Publié le 18 Septembre 2023

PLEIN CIEL, quand un être vous manque, tout est dépeuplé

Qui aurait pu penser un seul instant que dans cette tour « Plein ciel » le père Emile mettrait fin à ses jours en se passant par la fenêtre de son 17ème étage ? Comment en est-il arrivé là, quelle mouche l’avait piqué ?

Chez ce veuf depuis maintenant deux ans, aucun signe d’une quelconque dépression n’avait été perçue par son entourage pas même Martine sa voisine de palier avec laquelle il entretenait une tendre complicité. Et ce n’est pas l’enveloppe laissée sur la table de cuisine qui ne comportait que des consignes, à commencer par la répartition de son chat et de ses plantes, qui allait apporter le moindre indice à cette incompréhensible chute. L’émoi dans cet immeuble sorti de terre dans les années soixante, peuplé d’habitants pour la plupart occupants depuis sa construction, et qui s’apparentait à un petit village à la verticale, était palpable. Il fallait, hélas, se résigner d’avoir perdu l’un des piliers du site et tenter de faire son deuil… quand l’arrivée dans l’appartement d’Émile de deux jeunes gens, Mickaël et Loïc, n’a pas manqué de relancer la machine à questions et de créer un certain malaise.

Le scénariste Pierre-Roland Saint-Dizier transforme, avec talent, le lecteur en spectateur d’un drame somme toute banal tellement ce type d’événements remplit la rubrique des faits divers. Sans transformer le lecteur en voyeur, Pierre-Roland Saint-Dizier dissèque un par un les attitudes et les propos des habitants confrontés à la mort d’une personne âgée qui faisait partie de leur paysage quotidien. Au récit attendrissant, voire touchant s’ajoute le dessin figuratif de Mickaël Crosa qui sied parfaitement au récit. Les personnages, tous aussi expressifs les uns que les autres évoluent dans des lieux plus vrais que nature grâce aux souvenirs du scénariste ayant passé toute sa jeunesse dans la tour qui a servi de décor à la bande dessinée.

Voici un beau récit à lire et à méditer sur les relations de voisinage aux antipodes de l’indifférence que l’on constate de plus en plus dans ces cités où plus il y a de monde et moins l’on se connait.

PLEIN CIEL Pierre-Roland SAINT-DIZIER/Mickaël CROZA Éditions ANKAMA 96 pages, 16,90€

Bernard LAUNOIS

 

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Coup de coeur Bernard LAUNOIS

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Publié le 18 Septembre 2023

LES ÉVAPORÉS, disparaitre pour une nouvelle vie, rêve ou réalité

Que se passe-t-il dans la tête de celui qui aura franchi le pas de ne plus exister physiquement dans son ancienne vie ? Et que dire des dégâts collatéraux subis par son entourage familial, amical ou professionnel, qui croit parfois à un suicide suscitant chez eux un lot de culpabilité, d’interrogations, de remise en question ?

C’est ce que va vivre Yukikon, une jeune fille japonaise expatriée en France pour suivre ses études d’arts appliqués. Elle va devoir revenir au Japon auprès de sa mère pour une recherche active de Kaze, son père qui a quitté le domicile conjugal sans que son épouse ait soupçonné le moindre indice de cette fuite en avant.

Que faire alors, prévenir les services de police alors qu’il n’y a pas de faits délictueux à l’égard du « fugueur » et qu’il ne sera donc fait aucune recherche ? Il ne reste plus à Yukikon qu’à faire sa propre enquête, en s’adjoignant les compétences d’un détective privé, afin de retrouver son père.

C’est ce que nous propose l’auteur Isao Moutte en suivant cette jeune fille bien déterminée à retrouver son père mais aussi à découvrir, au travers de rencontres de personnes l’ayant côtoyé ces derniers mois, les raisons qui auraient poussé Kaze à se marginaliser. A-t-il refait sa vie, de quoi vit-il alors qu’elle apprend que ce dernier a été licencié du jour au lendemain ?

Le scénario, adapté du roman de Thomas B. Reverdy, est bien construit et rythmé. Il se déroule à la manière d’une enquête policière, tout en développant l’aspect émotionnel chez cette jeune fille complètement abasourdie par la soudaine disparition, jusqu’à se sentir coupable d’avoir « abandonné » sa famille en partant à l’étranger.

