Publié le 18 Octobre 2021

Une fresque Astérix à Mantes-la-Jolie

Récit d’une aventure…

Entre Bulles de Mantes et le génial dessinateur d’Astérix, Albert Uderzo, c’est une longue histoire d’amour en plusieurs chapitres :

- En 2005 l’association Bulles de Mantes, dès sa création, propose au maire Michel Vialay de baptiser la future école primaire des bords de Seine du nom d’École Albert Uderzo. Suggestion adoptée à l’unanimité par le conseil municipal, qui charge Bulles de Mantes de faire la liaison avec Albert Uderzo et de l’inviter à l’inauguration en décembre 2006.

- En 2011, la mairie de Mantes-la-Jolie sollicite les services de l’association Bulles de Mantes pour porter un projet de plaques signalétiques sur les portes de salles de classe avec les différents personnages créés par Uderzo, lequel viendra une nouvelle fois à leur inauguration en décembre 2011. lien

- En 2018, construction de l’École maternelle Albert Uderzo, contigüe à l’école élémentaire.

- En 2021 l’association Bulles de Mantes, souhaitant rendre hommage au célèbre dessinateur décédé l’année précédente et inhumé dans la plus grande discrétion, propose au maire Raphaël Cognet de faire réaliser une fresque à proximité immédiate de l’école. La Ville s’empare avec enthousiasme du projet et charge Bulles de Mantes d’assurer la liaison avec les ayant-droits, la famille du dessinateur et la maison d’édition, et d’effectuer le suivi artistique de la réalisation de la fresque.

Le choix de l’emplacement se porte sur deux murs de la crèche L’Ile aux enfants, situés boulevard des Cygnes au coin de l’École Albert Uderzo.

 

La fresque a été réalisée par la société Art Fresque, spécialisée dans les décors muraux, soigneusement choisie pour son expérience et sa compétence artistique, et pour sa proposition que se démarquait des autres par une mise en scène du dessin particulièrement intéressante.

Après que la mairie a procédé à toutes les nombreuses étapes administratives, financières et logistiques du projet, la réalisation de la fresque a pu commencer avec ses différentes phases techniques :

-  les dessins sont choisis et fournis avec les droits de reproduction par la famille d’Albert Uderzo, Ada et Sylvie Uderzo, dans l’idée de faire lien avec l’école. Ils sont tirés de l'album Astérix et la Rentrée Gauloise, paru aux Editions Albert René, et montrent Obélix renvoyé sur les bancs de l’école.
 

 

 

 

Astérix®-Obélix®-Idéfix® / ©2003 Les Éditions Albert René / Goscinny - Uderzo

 

 

-  les services techniques de la Ville collaborent en amont au projet et effectuent une rénovation et préparation des murs pour offrir un support de qualité.

dans son atelier, Art Fresque dessine et peint sur toile les panneaux des deux murs: un long travail artistique réalisé par deux de ses collaborateurs, Patrick Guidot, artiste-peintre passé aussi par une école de bande dessinée, et Emmanuelle Tauss-Keita, spécialiste de trompe-l’œil et de fresques d‘extérieur.

-  l’étape suivante, réalisée en deux jours par quatre artistes, est le collage des toiles, dont la plus grande est découpée en deux morceaux distincts, sur les murs : marquage des emplacements, pré-encollage des murs, positionnement des toiles, encollage des toiles, raccords, peinture des copyrights.

-  après séchage, deux des artistes reviennent encore pendant deux jours pour la réalisation du décor autour des toiles, un décor de briques blanches dans le même esprit que les briques rouges du bâtiment qui font écrin autour de la fresque : protection des dessins sur toile, peinture d’un fond gris couleur ciment pour représenter celle des joints, séchage, traçage et positionnement de bandelettes de scotch à l’emplacement des joints, peinture blanche sur l’ensemble du décor pour les briques, enlèvement des bandelettes de scotch pour faire apparaitre les joints gris, peinture des ombres sur chaque brique pour souligner le relief, enlèvement des protections des toiles, peinture de la bordure des deux toiles.

De nombreux passants admiraient le travail en cours et questionnaient les artistes. Les enfants s’en inspiraient aussi !

Toutes les étapes, suivies par Bulles de Mantes, ont été validées au fur et à mesure par Ada et Sylvie Uderzo, l’épouse et la fille de l’illustre dessinateur.

Le résultat de l’œuvre d’Art Fresque est somptueux.

