Publié le 2 Décembre 2012

 

AmourAMort.jpgQuelle histoire que celle de la princesse Mianne et du Sire Anislaar, à deux doigts de s'unir par les liens du mariage alors que tout les oppose ! On raconte qu'à la demande de son père le roi Corislaar, son dauphin Anislaar a tranché la tête du père de Mianne, alors enfant sous ses propres yeux. Et celle-ci n'aura de cesse d'exterminer ceux qui auront dirigé l'expédition qui a fait disparaître tous ses êtres chers.

 

Alors qu'après de multiples péripéties elle est arrivée à ses fins, elle va passer par la case prison où sa principale occupation consisteraa à broder sur sa future robe de mariée tous ces faits d'arme.

 

Comment en est-on arrivés là, à ce que le Sire Anislaar veuille se marier avec cette jeune femme sanguinaire qui aura tué son père après l'avoir enfermé ? Au bout du compte, finiront-ils par se dire oui ? C'est ce que je vous propose de découvrir au terme de cet album à l'allure effrénée où la loi du Talion est omniprésente.

 

On ne présente plus le scénariste Jean-David MORVAN (Sillage, Le cycle de Tchaï, HK, etc...) féru de culture nippone,  passant d'ailleurs le plus clair de son au temps au pays du soleil levant, et qui nous emmène une fois de plus dans un conte captivant dont il a le secret. Une histoire romantique qui fait dans la broderie mais sûrement pas dans la dentelle !  

Le dessin est vif, et le trait acéré comme les armes qu'utilise la princesse Mianne pour assouvir sa vengeance ! Contraste des couleurs entre la période de massacre où le sombre est à l'image de la dureté des actions et la période flamboyante de l'avènement du mariage où la robe brodée détonne de l'ensemble des scènes.

Alors si vous aimez les contes romantiques sur fond de guerres royales, c'est le moment de découvrir cette histoire réalisée de fort belle manière par  David MORVAN, HUANGJIAWEI et NICOLE.

 

L'AMOUR A MORT HUANGJIAWEI/ MORVAN/NICOLE Editions GLENAT, Collection Grafica 56 pages 13.90 €

 

Bernard LAUNOIS

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Publié le 19 Novembre 2012

Encore du western allez-vous me dire, surtout que ce n'est pas la première fois que je chroniquerai un album de cette série. Mais là, je ne résiste pas à vous faire partager mon enthousiasme pour ce nouveau cycle prometteur. Attention, la routine n'est pas au rendez-vous et il va falloir vous accrocher aux pages car ça déménage !

 

BouncerT8.jpgLa nouvelle vie de Bouncer, plutôt alcoolisée et se résumant à prendre du bon temps, notamment en tapant le carton, va voler en éclats avec l'arrivée de geôliers qui viennent prendre livraison d'un malfrat auprès du shérif de Barrio City. Le seul problème, et il est de taille, c'est que Pretty John, le fils du directeur du pénitencier et à la tête des geôliers, ne va pas trouver mieux que de s'en prendre à une jeune indienne enceinte qui finira par succomber sous ses coups, ainsi que d’amocher salement le tenancier du bar qui tentait de s'interposer. Averti du carnage par un habitant, Bouncer ne fera que constater la mort de la jeune femme. Rapidement dessaoulé il décide alors de ramener le coupable à la ville afin qu'il soit jugé.

L'affaire n'est pas simple car il va falloir rejoindre le terrible pénitencier de Deep End d'où ne revient aucun prisonnier, et convaincre son féroce directeur de livrer son fils à la justice ! Autant dire, mission impossible pour un Bouncer qui, malgré ses forces décuplées lorsqu'il est épris de justice, n'est pas sorti de l'affaire.

C'est un scénario aux apparences classiques dont Alejandro JODOROWSKY a le secret qu'il nousBouncerT8-1 propose, avec des "méchants" d'un côté qui, bien que censés représenter la loi, ne sont que d'infâmes brutes sanguinaires, et des "gentils" de l'autre qui ne supportent, à juste titre, que des personnages ne soient impunis de leurs méfaits. Le superbe dessin de François BOUCQ, que l'on reconnaitrait entre mille, fait là encore des ravages avec son trait qui apporte toute la puissance, la brutalité à cette terrible histoire.

Alors, saisissez l'occasion de (re)découvrir ununivers impitoyable, cette vie de Far West dont la guimauve et le sucre d'orge ne font pas partie,   et je vous assure que vous n’en serez pas déçus !

