Publié le 5 Mars 2017

ESPACE VITAL T1, peut-être un aller sans retour ?

Jeune quadra célibataire et sans profession, Garth Sneebs n’a pas une vie des plus palpitantes, mais ce matin à Miami voilà qu’il se réveille, plutôt nauséeux, dans une chambre qu’il ne connait pas. La première surprise passée, il s’habille et sort de sa chambre n° 360 pour découvrir son environnement. Des bruits issus de la cuisine l’attirent et il va faire connaissance avec cinq personnes attablées qu’il n’a jamais vues et, comble de tout, qui  ne savent pas également pourquoi elles sont là. Dans quel guêpier s’est-il fourré ? Quels rapports ont ces hôtes, quatre hommes et une seule femme et qui seraient nés entre 1957 et 1993, pour se trouver ensemble dans un manoir des plus lugubres ? Est-ce que les numéros de chambre attribués à chacun correspondraient à leurs âges ? Le mystère s’épaissit un peu plus encore quand ils vont s’apercevoir que chaque matin, ils trouvent une table approvisionnée pour pouvoir se restaurer… Sont-ils condamnés à rester enfermés dans cette bicoque, puisque le brouillard est tellement à couper au couteau qu’ils ne peuvent distinguer la propriété ? Pas de doute, il va se réveiller et réaliser que ce n’est qu’un mauvais cauchemar !

Hélas, la réalité dépasse souvent la fiction et le scénariste Laurent-Frédéric Bollée a décidé d’emmener le lecteur dans un scénario des plus démoniaques, avec un découpage diabolique où chaque fin de page amène son lot d’angoisse et de questionnements. Le premier opus de ce triptyque commence fort, dans un vase clos où évoluent des personnages tout aussi atypiques les uns que les autres et pour lesquels le lecteur va vite se demander jusqu’où cela va les mener.

Le trait acéré de Fabrice Meddour, remarquablement mis en couleurs par Stéphane Paitreau, est à la hauteur du scénario, et rajoute au récit déjà bien noir un climat des plus alarmants, peuplé de visages expressifs souvent marqués par la stupeur, voire l’effroi, dans un décor très angoissant.

Voilà un bon thriller à découvrir rapidement.     

 ESPACE VITAL BOLLEE/MEDDOUR Editions GLENAT 48 pages, 13.90 €

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 2 Mars 2017

Adriatica, retour vers un douloureux passé…

L’histoire débute en 1956 dans les docks de Londres avec la découverte d’un cadavre noyé et atrocement mutilé qui va assurément replonger l’inspecteur Conrad plus de dix ans en arrière. Voilà que cet homme, que Conrad avait croisé lors de la dernière guerre alors qu’il faisait partie des services spéciaux britanniques, n’est autre qu’un ancien partisan Yougoslave qui aurait laissé sa peau dans un guet-apens.

Seulement, cette apparition dans les flots de la Tamise va raviver chez l’inspecteur Conrad des souvenirs heureux et malheureux, notamment avec la belle Mila Moric qui lui avait fait une promesse s’ils se retrouvaient un jour à Venise… Que lui reste-t-il à faire devant la dépouille sanguinolente, classer l’affaire sans suite ou poursuivre l’enquête au risque peut-être d’y trouver des déconvenues ? Qui sait, la clé de l’énigme se trouverait peut-être sur la cité lacustre ?

L’auteur complet Lele Vianello transporte rapidement le lecteur dans une intrigue bien menée et bien rythmée, du fin fond de la Yougoslavie jusqu’aux faubourgs de Venise en passant par les docks londoniens.  

On retrouve avec grand plaisir le trait si caractéristique du talentueux Lele Vianello, digne héritier du grand Hugo Pratt duquel il aura été l’assistant pendant près de vingt cinq ans, et que le maître n’aurait assurément pas renié à la découverte de l’album. Avec son trait noir et son jeu d’ombres chinoises, l’auteur renforce le côté dramatique et mystérieux de cet opus.  