Il ne reste plus qu’à attendre la conclusion du projet : la future inauguration, organisée par la Ville avec la présence de la famille d’Albert Uderzo et de Bulles de Mantes, un événement dont la date sera bientôt fixée.

Cela nous laisse quelques jours pour réviser: quelle est la date de la bataille de Gergovie ?

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Jérôme Boutelier

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Bulles en villes

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Publié le 18 Octobre 2021

QUAI DES BULLES 2021, les 29, 30 octobre et … 1er novembre, un ballon d'oxygène !

1, 2, 3 et 4 jours de festival Quai des Bulles, de quoi saliver après une année de disette, et pour fêter dignement les quarante ans de ce festival qui peut se targuer d’être la plus grande manifestation bd après Angoulême.

Alors que les festivités ne vont guère tarder à commencer, c’est le moment de faire un focus sur des événements qui ont retenu toute mon attention parmi le programme toujours aussi alléchant concocté par l’association Quai des Bulles et accessible sur le site du festival. Difficile encore cette année de faire une sélection des animations les plus marquantes tellement le programme est riche malgré les conditions difficiles rencontrées par les organisateurs eu égard à la crise sanitaire.

Des expositions nombreuses et variées aux séances de dédicaces avec la présence sur site de près de 500 auteurs, aux projections et autres animations en ville, Quai des bulles met encore les petits plats dans les grands.

Pas moins de 14 expositions sont prévues cette année 2021 avec notamment celles de :

  • Arnaud Poitevin au dessin et Régis Hautière au scénario avec leur série Les spectaculaires (Pole culturel La Grande Passerelle, 4ème lieu).
  • Frédéric Pillot, un auteur-illustrateur jeunesse parmi les plus doués et les plus appréciés de sa génération, l’expo mettant notamment l’accent sur l’album Balbuzar. (Palais du Grand Large, Salle Grand Large)
  • Patrick Prugne, un remarquable aquarelliste qui met tout son talent au service d’aventures que le festivalier aura grand plaisir à (re)découvrir.
  • Rues en bulles, une belle initiative consistant à parcourir la ville à la rencontre du patrimoine de Saint Malo au travers d’un parcours artistique, ludique et interactif.

 

Mais le festival Quai des Bulles, c’est aussi de l’image projetée avec entre autres la présentation de Hors norme, un film sur les adolescents autistes (Palais du Grand Large, Auditorium Chateaubriand) ou encore le dessin animé Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary (Pole Culturel La Grande Passerelle, Salle Vauban).

Quai des bulles c’est aussi des prix, et ceux organisés en partenariat avec Ouest France sont toujours de très belle tenue. Ainsi, la sélection 2021 n’est pas en reste avec 5 albums nominés qui sont respectivement : Kent State, de Derf Backderf (éditions Cà-et-là) Jours de sable d’Aimée De Jongh (éditions Dargaud), Les amants d’Hérouville de Yann Le Quellec et Romain Ronzeau, (éditions Delcourt), Ballade pour Sophie de Felipe Melo et Juan Cavia, (éditions Paquet) et Le spectateur de Théo Grosjean (éditions Soleil).

 

Enfin revenons sur la superbe idée de l’association Quai des Bulles consistant à organiser son troisième concours de vitrines sur le thème de la bande dessinée, ouvert à tous les commerçants de Saint-Malo, renforçant les liens entre le festival et l’intra-muros.

Comme évoqué précédemment, les conditions sanitaires restant préoccupantes, des mesures seront exigées à partir de 12 ans, telles que la présentation d’un passe sanitaire valide qui vous sera demandé à l’entrée du festival, ainsi que le port du masque qui sera obligatoire dans tous les lieux du festival.

 

Alors, prêt à aborder cette 40ème édition qui s’annonce des plus rugissantes ? Avec un tel programme, ce serait vraiment dommage de ne pas se rendre dans la cité malouine.

Bon festival !

Bernard Launois

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #divers

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Publié le 18 Octobre 2021

QUAI DES BULLES 2021, les 29, 30 octobre et … 1er novembre, un ballon d'oxygène !

1, 2, 3 et 4 jours de festival Quai des Bulles, de quoi saliver après une année de disette, et pour fêter dignement les quarante ans de ce festival qui peut se targuer d’être la plus grande manifestation bd après Angoulême.

Alors que les festivités ne vont guère tarder à commencer, c’est le moment de faire un focus sur des événements qui ont retenu toute mon attention parmi le programme toujours aussi alléchant concocté par l’association Quai des Bulles et accessible sur le site du festival. Difficile encore cette année de faire une sélection des animations les plus marquantes tellement le programme est riche malgré les conditions difficiles rencontrées par les organisateurs eu égard à la crise sanitaire.

