires à ne pas mettre assurément entre toutes les mains. Plonger dans cette ambiance aura au moins le mérite de faire fonctionner vos muscles zygomatiques et rien que pour ça, c’est rien que du plaisir !

LES GRANDS CRUS CLASSES DE FLUIDE GLACIAL appellation GOTLIB contrôlée GOTLIB/Collectif Editions FLUIDE GLACIAL 96 pages, 19,90 €

Bernard Launois

 

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 3 Octobre 2020

Sœurs d’Ys, une histoire de famille bien singulière !

Adapter, revisiter une fable ou une légende reste un exercice difficile dont le scénariste Matthew Tobin Anderson va s’affranchir avec talent et ce, dès les premières pages de cette légende celtique, en ménageant le suspense tout du long du récit alors que beaucoup de lecteurs en connaissent la funeste fin.

Après que dame Malgven a épousé le roi Gradlon, elle lui a donné deux filles, Rozenn l’ainée et Dahut la cadette, sans cesser d’avoir recours à la magie pour dresser des murailles afin de protéger la ville d’Ys. Seulement, le roi devient de plus en plus gourmand et la reine magicienne s’étiole à chaque fois qu’elle réalise un prodige pour faire plaisir à son roi. La dernière réalisation achevée, elle ne tarde pas à laisser un mari éploré et deux orphelines au caractère diamétralement opposé qui prennent rapidement de la distance. Entre Rozenn qui s’est retranchée dans les Landes, à vivre en pleine harmonie avec la nature et Dahut qui ne pense qu’à multiplier les conquêtes, leur père inconsolable sombre dans la débauche, jusqu’au  jour où les deux sœurs finissent par se disputer pour un prétendant de Rozenn chipé par Dahut. Alors qu’elles sont séparées définitivement, la magie opérée par leur mère ne va pas tarder à disparaître. Ce brusque changement ne risque-t-il-il pas alors de voir s’engloutir la cité si les immenses digues venaient à se rompre ? Les monstres marins, contenus à l’écart de la cité d’Ys depuis les exploits de la reine Malgven, ne vont-ils pas reprendre de la vigueur et retrouver leur suprématie ? La célèbre cité finira-t-elle par être engloutie par les mers ?

Après avoir enchanté ses jeunes lecteurs avec A Sam & Friends Family puis Cat’s cradle, la jeune dessinatrice et illustratrice d’origine canadienne Joséphine Rioux s’approprie de fort belle manière ce beau récit en 200 pages qui se lisent d’une traite. Grâce à un joli dessin semi-réaliste, qui par certains traits pourrait être l’œuvre d’une mangaka, le lecteur va être rapidement immergé dans cette atmosphère celtique.

Une belle découverte à mettre entre toutes les mains.

SŒURS D’YS La malédiction du royaume englouti Matthew Tobin Anderson/Jo Riou Editions Rue de Sèvres 218 pages, 20,00 €

Bernard Launois

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Rédigé par Bulles de Mantes

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