 

BOUNCER T8 BOUCQ/JODOROWSKY Editions GLENAT 64 pages 14.95 €

 

Bernard LAUNOIS

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Publié le 12 Novembre 2012

Moi René TARDILa sortie d'un nouvel album de Jacques TARDI est toujours un événement dans le monde de la bande dessinée et celui-ci n'y déroge pas ! Cette fois-ci, pas de première guerre mondiale dont Jacques TARDI s'est fait un éminent spécialiste, mais la réalisation d'un projet longuement mûri dans la transposition de carnets de son propre père, narrant sa vie de prisonnier de guerre pendant la 2ème guerre mondiale.

Le ton de cette bande dessinée est vite donné puisque dès la préface de Dominique LAGRANGE complétée par celle de son compagnon et auteur Jacques TARDI, les propos cadrent tout de suite et de fort belle manière l'histoire qui va suivre, celle de prisonniers de guerre qui ont perdu leur jeunesse et leur illusion dans des camps allemands.

Cet album, assurément pas édulcoré au point de vue historique, comme peuvent l'être bon nombre de nos livres scolaires d'histoire, nous replonge dans une période que l'on aurait tendance à vouloir trop aisément évacuer de la mémoire collective.

Si le talentueux scénariste et dessinateur Jacques TARDI n'a jamais fait dans la dentelle quand il s'agit de décrire des situations parfois dérangeantes notamment pour la nation et plus particulièrement pour la grande "muette", on peut dire que dans cet album, il ne s'en prive pas !

On appréciera l'idée de représenter le fils Jacques TARDI dans les cases de l'album interrogeant son père René, comme s'il assistait en direct à ces moments si douloureux de la vie, qui donne une dynamique particulièrement intéressante à ces presque 200 pages que l'on dévore avidement, partagé entre l'humour noir de l'auteur et la description de la misère humaine ; au détour, on rit des phrases choc du narrateur qui contraste tellement avec le dessin. On retrouve souvent la gouaillerie de Jacques TARDI au point de se demander si les propos de son père ne font pas qu'un avec l'auteur.

Le trait de dessin, reconnaissable entre mille, est toujours aussi efficace et il est particulièrement bien mis en valeur par des couleurs appropriées à cette période noire qu'ont vécue des millions de prisonniers de guerre dont beaucoup ne sont, hélas, jamais revenus.

Moi René TARDI-2

On notera également que ce roman "familial" prend tout son sens quand on sait que les enfants de l'auteur y ont activement participé, Rachel pour la mise en couleurs et Oscar pour les documentations et les recherches iconographiques qui ont permis de réaliser l'album, mais également Dominique GRANGE tout particulièrement dans ses recherches photographiques sur la période.

A n'en point douter, faire revivre les heures difficiles de leur aïeul au travers du dessin de leur père a sûrement dû être un exercice passionnant et riche en émotions qui d'ailleurs, transpirent à chaque case !

Merci Monsieur TARDI d'avoir mis un coup de projecteur sur cette période sombre en mettant en texte et en images les propos de votre père ! Ces pages sont importantes car elles contribuent à perpétuer une mémoire que chacun de nous se doit surtout de conserver !

 

Il ne nous reste plus qu'à attendre impatiemment la 2ème partie...


MOI RENE TARDI PRISONNIER DE GUERRE AU STALGE IIB, TARDI Editions CASTERMAN 192 pages 25.00 €

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bernard LAUNOIS

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Publié le 11 Novembre 2012

Julius-II.jpgLe duo DORISON/ALICE nous avait tour à tour, intrigués, enchantés dans la saga du troisième testament, saga qui avait révolutionné, à sa sortie, la bande dessinée historique en associant, pour la première fois, grande aventure et quête ésotérique !  

Avec le concours des dessinateurs Robin RECHT (1er tome) et Thimothée MONTAIGNE (2ème tome), les auteurs ont eu la riche idée de prolonger la série en revenant sur la genèse de l’histoire, pour nous narrer celle du nom du prophète oublié, Julius de Samarie.

Le premier tome s'achevait par la déchéance du général Julius, persécuteur de juifs et de chrétiens, envoyé dans les mines de Judée à cause de sa fille Julia ; elle l'avait trahi, ne supportant pas que son père fomente l’extermination des chrétiens romains et qu’il accuse celui qu’il avait ramené de sa dernière conquête d'Alexandrie.