Des expositions nombreuses et variées aux séances de dédicaces avec la présence sur site de près de 500 auteurs, aux projections et autres animations en ville, Quai des bulles met encore les petits plats dans les grands.

 

Pas moins de 14 expositions sont prévues cette année 2021 avec notamment celles de :

  • Arnaud Poitevin au dessin et Régis Hautière au scénario avec leur série Les spectaculaires (Pole culturel La Grande Passerelle, 4ème lieu).
  • Frédéric Pillot, un auteur-illustrateur jeunesse parmi les plus doués et les plus appréciés de sa génération, l’expo mettant notamment l’accent sur l’album Balbuzar. (Palais du Grand Large, Salle Grand Large)
  • Patrick Prugne, un remarquable aquarelliste qui met tout son talent au service d’aventures que le festivalier aura grand plaisir à (re)découvrir.
  • Rues en bulles, une belle initiative consistant à parcourir la ville à la rencontre du patrimoine de Saint Malo au travers d’un parcours artistique, ludique et interactif.

 

Mais le festival Quai des Bulles, c’est aussi de l’image projetée avec entre autres la présentation de Hors norme, un film sur les adolescents autistes (Palais du Grand Large, Auditorium Chateaubriand) ou encore le dessin animé Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary (Pole Culturel La Grande Passerelle, Salle Vauban).

Quai des bulles c’est aussi des prix, et ceux organisés en partenariat avec Ouest France sont toujours de très belle tenue. Ainsi, la sélection 2021 n’est pas en reste avec 5 albums nominés qui sont respectivement : Kent State, de Derf Backderf (éditions Cà-et-là) Jours de sable d’Aimée De Jongh (éditions Dargaud), Les amants d’Hérouville de Yann Le Quellec et Romain Ronzeau, (éditions Delcourt), Ballade pour Sophie de Felipe Melo et Juan Cavia, (éditions Paquet) et Le spectateur de Théo Grosjean (éditions Soleil).

 

Enfin revenons sur la superbe idée de l’association Quai des Bulles consistant à organiser son troisième concours de vitrines sur le thème de la bande dessinée, ouvert à tous les commerçants de Saint-Malo, renforçant les liens entre le festival et l’intra-muros.

Comme évoqué précédemment, les conditions sanitaires restant préoccupantes, des mesures seront exigées à partir de 12 ans, telles que la présentation d’un passe sanitaire valide qui vous sera demandé à l’entrée du festival, ainsi que le port du masque qui sera obligatoire dans tous les lieux du festival.

 

Alors, prêt à aborder cette 40ème édition qui s’annonce des plus rugissantes ? Avec un tel programme, ce serait vraiment dommage de ne pas se rendre dans la cité malouine.

Bon festival !

Bernard Launois

 

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Divers

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Publié le 16 Octobre 2021

L’homme n’a cessé depuis son arrivée sur terre de se sentir supérieur à l’animal, ne serait-ce que parce qu’il est doté de la parole et d’une âme, et qu’à ce titre il se donne des droits et peu de devoirs envers les autres espèces. Mais après tout, pourquoi si peu d’humilité et de reconnaissance vis-à-vis du monde animal qu’il côtoie, mais aussi exploite depuis la nuit des temps ? Peut-être alors faudrait-il se poser la question de savoir si l’on ne doit pas à l’espèce animale notre construction et in fine, notre évolution ?

C’est notamment à partir de ces réflexions que la scénariste et journaliste Karine-Lou Matignon propose au lecteur de tordre le cou à bon nombre de préjugés et d’idées reçues vis-à-vis des animaux et nous montre, au travers de ce récit, que ces derniers ont pesé dans le succès de l’évolution humaine.

Parmi les sept chapitres allant des « origines communes » entre l’animal et l’homme aux « animaux du XXIème siècle », le lecteur trouvera vite son rythme et pourra à son gré lire de manière chronologique ou picorer au gré de ses envies, attiré par tel ou tel thème ou dessin.

Fort de ses 176 pages, l’histoire incroyable des animaux recèle une succession de récits et d’anecdotes où tour à tour, l’animal sera vénéré, vilipendé, chassé, asservi et bien sûr mangé, le montrant ainsi sous une multitude de facettes, souvent méconnues.

Si les récits sont captivants, on le doit au remarquable travail du dessinateur Olivier Martin et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on peut admirer sa parfaite maitrise dans la réalisation de toutes ces espèces.