Avec un trait hachuré noir et blanc renforçant le caractère angoissant du récit, Isao Moutte fait mouche et livre là un bel album sur un phénomène connu au Japon.

LES ÉVAPORÉS Isao MOUTTE/ Thomas B. REVERDY Éditions SARBACANE 160 pages, 25,00 €

Bernard LAUNOIS

 

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 15 Septembre 2023

INOUBLIABLES T1, quand des événements vous marquent à vie

La vie n’est pas un long fleuve tranquille et pour certains des faits, des actes voire des délits vont les transformer et faire qu’il y aura pour eux un avant et un après.

Ces histoires souvent incroyables, au nombre de six qui composent cet album, auraient pu sortir de l’imagination de l’auteur Fabien Toulmé… mais ce n’est pas la démarche qu’il a voulu adopter lors de sa décision de s’y attaquer. Après un appel à témoin sur les réseaux sociaux, bon nombre de courriels ont afflué vers lui, tout aussi touchants les uns que les autres, de gens comme vous et moi qui ont eu la force de se confier.

Que ce soit Grégory devenu élu de sa ville après être passé par la case prison, Marie qui, pour exorciser ses angoisses, n’hésitera pas douze ans après à écrire à son violeur ou encore le traumatisme du jeune Kévin arraché précipitamment du Rwanda, son pays d’adoption plongé en pleine guerre civile, tous ces événements ne peuvent tomber dans l’oubli pour des personnes marquées à vie.

Avec des scénarii plutôt bien découpés, les récits sont plaisants à lire, mettant en exergue les rebondissements de l’action et le lecteur s’appropriera les récits. Au découpage réussi s’ajoute un dessin tout en rondeur, caractéristique de l’auteur, le tout rehaussé d’une belle bichromie rendant une réelle harmonie.

Au final, ce sont des récits poignants, souvent touchants et sans voyeurisme qui ne laisseront pas indifférent le lecteur qui pourra les qualifier également et assurément d’inoubliables.

INOUBLIABLES T1, Fabien TOULME Éditions DUPUIS 128 pages 23,00 €

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 13 Septembre 2023

Le journal de TINTIN le numéro spécial de ses 77 ans, incontournable pour tous les jeunes de 7 à 77 ans !

Les éditions du Lombard et Moulinsart avaient déjà frappé fort à l’occasion de l’anniversaire des 70 ans du journal lorsqu’ils avaient concocté un album de 777 pages constitué d’histoires courtes, qui avait fait la joie de bon nombre de lecteurs de l’époque. Mais là pour les 77 ans, c’est un projet innovant que nous proposent les deux maisons d’édition en faisant participer 80 autrices et auteurs à des histoires courtes mettant en scène les héros qui ont bercé leur enfance.

Sur 400 pages de pur bonheur avec de beaux hommages, les auteurs se sont lâchés sur les scénarios plutôt bien construits. Il ne faut pas oublier que l’exercice n’était pas simple :  raconter en maximum 8 pages une histoire qui soit à même d’intéresser le lecteur n’est pas à la portée de tous. Quant aux dessins, hormis Cosey, Derib et Hermann qui ont préféré revenir sur les personnages qui ont fait leur réputation, les auteurs présentent les héros de leur enfance tous aussi intéressants les uns que les autres.

Les citer tous relèverait de la gageure et ne présenterait assurément pas un grand intérêt, alors s’attarder plutôt sur quelques pépites, incitant le lecteur à se jeter sur ce numéro exceptionnel en lisant tout d’une traite ou en picorant au gré du feuilletage, apparait plus judicieux.

Ainsi le lecteur sera-t-il peut être séduit par l’audacieux Alix de Robin Retch, enthousiasmé par le dynamique Bob Morane de Dimitri Armand, hilare devant les péripéties des héros croqués par François Boucq ou encore enchanté par l’Olivier Rameau dessiné par Olivier Grenson…

Il ne restera qu’une seule ombre à cette description plutôt dithyrambique, c’est que le journal Tintin n’ait pas 77 ans tous les ans pour renouveler le plaisir !