ADRIATICA VIANELLO Editions MOSQUITO 82 pages, 18,00 €


Bernard LAUNOIS

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Publié le 26 Février 2017

Contes asiatiques, un retour salutaire au cœur de la culture orientale

Du petit chien chasseur de trésors au couple de vieillards toujours prêts à donner leurs chemises au prodigieux carambolier, arbre aux fruits juteux et rabougris qui aura transformé la vie de ses propriétaires, les scénaristes Oliv’ et Eddy Simon (re)plongent le lecteur dans des contes issus de la culture asiatique. Ici, le fantastique côtoie le réalisme des vies de personnages qui ont plutôt connu la misère et qui, par leurs actions souvent teintées de bonté, ont vu leurs vies transformées. Ces historiettes souvent moralisatrices, au nombre de neuf, sont accessibles à tous lecteurs, petits et grands.

Quant aux dessins, ce sont près d’une douzaine de dessinateurs qui se sont prêtés avec talent à la réalisation des planches de chaque conte comportant six à huit pages. Souvent aquarellés, d’un dessin plutôt hyperréaliste, les contes prennent tour à tour vie et font assurément réfléchir le lecteur, voire lui donnent l’envie d’en connaître un peu plus sur ces histoires traditionnelles qui pour certaines, doivent encore aujourd’hui être lus aux enfants asiatiques.

On ajoutera, après chaque conte, des doubles pages documentaires très instructives réalisées par Michels Mabel, relatant les vies et coutumes des pays tels que le Japon, la Chine, le Tibet, le Vietnam, l’Inde ou encore le Népal.

On notera parallèlement dans la même collection prometteuse, l’édition d’un album consacré aux contes arabes qui devrait tout autant ravir les lecteurs de cet opus.

CONTES ASIATIQUES EN BANDES DESSINEES SIMON/COLLECTIF D’AUTEURS Editions PETIT A PETIT 96 pages, 14.90 €

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 19 Février 2017

Jockey, pas vraiment à cheval sur les principes !

Qui dit jockey dit courses de chevaux et…paris. Avec les années 30 et 40, les réunions hippiques à São Paulo sont légion, et ces manifestations qui génèrent de l’argent intéressent beaucoup de monde mais pas forcément que des gens de bonne famille. Mafia, meurtres, corruption, argent sale, mais aussi racisme, tout y passe.

 

De Mosca le jeune jockey noir qui tente de se faire un nom, au tragique destin de Matias, enfermé pour d’obscures dettes d’argent et qui finira par s’évader pour se venger et prouver son innocence, le scénariste brésilien Rafael Calça plonge rapidement le lecteur dans une histoire fantastique des plus sombres où s’entremêlent des destins incroyables.

 

Jockey, c’est aussi de belles romances entre des êtres déchirés qui essaient de survivre dans un monde implacable où les castes règnent en maître. Même si la fin semble inéluctable, le lecteur appréciera les actions à la gâchette facile et aux couteaux aiguisés qui servent à merveille ce récit à suspense.

 

Le dessinateur brésilien André Aguiar livre un dessin vif et taillé à la serpe que ne renierait pas Bézian, transportant le lecteur dans un univers des plus anxiogènes. On ajoutera des couleurs numériques plutôt froides collant parfaitement à la fiction.

 

Il faut noter le souci de détail de l’éditeur qui aura fait imprimer ce roman graphique dans le format des pulps, magazines souvent bon marché qui ont fait la joie des lecteurs américains des années 20, auxquels il fait référence dans la présentation de l’album.

 

A découvrir instamment.

 

JOCKEY CALCA/AGUIAR Editions EP 132 pages, 18,00 €

 

Bernard LAUNOIS

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Publié le 10 Février 2017

Les petites contemplations, un arrêt sur image bien salutaire

Toutes les mégalopoles de la planète ont tendance à vivre à un rythme effréné, et la ville de Pékin ne fait pas exception. Aussi quand l'auteur complet Yao Ren, au travers de son blog, s'attarde sur la nature qui elle, continue à vivre à son train de sénateur, le lecteur se trouve transporté dans un univers des plus attachants.