La période vécue au fin fonds de la Judée transformera la haine de Julius pour ce "messie" en un besoin impératif de le sauver. Evidemment, on va vite se demander les raisons de son revirement : Julius fait-il cela pour se racheter auprès de sa fille Livia, avec laquelle il s'est réconcilié ? La dure vie dans la mine a-t-elle transformé le prétentieux Julius au point qu’il vouerait une adoration à ce "messie", le prince des princes ? N'est-ce pas plutôt pour le soutenir afin qu'il devienne un chef de guerre capable de libérer le pays ?

Julius-II-2.jpgDans la pure lignée de l'esprit qu'a voulu donner Alex ALICE à la saga du Troisième Testament, le dessin de Thimothée MONTAIGNE, est alerte, épuré juste ce qu'il faut pour donner toute la force à cette belle histoire. Si vous aimez les péplums, c'est le moment de (re)découvrir la série et vous (re)plonger dans les cités babyloniennes, découvertes au détour d'un désert mystérieux, envoutant.

A l'occasion de la sortie de ce tome 2, les éditions GLENAT nous offrent la possibilité de découvrir les coulisses de la série en sortant un coffret collector en édition limitée, qui regroupe l'album et un making off réunissant les storyboards et les crayonnés d'Alex ALICE et de Thimothée MONTAIGNE. Cette excellente initiative n'est pas sans rappeler la sortie en 1998 du coffret comprenant le tome 2 accompagné d'un cahier "esquisses", aujourd'hui recherché par bon nombre de collectionneurs.

 

Le Troisième Testament Julius II, La révélation chapitre 1 ALICE/DORISON/MONTAIGNE

Editions GLENAT Collection Grafica 56 pages 13.90€ et Coffret Collector 35.00€

 

Bernard LAUNOIS

 

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Rédigé par Bernard LAUNOIS

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Publié le 9 Novembre 2012

PromoBluesSeine2012.jpg

Dans le cadre de notre partenariat avec le festival Blues s/Seine qui se déroule cette année, du 9 au 24 novembre 2012, l’association Bulles de Mantes a le plaisir, cette année, à l'occasion de la sortie toute récente du tome 2 "Tournée d'adieux" de Bourbon Street, de vous présenter quelques unes des belles planches de cet album consacré au jazz.

Cette exposition d'une vingtaine d'originaux se déroulera au Conservatoire à Rayonnement Départemental à l’ENM de Mantes en Yvelines et sera ouverte au public pendant toute la durée du Festival Blues s/Seine, soit du 9 au 24 novembre 2012.

Ne manquez pas cette exposition consacrée à l’album BOURBON STREET T2  aux éditions GRAND ANGLE du dessinateur Alexis CHABERT sur un scénario de Philippe CHARLOT.

BourbonStreetT2-1.jpg

Une séance de dédicaces avec l’auteur se déroulera le samedi 17 novembre 2012, de 15 heures à 17 heures 30, autour de son exposition à l’ENM de Mantes en Yvelines.

Venez donc nombreux voir cette exposition et rencontrer l'auteur avant d’assister aux nombreux spectacles de qualité que nous a encore concocté l’association Blues s/Seine !

 

Bernard LAUNOIS

 

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Rédigé par Bernard LAUNOIS

Publié dans #Bulles en villes

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Publié le 7 Novembre 2012

Nous avions beaucoup aimé le premier tome de KARMA SALSA (cf. chronique), et nous attendons la suite  de cette série plutôt prometteuse. La venue du dessinateur palois Frédéric CAMPOY à Quai des bulles nous a donné l'occasion d'une rencontre décalée.

L'histoire se déroule dans les Caraïbes, pourquoi aussi loin ?

fred_Campoy.jpg« Au départ, j'étais à l'initiative de ce projet et dans mon idée, le personnage principal devait être "black" style Mike TYSON, épris de bagarre. Pour les besoins de l'ambiance, il fallait que l'action se situe dans un environnement plus exotique aux couleurs chaudes incitant au rêve, et les Caraïbes conjuguaient la proximité des Amériques et les paysages colorés que je recherchais.