Mieux connaître les animaux, voire aider tout un chacun à réfléchir sur la manière dont on pourrait leur (re)donner toute leur place sur notre planète, c’est assurément le pari réussi de l’album.

L’INCROYABLE HISTOIRE DES ANIMAUX Karine-Lou MATIGNON/Olivier MARTIN Éditions LES ARENES BD,  176 pages 21,90 €

 

Bernard LAUNOIS

 

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Coup de coeur Bernard LAUNOIS

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Publié le 13 Octobre 2021

LE CLUB DES INADAPTE.E.S, quand la différence marginalise

Martin, Edwige, Fred et Erwan, jeunes adolescents aussi unis que les trois mousquetaires et ce, assurément grâce ou à cause de leur manière d’être, se font remarquer au collège par les autres élèves. Alors, que ce soit par leur façon de s’habiller plutôt de manière excentrique, de leur couleur de cheveux mais aussi dans leur faculté à truster les premières places de la  classe, ils se distinguent du commun des mortels et de fait, ils dérangent. Et comme il fallait s’y attendre, on ne va pas tarder à s’en prendre à eux et c’est finalement le plus gentil, Erwan le bricoleur fou, qui va en faire les frais.

Tabassé après avoir été pris par derrière et ce, sans aucune explication, il se retrouve à l’hôpital. Autant dire que ce n’était assurément pas la meilleure solution pour faire changer d’attitude les membres du club des inadapté.e.s, solidaires d’Erwan et qui ressortent encore plus déterminés que jamais, toujours prêts à s’insurger contre les injustices.

Et si Erwan le savant fou, s’ingéniait à quelque invention qui lui permettrait de combattre toutes ces personnes qui en veulent à son groupe ?

 

 

C’est à partir du roman éponyme de Martin Page que l’auteur Cati Baur scénarise et met en images de belle manière un récit contemporain relatant les difficultés que peuvent rencontrer les jeunes dans leurs relations avec leurs congénères, du fait de leur condition sociale, de leur appartenance à tel ou tel groupe… Et à l’heure où la « génération 2010 » fait l’objet d’harcèlements par les plus grands, Le Club des inadapté.e.s apparait comme un ballon d’oxygène sur la manière dont peut être abordé ce phénomène difficile qui touche beaucoup plus de jeunes que l’on croit. Si les dialogues de jeunes traduisent bien le mal-être que ces situations peuvent générer, le ton humoristique est toujours là pour mieux dédramatiser la gravité du propos.

 

 

Avec un dessin semi-réaliste associé à des couleurs acidulées de bon aloi, Cati Baur croque ses adolescents avec tendresse rendant le récit des plus attachants et qui devrait retenir, au minimum, l’attention des ados et de leurs parents.

LE CLUB DES INADAPTE.E.S Cati BAUR Éditions RUE DE SEVRES 96 pages, 14,00 €

Bernard Launois

 

 

 

 

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Coup de coeur Bernard LAUNOIS

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Publié le 10 Octobre 2021

LES ZAZOUS, T1 ou La culture de la danse pour résistance

Paris, juin 40, un jeune pickpocket, se fait serrer par les condés. Frankie ne mesure pas alors que, pour ne pas finir entre quatre murs à la Santé, il se verrait imposer une contrepartie par le commissaire de police : faire l’indic et pister sa fille qui aurait des mauvaises fréquentations.

Frankie va devoir fréquenter une jeunesse dorée dont il ignorait tout quelques heures auparavant : les zazous ! Mais qui sont-ils, ces jeunes gens de bonne manière, originalement fringués et dont la finalité première semble de pratiquer le swing envers et contre tout, alors que l’occupation fait rage ?

Frankie n’est guère à l’aise parmi ces jeunes, lui le jeune réfugié espagnol qui n’a en tête que de préserver sa petite sœur de toutes les turpitudes d’une vie parisienne sous l’occupation. Malgré tout, il lui faut prendre son courage à deux mains pour s’infiltrer parmi eux, afin de mieux les appréhender et remplir la mission dont il se serait bien passé. Arrivera-t-il à se faire accepter sans qu’il soit découvert ?

Les scénarios de Salva Rubio sont toujours bien ficelés, et ce premier tome d’une série qui en comportera trois ne fait pas exception. Remarquablement documenté, le récit emportera rapidement le lecteur qui prendra plaisir à rentrer dans une intrigue qui a pour trame l’histoire avec un grand H.