Des émotions gustatives retrouvées dans une petite gargote de quartier, telle une madeleine de Proust, à la renaissance d'un cactus délaissé derrière une fenêtre de la capitale, ou encore la vie des chats errants, Yao Ren met en image, au travers de ses déambulations, des petits moments de la vie quotidienne qui semblent faire fi des turbulences de la ville et plongent le lecteur dans une tendre atmosphère où le temps semble suspendre son vol.

Avec un dessin réaliste et des couleurs empruntées à la technique du pointillisme chère aux peintres néo-impressionnistes tels Georges Seurat ou encore Paul Signac, Yao Ren apporte toute la touche de poésie et de plénitude que l'on pourrait assurément transposer dans une autre capitale.

Avec Les petites contemplations, les éditions URBAN CHINA inaugurent une nouvelle collection autour de blogs qui laissent augurer une belle série, démontrant une fois encore, la richesse de la blogosphère qui permet à bon nombre d’artistes de se faire connaître.

À déguster sans modération au fond d'un bon canapé.

LES PETITES CONTEMPLATIONS REN Collection URBAN CHINA BLOG Éditions URBAN CHINA 160 pages 15,00€

Bernard LAUNOIS

 

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Publié le 5 Février 2017

Sortie de route, quand le jeunisme ne rend pas le résultat escompté…

Jeune cadre dynamique, Régis a horreur de l'improvisation, et dans sa vie déjà bien rangée tout est calculé au millimètre près ! Optimiser son emploi du temps est sa devise et quand les vacances d'été se profilent, il décide de finaliser quelques chantiers sur le chemin. Valérie, son épouse, ne partage guère ses travers mais néanmoins se plie aux manies de Régis en l'accompagnant, sauf qu’un événement incroyable va bouleverser la vie de Régis. Alors qu’ils approchent du premier rendez-vous de chantier, Valérie est atteinte d'une pépie qu’elle finit par assouvir dans une grenadine… qui va la transformer en gamine ! Catastrophe, abomination, hallucination, cauchemar, Régis n’a pas de qualificatif plus fort pour expliquer l’inexplicable !

Que faire quand on se retrouve à côté d'une midinette qui ne pense qu'à faire des gamineries de son âge ? Comment expliquer que sa femme a pris dix ans de moins sans éveiller des soupçons et passer pour un kidnappeur, voire un pédophile ?

Enfin, comment ne pas trouver d'analogie avec sa propre enfance au travers de cette adolescente délurée ?

Ce diable de Didier Tronchet a plus d'un tour dans son sac en nous livrant un road-movie des plus réussis qui, au-delà des situations loufoques qui sont souvent drôles, renvoie des flots de tendresse et de sensibilité que le lecteur assurément appréciera. Le dessin semi-réaliste caractérisé de Didier Tronchet et les couleurs acidulées accompagnent parfaitement l'histoire.

SORTIE DE ROUTE TRONCHET Collection MILLE FEUILLES Éditions GLENAT 88 pages 19,50 €

 

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 2 Février 2017

Kushy T1, le lac sacré... pas pour tout le monde !

Kushy, pré-ado orpheline découverte à l'entrée de la yourte de Tengger, est élevée par une vieille chamade qui veille sur elle comme si c'était sa petite fille.

Seulement, si elle est très intelligente Kushy n'est assurément pas l'archétype de la petite fille bien sage : elle a plutôt des airs de garçon manqué au point de faire peur à ceux de son âge. Il faut dire qu’en la sachant élevée par la chamane on lui prête des pouvoirs qu'elle n'a pourtant pas, entretenant la suspicion et la peur de la voir jeter un sort.

Toujours à arpenter la steppe plutôt que de s'ennuyer sur les bancs de l'école, voilà qu'elle découvre en compagnie de son fidèle compagnon, la chienne Khulan, que l'infâme Bold commande à ses sbires de pêcher dans le lac sacré à coup de dynamite, pour s'enrichir aux dépens du village quitte à détruire l'écosystème de la région.

Découverts, ils n'auront de cesse de poursuivre Kushy. Devra-t-elle les affronter au risque d'y laisser la vie ? Faudra-t-il fuir au travers de la steppe, devant une adversité beaucoup trop grande pour une gamine, certes téméraire, mais encore si fragile sous ses airs de conquérante.

