Publié le 22 Avril 2017
Paris, hiver 1946, la dernière guerre est finie, vive la nouvelle ! Plus larvée et avec une odeur nauséabonde de règlements de comptes !
Entre Alain Véron, OS dans les ateliers Renault qui cherche vainement à connaitre la sombre vérité sur l’assassinat de son frère Jean en août 1944, et Agnès Laborde qui cherche à taire la vérité car elle est directement responsable du traquenard qui aura coûté notamment la vie de Jean, la pelote est difficile à démêler. Mais peut-être que l’ancienne informatrice des réseaux communistes, devenue journaliste pour le magazine Elle, vendra la mèche ? On ajoutera le drôle de jeu d’influence de Bacchelli, ex-dirigeant du Rassemblement National Populaire de Vichy, du fond de sa prison, pour se faire libérer.
Le dessin réaliste de Stéphane Douay, servi par des couleurs de Marie Galopin aussi sombres que le récit, sert tout particulièrement un scénario bien découpé, où le suspense ne faiblit pas.
Les scénaristes Pierre Boisserie et Didier Convard tissent petit à petit les fils d’une intrigue de plus en plus trouble, avec en filigrane la récupération de ces fameuses fiches perforées rédigées par les agents du gouvernement de Vichy, remplies d’information sur le passé plus ou moins douteux de bon nombre de personnes influentes pendant la guerre. Relations politiques, tendance religieuse, orientation sexuelle, ces fiches sont une mine de renseignements qui donneront un sacré pouvoir à celui qui arrivera à mettre la main dessus.
Le lecteur va découvrir petit à petit tous les rouages d’un passé pas très glorieux, pour nombre de personnes qui ont contribué à servir un pouvoir proche de l’envahisseur et cherché par tous les moyens à se débarrasser de leur passé gênant pour se refaire une virginité.
A lire instamment.
Bernard LAUNOIS
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à l'organisation d'une course auto extrême dans laquelle tous les coups seront permis, un peu à la manière des fameuses courses de chars romaines. L'information va se répandre comme une traînée de poudre et la station et ses alentours ne vont pas tarder à être envahis de personnages à la mine patibulaire, des médias à l'affût d'un reportage à sensation, ou des agents fédéraux dévoyés du Secret Service. Bref, une population plutôt hétéroclite venue en découdre pour des raisons diverses.
Joël Alessandra est diplômé de l’école Boulle en architecture d’intérieur. Grand voyageur, il a vécu à Djibouti de 1989 à 1991 et sur cette expérience a publié «Dikhil», puis «Fierté de Fer», album de voyage sur le train Djibouto-Ethiopien.


attristants, sans fioritures mais sans non plus chercher à apitoyer le lecteur. Le récit est fluide et le lecteur va s'attacher très rapidement à ce diable d'homme qui aura bravé tous les interdits pour venir en aide à ses congénères, sans jamais chercher à sauver sa peau.
Aussi, l'association Bulles de Mantes est ravie de recevoir, pour notre plus grand plaisir, Mayalen Goust et Charlotte Mundlic, dans le cadre prestigieux du Domaine de la Corniche le vendredi 31 mars 2017.








Après le succès fort mérité de Love in Vain, le scénariste Jean-Michel Dupont nous livre là, sur près de 120 pages, un scénario plus intimiste sur la dure condition des ouvriers du début du XXème siècle et plus particulièrement des mineurs, et l’hégémonie de la bourgeoisie bien pensante qui ne pense qu’à faire du profit au risque de mettre en péril la vie des ouvriers. Jean-Michel Dupont dépeint également avec talent les conditions de vie des troupes itinérantes des Indiens, qui après avoir subi les invasions se retrouvent à faire des démonstrations au travers de toute l’Europe pour continuer à survivre. Mais le tour de force de cette histoire aura sûrement été de faire rencontrer, au travers de ce récit, des gens de conditions tout aussi difficiles avec des univers de vie aux antipodes les uns des autres, et susciter à la fois de l’émotion devant les événements vécus, de l’angoisse et aussi des moments d’émerveillement devant les cavalcades de ces Indiens poursuivis par un tonitruant Buffalo Bill.