On ajoutera au constat un rythme aussi soutenu que le swing que revendiquent les zazous : Salva Rubio déroule son script passant d’un semblant de légèreté à une réelle gravité eu égard à la période difficile et l’omniprésence nazie.

Avec son dessin et ses couleurs, Daniel Deano, plus connu sous le nom de Danide, dynamise le scénario, qui n’en avait déjà pas besoin, et offre au lecteur un album que l’on dévore… en attendant la suite de ces zazous, toujours prêts à danser sur la croix gammée.

Une mention particulière est à ajouter pour le cahier historique qui complète l’opus en revenant sur cette période de l’occupation vécue par les Parisiens.

LES ZAZOUS T1 ALL TOO SOON Salva RUBIO/DANIDE Collection 24X32 Editions GLENAT 64 pages, 15,50 €

Bernard Launois

 

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Coup de coeur Bernard LAUNOIS

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Publié le 8 Octobre 2021

Réuni le 5 octobre, le jury du Prix de la BD aux couleurs du blues a choisi de décerner le Prix 2021 à l’album Blanc autour, paru aux éditions Dargaud le 15/01/2021 (scénario de Wilfrid Lupano et dessins de Stéphane Fert).

Le récit, tiré de faits réels, évoque une petite ville du Connecticut où en 1832 une jeune institutrice blanche crée la première école pour jeunes filles noires des États-Unis, trente ans avant l'abolition de l'esclavage. Bien que l'esclavage n'est plus pratiqué dans la plupart des États du Nord, la population blanche locale voit immédiatement cette école comme une menace. Le jury du Prix de la BD aux couleurs du blues a particulièrement apprécié l’intérêt et le traitement du sujet, la douceur du dessin et la délicatesse des couleurs.

Créé en 2014 conjointement par les associations Bulles de Mantes et Blues sur Seine, le Prix de la BD aux couleurs du blues récompense chaque année  le meilleur album paru entre le 1er juin de l’année précédente et le 31 mai de l’année en cours, et illustrant une thématique du blues, du jazz, ou le contexte social et historique en relation.

Le prix sera remis aux lauréats pendant le festival Blues sur Seine, lors d’une soirée de concert le 13 novembre 2021 à l’Espace Christine Faure de Limay où se produiront des blueswomen renommées.

Illustration : Lupano et Fert ©Dargaud, 2021

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Rédigé par Jérôme Boutelier

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Publié le 4 Octobre 2021

LECONTE FAIT SON CINEMA, un envers du décor bien singulier

On ne présente plus Patrice Leconte, assurément l’un des meilleurs cinéastes de sa génération. Mais pas que, ses talents sont multiples et à celui de cinéaste, il faut ajouter ceux de dessinateur, scénariste, romancier… Toutefois c’est aussi quelqu’un de très simple, de très accessible que les auteurs Nicoby et Joub rêvaient de mieux connaitre. Alors, pourquoi ne pas réitérer avec ce monument du cinéma ce que nos deux auteurs ont déjà réalisé au sujet de l’auteur de bande dessinée Jean-Claude Fournier, avec Dans l’atelier avec Fournier il y a maintenant une petite dizaine d’années et déjà avec les éditions Dupuis ?

Cette fois encore et pour le plus grand bonheur des lecteurs, nos deux compères se sont mis en scène alors qu’ils ont entrepris de suivre Patrice Leconte entre deux tournages. De son suivi sur le Festival du Film du Croisic au tournage de sa prochaine production, les confidences et les anecdotes de Patrice Leconte s’enchaînent, que ce soit sur les recherches de financement, les approches avec les acteurs pour qu’ils acceptent de suivre le cinéaste dans ses projets ou encore les séances de préparation du tournage…

Le scénario de Nicoby et Joub se déroule comme un reportage filmé, aussi rythmé que la vie trépidante du cinéaste touche-à-tout de talent qui passe allègrement du cinéma à la littérature, sans omettre le dessin… Le lecteur prendra plaisir à revenir sur cette carrière incroyable avec ses 30 films en près de 43 ans où plantages et réussites sont narrés avec humour, pudeur voire tendresse.

Le dessin « gros nez » de Nicoby colle parfaitement à ce genre de reportage, et avec un découpage alerte il réussit à entrainer le lecteur dans l’aventure, n’hésitant pas parfois à « plaquer » ses personnages sur des photos pour rajouter une touche de réalisme au récit.

LECONTE FAIT SON CINEMA JOUB/NICOBY Collection AIRE LIBRE Editions DUPUIS 144 pages, 19,00 €

Bernard LAUNOIS

 

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Coup de coeur Bernard LAUNOIS

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