LE JOURNAL DE TINTIN COLLECTIF Éditions LE LOMBARD/MOULINSART 400 pages 29,90 € (broché) 39,90 € (cartonné)

Bernard LAUNOIS

 

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 11 Septembre 2023

Cela fait maintenant quelques années que Bulles de Mantes participe aux Journées Européennes du Patrimoine à Mantes-la-Jolie, en collaboration avec la Ville.

L'édition 2023 a pour thème le patrimoine immatériel, et Bulles de Mantes a choisi alors d'inviter l'autrice Émilie Saitas, que l'association connait bien pour avoir récemment travaillé plusieurs fois avec elle, afin de présenter son diptyque L'Arbre de mon père sur son stand, devant la Médiathèque Duhamel.

Émilie Saitas est née en Belgique. D’origine grecque, son père est né en Égypte, pays que l’autrice ne connait pas. L’Arbre de mon père, c’est l’exploration du passé de sa famille qu’Émilie Saitas retranscrit après avoir longuement questionné son père. Le récit intimiste entremêle avec émotion les parcours et les événements de famille notables vécus par ses parents et ses grands-parents, à la grande Histoire, celle des soubresauts qui ont marqué  l’Égypte et la Grèce au milieu du vingtième siècle.

La richesse et l’harmonie des couleurs, faites tout au crayon de couleur, empreignent les dessins d’une infinie douceur qui s’accorde merveilleusement à cette remontée dans le temps, et baignent d’une grande tendresse le regard posé par l’autrice sur ses racines.

Toute la journée du samedi 16 septembre, Bulles de Mantes tiendra un stand devant la Médiathèque Duhamel, square Brieussel-Bourgeois, stand sur lequel Émilie Saitas dédicacera l'après-midi ses albums L'arbre de mon père ainsi que son dernier album Tout un monde.

Une exposition de reproductions de L'arbre de mon père sera aussi présentée dans les murs de la Médiathèque Duhamel, du 16 au 30 septembre 2023.

Illustration E.Saitas ©Cambourakis - photo ©Thibault Arbre

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Rédigé par Jérôme Boutelier

Publié dans #Bulles en villes

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Publié le 7 Septembre 2023

CHUMBO, un remarquable focus sur le Brésil du 20ème siècle

Difficile de résumer ce passionnant opus de près de 400 pages tellement il s’avère foisonnant, balayant les affres d’un pays jadis sous dictature et en constante reconstruction au travers de la vie d’une famille brésilienne confrontée aux difficultés politiques et aux conditions sociales souvent si difficiles.

C’est ainsi que, le lecteur va vivre dans la ville de Belo Horizonte, capitale de de l'État de Minas Gerais au rythme de la famille Wallace et ce, sur une période d’une soixantaine d’années.

Il ne faut guère longtemps pour comprendre les raisons pour lesquelles l’auteur Matthias Lehmann a titré son album Chumbo, plomb en portugais. Du plomb, l’album en est truffé, que ce soit dans les relations sulfureuses d’Oslwaldo Wallace le père de famille et propriétaire minier prêt à tout pour soumettre à son dictat son personnel, ou dans ses attitudes souvent malsaines et autoritaires vis-à vis de son entourage familial et plus particulièrement de la gent féminine. C’est également une belle leçon de combat d’un peuple oppressé qui possède toute l’énergie du désespoir, toujours animé par l’espoir d’un monde meilleur, plus humain où chacun respecte l’autre.

Mais au-delà du récit de la vie de cette bien singulière famille, l’auteur Matthias Lehmann offre au lecteur un grand plongeon dans l’histoire du Brésil en nous donnant assurément des clés pour mieux comprendre son histoire politique contemporaine.

Avec un dessin noir profond au trait plutôt rond, seyant parfaitement au récit noir, Matthias Lehmann alterne avec goût tantôt un découpage de cases classique tantôt avec des formats peu communs qui dynamise les pages. On découvre des scènes crues où l’auteur met à nu ses personnages au sens propre comme au figuré sans voyeurisme et toujours à propos.

Alors, prêt pour ce flashback décapant vers une période heureusement révolue ?

CHUMBO Matthias LEHMANN Éditions CASTERMAN 368 pages, 29,95 €

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Coup de coeur Bernard LAUNOIS

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Publié le 22 Août 2023

Depuis cinq ans l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée récompense une bande dessinée issue de la culture anglo-saxonne. 