Mais finalement, un tel homme aurait été trop stéréotypé et avec les scénaristes Joël CALLEDE et Philippe CHARLOT, il a été décidé de mettre plutôt en scène des personnages de type européen. C'est ainsi qu'apparaît Lars, le maître spirituel d'Ange, qui a beaucoup bourlingué de par le monde et qui s'est fait sa propre philosophie : Tibet, bouddhisme, Himalaya ... »

 

 Finalement, vous n'avez pas écrit vous-même le scénario, quelle en est la raison ?

« Menant une autre activité professionnelle (je donne des cours de bande dessinée à l'Ecole supérieure d'art des Pyrénées), je ne me sentais pas tout mener de front. Et puis, c'est tellement rassurant d'avoir des partenaires pour réaliser un tel projet. De plus, Joël CALLEDE pratique la méditation, et c'est un ami. Lui-même, travaillant sur plusieurs scénarios,  a fait appel pour les dialogues à Philippe CHARLOT, un autre régional. »

« J'aime garder une part d'improvisation »

Pouvez-vous nous préciser vos méthodes de travail avec vos deux scénaristes ?

« Les deux scénaristes se voient toutes les trois semaines et proposent un synopsis sur lequel je fais un story board de cinq pages. S'ensuivent plusieurs allers et retours entre les scénaristes et moi : validation du story board,  réalisation du crayonné en A3, re-soumission et enfin, encrage. Pour cet encrage effectué à la plume calligraphique et au stylo feutre noir, j'aime garder une part d'improvisation qui donne plus de dynamisme au dessin.

Je réfléchis aujourd'hui à la possibilité de concevoir mon travail entièrement à la palette graphique et garder le plaisir de l'original pour notamment des ex-libris. »

 

Et le travail avec votre coloriste ?

« J'ai tendance à donner des indications concernant les couleurs de jour et de nuit, et de laisser par ailleurs beaucoup de liberté ; elle connait bien son métier ! »

Vous avez parlé de vos cours à l'école d'art, quelles sont les raisons de cet engagement, est-ce seulement alimentaire ?

« J'aime la pédagogie, la transmission du savoir. Etant autodidacte, j'ai dû travailler pour acquérir toutes les bases et je suis fier de pouvoir aider mes élèves à se les approprier. »

La musique est assez présente dans ce premier tome, quelle place tient-elle dans votre vie ?

« En fait, c'est surtout Philippe CHARLOT qui est musicien et c'est lui qui a eu l'idée du rappeur. Ce flic devait rêver être américain. »

« Il faut savoir équilibrer dans la vie »

Au final, vous êtes vous-même plutôt Karma ou plutôt Salsa ?

« Le Karma, c'est pour moi la somme des actes positifs et négatifs, et qui amène à plus de sérénité. Ces temps-ci, je suis plutôt Karma ! Mais il faut savoir équilibrer dans la vie et je reviens doucement vers la Salsa. D'ailleurs, je me suis mis au théâtre, et cette expression aide à diminuer le stress. »

Propos recueillis le 27 octobre 2012 par Bernard LAUNOIS et Jérôme BOUTELIER à l'occasion du festival BD de St Malo

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Interviews

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Publié le 21 Octobre 2012

Le roi Joachim est intimement convaincu que le refus d'Aline de devenir sa  reine est l'unique raisoBalade-au-bout-du-monde.jpgn du marasme que traverse son royaume oublié. Alors, quand il a l'opportunité de pouvoir faire revenir Aline dans son royaume pour la reconquérir, il n'hésite pas un seul instant. Mais quel stratagème va-t-il utiliser pour arriver à ses fins ? Arthis et Aline sont parents depuis peu d'un petit Azhen qu'ils chérissent, et bien qu'ils pensent encore souvent au petit royaume du bout du  monde, ils n'envisagent pas du tout d'y retourner; et pourtant...

Son épilogue va nous replonger dans l'univers médiéval de cette série incontournable où les acteurs d'aujourd'hui ont du mal à trouver leurs marques, et pour cause... Du suspense, vous allez en avoir jusqu'à la fin de l'album et peut-être vous dire que finalement, ce n'est qu'un au revoir...

Le scénario de Pierre Makyo est très bien construit, à l'image de la série qui nous aura tenus en alerte pendant tant d'années. La riche idée d'avoir réuni  quatre des dessinateurs  de la série(LAVAL  N.G., Claude PELET, Eric HERENGUEL et Michel FAURE) dans le même opus rappelle  que ces talentueux artistes ont été à même d'apporter une belle unité à cette fabuleuse série et jusqu’à son dernier épisode . N'oublions pas non plus le beau rendu des couleurs d'Irène HÄFLIGER qui rajoute à son harmonie. Nous n'aurons qu'un regret, c'est celui de ne pas y voir Laurent Vicomte, l'un des auteurs majeurs de la bande dessinée contemporaine.