Le lecteur adoptera rapidement la petite Kushy et son fidèle compagnon Khulan.

Après la balade de Yaya qui aura séduit un nombre incalculable de lecteurs, le scénariste Patrick Marty livre à nouveau une belle histoire, comme il en a le secret, ou candeur et naturel de l'enfance n'empêchent pas de s'appesantir sur les drames écologiques qui enlaidissent la planète et la mettent en péril, et au-delà sur le sort des humains qui subissent pour le profit d'une poignée d'exploiteurs avides.

Le dessin hyperréaliste de Golo Zhao colle parfaitement à la narration, et le traitement des couleurs informatique, proche du dessin animé asiatique où le pastel règne en maître, adoucit un récit parfois dur.

On notera la performance réussie de rendre cette bande dessinée accessible à tout public, et le lecteur devra être encore un peu patient avant de découvrir la suite des aventures de Kushy, prévues en quatre tomes.

KUSHI T1 LE LAC SACRE MARTY/ZHAO EDITIONS FEÏ 96 pages 9.50 €

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 23 Janvier 2017

CATAMOUNT T2, le train des maudits… Retour vers l’enfer !

Alors que le jeune Catamount, auréolé d’une réputation de héros sans peur et sans reproche, ne souhaite que revenir parmi sa famille et profiter de sa vie au grand air, chasser le grizzli, arpenter les terres enneigées avec Pad, le destin va en décider autrement !

Le progrès ne vaut que s’il est partagé et accepté : il n’en est pas ainsi avec l’arrivée du chemin de fer, surtout lorsque sa construction est confiée à une grosse brute épaisse qui ne voit que le profit, exploitant de pauvres ouvriers asiatiques jusqu’à les tuer sur la construction. La barbarie ne s’arrête pas là car quand on ne veut pas céder ses terres pour laisser avancer le progrès, on emploie tous les moyens !

Catamount et sa famille vont en faire les frais et de quelle manière…

D’après l’œuvre de Albert Monneau, l’auteur complet Benjamin Blasco-Martinez livre là un scénario des plus diaboliques, avec un récit poignant où la violence est omniprésente, révélateur d’une atmosphère délétère digne des meilleurs westerns. Les dialogues sont rudes, à l’image de la vie de ces cowboys qui ont construit la légende des primo accédants américains, évoluant dans une nature aussi hostile que ses habitants. Quant aux dessins, ils se passent de commentaires tellement on s’y croirait, devant les face à face avec le Grizzli qui voit sa dernière heure arriver, ou encore avec ces hommes, sans foi ni loi, qui tuent sans vergogne tout ce qui trouve sur leur passage pour assouvir leur soif de pouvoir ! Le trait réaliste de Benjamin Blaco-Martinez, rehaussé par de fort belles couleurs, renforce ce terrible récit qui devrait ravir les amateurs de western.

A découvrir instamment.

CATAMOUNT T2, LE TRAIN DES MAUDITS BLASCO-MARTINEZ Editions PETIT A PETIT, 64 pages 14.90 €

Bernard LAUNOIS.

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 22 Janvier 2017

Le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême 2017, la manifestation de tous les superlatifs

44 ans d’existence, ce n’est pas rien ! Une fois de plus et ce, pour le plus grand plaisir des amateurs de bandes dessinées, le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême sera une fois encore le plus grand rassemblement d’auteurs, de spécialistes de la BD et bien évidemment d’aficionados sur 22 000 m2 de surface couverte.

Alors, bien sûr et ce, chaque année un peu plus, les grincheux diront qu’il y a trop de monde et qu’on ne peut pas tout faire. Du public il y en a et heureusement mais à côté de ça, il y a tellement de choses à voir, de personnes à rencontrer, entre les expositions, les animations, les espaces marchands et autres séances de dédicaces que tout le monde peut y trouver son compte, en prendre plein les yeux.

La bande dessinée, bien que de plus en plus omniprésente et ce pour notre plus grand bonheur, a conquis ses lettres de noblesse et le 9ème art a bien pris sa part dans le milieu culturel. Néanmoins, c’est encore la seule période de l’année où la presse non spécialisée daigne s’intéresser de manière conséquente à la bande dessinée.