Ce prix récompense un album publié entre les mois d’août 2022 et juillet 2023. Un ouvrage initialement publié par un éditeur anglophone, pour un public anglophone et dont la traduction est assurée par un éditeur francophone pour le marché francophone. Le prix Comics de la Critique ACBD s’inscrit dans l’exigence graphique et narrative propre aux différents prix portés par l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée.

Dans un premier temps, le comité de sélection composé de membres de l’association journalistes et critiques de comic books a établi une sélection comprenant les 5 titres suivants :

  • Come Home Indio, de Jim Terry, traduit par Jérôme Wicky (Komics Initiative)
  • Dans les yeux de Billie Scott, de Zoe Thorogood, traduit par Basile Béguerie (Bubble Éditions)
  • Demon Days, de Peach Momoko, traduit par Mathieu Auverdin (Panini Comics)
  • Do a Powerbomb, de Daniel Warren Johnson et Mike Spicer, traduit par Cédric Calas (Urban Comics)
  • Echolands tome 1, de W. Haden Blackman et John H. Williams III, traduit par Laurent Laget (Panini Comics)

Les adhérents de l’ACBD sont invités à élire le lauréat du 21 août au 9 septembre 2023. Le prix sera décerné pendant le festival Quai des Bulles de Saint-Malo. 

Le comité de sélection souhaite aussi attirer l’attention sur les titres suivants, qui n’ont pu être sélectionnés mais méritent d’être mis en avant : 

Catwoman Lonely City, Cliff Chiang, trad. Jérôme Wicky, Urban Comics
Elric, Roy Thomas, Michael T. Gilbert, Philip Craig Russell, trad. Alex Nikolavitch, Delirium
Miracleman, Alan Davis, John Totleben, Garry Leach, trad. Mathieu Auverdin, Panini Comics
Red Room, Ed Piskor, trad. Nicolas Bertrand, Delcourt
Le Secret de la force surhumaine, Alison Bechdel, Holly Rae Taylor, trad. Lili Sztajn, Denoël Graphic
The Nice House on the Lake tomes 1 et 2, James Tynion IV, Alvaro Martinez Bueno, trad. Maxime Le Dain, Urban Comics
Ultramega, James Harren, Dave Stewart, trad. Benjamin Rivière, Delcourt

Bernard LAUNOIS, membre du comité de sélection composé de membres de l’association journalistes et critiques de comic books

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Divers

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Publié le 7 Juillet 2023

PRINCESSE PUNCHEUSE T1, un personnage bien percutant à découvrir

WTF, What the fuck, que l’on pourrait traduire par « qu’est-ce que c’est que ce bordel » s’avère être une collection de l’éditeur Kana où le côté déjanté et sans limite s’exprime pleinement, et le premier tome de Princesse Puncheuse rentre parfaitement dans cette collection riche déjà riche d’une vingtaine de séries.

Alors que la jeune Scarlett est promise depuis sa prime jeunesse à Kyle, second prince de Palistan, voilà que ce dernier décide de rompre les fiançailles et ce, pour le plus grand bonheur de Scarlett, humiliée à tout bout de champ par ses sarcasmes.

Enfin libérée d’un arrangement entre familles de l’aristocratie, dont le but n’était que d’associer des familles pour surtout garder le pouvoir, Scarlett la puncheuse pourra régler ses comptes et faire le coup de poing, brisant ainsi les chaines qui l’entravent depuis trop longtemps.

Dans un style de manga auquel on est peu habitué, la Princesse puncheuse dénote dans l’univers princier où elle évolue et où tout est codifié. Quand on nait jeune fille de bonne famille, faire le coup de poing relève de la gageure. Alors, quand en plus cette dernière s’avère dotée de pouvoirs de magicienne, on frise l’inconvenance. Mais pour qui se prend-t-elle cette jeune écervelée, quelles sont ses motivations pour se comporter de la sorte, les questions restent assurément à élucider.

Avec un scénario des plus impertinents, Nana Otori prend le parti de distraire son lectorat en faisant évoluer son personnage principal dans un univers trop policé que la princesse puncheuse va s’employer à dépoussiérer. Les dialogues sont aussi percutants que les coups de poing qu’elle assène et l’on ne peut que souhaiter que cette nouvelle série tienne toutes ses promesses de divertissement mais pas que.

