Publié le 2 Mars 2017
L’histoire débute en 1956 dans les docks de Londres avec la découverte d’un cadavre noyé et atrocement mutilé qui va assurément replonger l’inspecteur Conrad plus de dix ans en arrière. Voilà que cet homme, que Conrad avait croisé lors de la dernière guerre alors qu’il faisait partie des services spéciaux britanniques, n’est autre qu’un ancien partisan Yougoslave qui aurait laissé sa peau dans un guet-apens.
Seulement, cette apparition dans les flots de la Tamise va raviver chez l’inspecteur Conrad des
souvenirs heureux et malheureux, notamment avec la belle Mila Moric qui lui avait fait une promesse s’ils se retrouvaient un jour à Venise… Que lui reste-t-il à faire devant la dépouille sanguinolente, classer l’affaire sans suite ou poursuivre l’enquête au risque peut-être d’y trouver des déconvenues ? Qui sait, la clé de l’énigme se trouverait peut-être sur la cité lacustre ?
L’auteur complet Lele Vianello transporte rapidement le lecteur dans une intrigue bien menée et bien rythmée, du fin fond de la Yougoslavie jusqu’aux faubourgs de Venise en passant par les docks londoniens.
On retrouve avec grand plaisir le trait si caractéristique du talentueux Lele Vianello, digne héritier du grand Hugo Pratt duquel il aura été l’assistant pendant près de vingt cinq ans, et que le maître n’aurait assurément pas renié à la découverte de l’album. Avec son trait noir et son jeu d’ombres chinoises, l’auteur renforce le côté dramatique et mystérieux de cet opus.
ADRIATICA VIANELLO Editions MOSQUITO 82 pages, 18,00 €
Bernard LAUNOIS
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Jockey, c’est aussi de belles romances entre des êtres déchirés qui essaient de survivre dans un monde implacable où les castes règnent en maître. Même si la fin semble inéluctable, le lecteur appréciera les actions à la gâchette facile et aux couteaux aiguisés qui servent à merveille ce récit à suspense. 


Découverts, ils n'auront de cesse de poursuivre Kushy. Devra-t-elle les affronter au risque d'y laisser la vie ? Faudra-t-il fuir au travers de la steppe, devant une adversité beaucoup trop grande pour une gamine, certes téméraire, mais encore si fragile sous ses airs de conquérante.

La bande dessinée, bien que de plus en plus omniprésente et ce pour notre plus grand bonheur, a conquis ses lettres de noblesse et le 9ème art a bien pris sa part dans le milieu culturel. Néanmoins, c’est encore la seule période de l’année où la presse non spécialisée daigne s’intéresser de manière conséquente à la bande dessinée. 
Passés les clichés sur la vie des Soviétiques dans les années trente, le maître Hergé, alors âgé seulement de 21 ans, a réalisé là un album d’aventures extraordinaire. Même si les spécialistes de l’univers Tintin considèrent aujourd’hui encore que cet album reste une œuvre avec ses défauts de jeunesse, il n’empêche qu’elle préfigure une série d’aventures qui aura été éditée à plus de 240 millions d’exemplaires dans le monde.