Alors, ne boudons pas notre plaisir et participons à cet événement incontournable où Angoulême devient le centre du monde BD pendant 4 jours !

Commençons, par le Grand Prix de la ville d’Angoulême qui traditionnellement aura réalisé la superbe affiche, en la personne de Monsieur HERMANN, l’auteur complet aux 130 albums en cinq décennies qui aura marqué la bande dessinée franco-belge par son immense talent et pour lequel le FIBD consacre une exposition de plus de 150 originaux à l’espace Franquin, salle Iribe.

Mais le choix des expositions ne s’arrête pas là et c’est une douzaine d’autres expositions que le FIBD propose, de l’américain Will Eisner à Franquin en passant par Jean-Claude Mézières et Pierre Christin avec Valérian la série mise à l’écran par Luc Besson mais également l’univers fantasmagorique d’Alex Alice avec le château des étoiles…

Le festival, c’est aussi un focus sur la jeunesse, avenir de la bande dessinée avec l’organisation de concours annuels, des rencontres si précieuses avec les professionnels, des cérémonies de remise de prix pour récompenser les réalisations de l’année.

Mais un festival bd sans l’animation de séances de dédicaces ne serait pas un vrai festival et les 200 maisons d’édition mettent le paquet en constituant un plateau hors du commun d’auteurs qui seraient cette année près de 2 000, venus des quatre coins du monde entier !

Il ne faut bien sûr pas oublier toutes les animations, qu’elle soit in ou off, qui vont rythmer cette 44ème édition et combler l’ensemble de tous les festivaliers car il y en a pour tous les goûts : des concerts de dessin aux conférences, c’est plus de 350 rencontres, ateliers, conférences, spectacles et projections qui sont proposés sur ces quatre jours.

Saluons, une fois encore, l’organisation de ce festival incontournable qui en fait à chaque début d’année, la Mecque de la bande dessinée.

Plus d’information sur le site très complet du festival http://www.bdangouleme.com

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 14 Janvier 2017

Tintin au pays des Soviets prend des couleurs

La sortie d’un nouvel album de Tintin reste toujours un évènement et celui de la mise en couleur du premier album en est un ! Cette version couleur manquait et on ne peut que se féliciter de la voir enfin.

Passés les clichés sur la vie des Soviétiques dans les années trente, le maître Hergé, alors âgé seulement de 21 ans, a réalisé là un album d’aventures extraordinaire. Même si les spécialistes de l’univers Tintin considèrent aujourd’hui encore que cet album reste une œuvre avec ses défauts de jeunesse, il n’empêche qu’elle préfigure une série d’aventures qui aura été éditée à plus de 240 millions d’exemplaires dans le monde.

Au-delà de ce que certains pourront qualifier d’opération marketing, cette mise en couleur superbement réalisée par Michel Bareau, directeur artistique des Studios Hergé, et ancien directeur artistique de Casterman, apporte un vrai plus à la lecture de l’album, en lui donnant une profondeur, un mouvement et un confort de lecture de bon aloi, au point de servir le dessin et nous faire redécouvrir complètement l’album et ce, pour le plus grand plaisir des petits et des grands..

On appréciera le soin tout particulier qui a été apporté à cet album, notamment par l’utilisation de 80 % des planches originales qui ont été re-scannées, puis restaurées avant d’y adjoindre la couleur quand cela a été possible, et par l’emploi des films qui avaient servi à la version du « fac-similé » lorsque les planches n’ont pas été retrouvées.

Cette version couleurs fera date dans l’édition et à n’en point douter, attirera des lecteurs de 7 à 77 ans que l’impression en noir et blanc avait sans doute rebutés, et leur permettra de (re)découvrir les premières aventures d’un jeune reporter plein de talent avant de se ruer sur les vingt-trois albums suivants que compte cette série mythique.

Un album incontournable à (re)découvrir instamment !

TINTIN AU PAYS DES SOVIETS HERGE Editions MOULINSART CASTERMAN 144 pages 14.95 € Edition luxe 160 pages 31.50 €

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

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