Le dessin plutôt classique mais de bon aloi de Sora Honoki s’avère des plus dynamiques, mettant bien exergue le scénario.

Une belle découverte sans prétention, avec un genre nouveau qui ne devrait pas déplaire à un public ados/adultes.

PRINCESSE PUNCHEUSE T1 Nana OTORI/Sora HONOKI Editions KANA 190 pages, 7,70 €

Bernard LAUNOIS

 

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 30 Juin 2023

UN TOURNAGE EN ENFER, Apocalypse Now : retour sur la réalisation apocalyptique d’un des plus grands films du 20e siècle

Apocalype Now est assurément un des chefs d’œuvre du cinéma qui aura marqué les années 80 par son importance culturelle, historique ou esthétique. Primé de nombreuses fois à commencer par une Palme d’or au Festival de Cannes 1979, mais également nommé pour huit oscars, alors autant dire que ce film est un monument.

Mais combien savent que le film a été également un monument de débauche financière pour le réaliser, de conditions apocalyptiques pour le tourner, de caprices divers et variés des auteurs engagés… ?

C’est ce que propose de découvrir l’auteur Florent Silloray en plongeant le lecteur au milieu du tournage comme s’il y était. Dès les premières pages, le lecteur se retrouve ainsi immergé dans la jungle luxuriante de la province de Pagsanjan aux Philippines, endroit retenu comme étant le plus ressemblant aux lieux de combats, en l’absence d’autorisation des autorités vietnamiennes pour tourner. Les ennuis s’enchainent à vitesse grand V et sont à la mesure de la production hollywoodienne.

Le scénario plutôt bien construit montre la particularité d’utiliser la voix off d’un personnage fictif, en l’occurrence celle d’une jeune attachée de production, permettant de prendre du recul par rapport à l’action. Et de l’action, le lecteur en dévorera tout au long du récit que ce soit sur le lieu de tournage ou dans les allers et retours aux Etats-Unis du réalisateur Francis Ford Coppola.

Le dessin s’avère bien en phase avec le scénario, plutôt haut en couleurs, rendant parfaitement bien les paysages tantôt somptueux tantôt devenus apocalyptiques eu égard au climat de guerre.

Voici un album fort réussi, à lire avant ou après le (re)visionnage du film Apocalypse Now, histoire de le voir d’une autre manière et de mieux en apprécier la réalisation.

UN TOURNAGE EN ENFER Florent SILLORAY Editions CASTERMAN 160 pages, 24,00 €

Bernard LAUNOIS

 

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 27 Juin 2023

Un festival Bulles de Mantes 2023 réussi !

Après avoir annulé son édition biennale 2021 en raison de la crise sanitaire, le festival Bulles de Mantes a repris de plus belle en 2023 avec une 9e édition réussie. Les 47 auteurs présents, venus de tous les horizons, se sont félicités de l’accueil chaleureux tant de l’organisation que du public, et de l’ambiance conviviale du festival.

Les amateurs de dédicaces ont quant à eux pu s’en donner à cœur joie et profiter de la présence d’auteurs au style varié, souvent recherchés, certains en outre étant rarement vus en Ile-de-France. Bref, le public a généralement plébiscité cette nouvelle édition, n’ayant à se plaindre que de quelques circonstances extérieures, tels le blocage intempestif de la route d’accès pendant deux heures le samedi, et l’orage du dimanche aussi violent que traditionnel. Aussi faisait-il bon passer la journée dans le hall 5 savamment aménagé et décoré, au milieu des auteurs en dédicace, des marchands d’albums de collection, des expositions, et du quartier manga dynamiquement animé par le « COPAM », le club manga de la médiathèque municipale, qui accompagnait plusieurs mangakas français enthousiastes. Et puis, pour s’aérer, on pouvait bénéficier des animations extérieures, buvette, jeux de société et bassin du Club Lafayette.

Bulles de Mantes peut donc se réjouir d’un bilan plus que satisfaisant, obtenu grâce à l’implication des bénévoles et le concours des équipes municipales et de tous les partenaires.

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Festival 2023

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