Parler de la fin d'une série est toujours un moment nostalgique , et celle-ci ne déroge pas à la règle.

Si 'Balade au bout du monde' a peut-être eu un peu de mal à repartir au début du deuxième cycle, ne serait-ce parce qu'elle n'était plus composée du couple mythique Vicomte/Makyo, elle a fini par prendre son rythme et les  deux cycles suivants auront permis de découvrir  de nouvelles religiosités.

Après seize albums en un peu plus de trente ans, la saga des années 80 voit la fin de série qui aura marqué le monde de la bande dessinée de toute une génération, avec un excellent épilogue qui va nous faire regretter qu'il n'y ait plus de suite.

Enfin, à l'occasion de la publication de l'épilogue, les éditions GLENAT ont eu la riche idée de rééditer les intégrales des quatre précédents cycles ! A ne pas manquer si vous en aviez laissé passé un !


BALADE AU BOUT DU MONDE, EPILOGUE MAKYO/HERENGUEL/FAURE/LAVAL N.G./PELET éditions GLENAT 64 pages 14.95€


Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bernard LAUNOIS

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Publié le 19 Octobre 2012

QuaiDesBulles2012-1.jpgLes vacances de la Toussaint se profilent et son incontournable festival Quai des Bulles est encore fidèle au rendez-vous de cette année 2012.

Depuis quelques années déjà, l'organisation du festival présente un programme dense et riche aux festivaliers et cette année 2012 ne déroge pas à la règle en promettant encore de bons  moments.

Une énumération de toutes les manifestations organisées à l'occasion de cette manifestation serait longue et fastidieuse et je vous conseille fortement de vous reporter sur le site http://www.quaidesbulles.com où vous aurez tout à loisir de faire votre choix.

Néanmoins, j'attire tout particulièrement votre attention sur des moments forts qu'il serait dommage de manquer.

Ainsi les expositions au Palais du Grand Large telles que "Les arcanes d’Andreas", le 10ème anniversaire de la création des éditions Emmanuel Proust avec une sélection de 10 titres représentatifs de cette décennie éditoriale. Il ne faut pas oublier non plus une exposition consacrée au dernier album de Nicolas MALFIN et Hervé BOIVIN, dénommé "Cézembre, août 1944"  dans les murs de La Maison du Québec.

Quai des bulles, c'est aussi des rencontres amateurs/pros souvent très enrichissantes,  des lectures de contes mais aussi un match à bulles avec pour thème le retour d'expérience des rencontres de 7 auteurs dans 7 prisons et la présentation de leurs travaux effectués pour l'occasion.
QuaiDesBulles2012-2.jpgEnfin, des auteurs présents, comme s'il en pleuvait qu'on a toujours plaisir à rencontrer dans ce cadre malouin.

 Alors, c'est décidé, vous allez rejoindre l'équipe de Quai des Bulles et son festival ?  Ne trainez pas pour réserver votre logement car ce serait dommage de ne pas pouvoir profiter de ces 3 jours qui s'annoncent festifs !

 

Bernard LAUNOIS

 

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Rédigé par Bernard LAUNOIS

Publié dans #Divers

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Publié le 15 Octobre 2012

Un printemps à Tchernobyl

Vous avez dit la mort ?

 

Un printemps à Tchernobyl nous révèle dès même son titre toute l’ambiguïté du voyage qu’Emmanuel Lepage, en s’associant à une action humanitaire pour aider des enfants contaminés, a fait sur les lieux de Tchernobyl.

A la rencontre des quelques habitants vivant en lisière de la zone interdite, Emmanuel Lepage nous dévoile la découverte progressive et maladroite de l’autre, à la faveur de portraits tout empreints de finesse et de sensibilité. L’image de la centrale maudite reste sinistre dans l’inconscient collectif, et pourtant rapidement, la beauté trompeuse de la nature le conduit sur des sentiers insoupçonnés.

Plus qu’un pamphlet militant, plus qu’un témoignage journalistique, il nous entraine en immersion dans un univers où la réalité a rejoint la fiction la plus terrible, où les repères ont disparu tant le visible et l’invisible s’imposent tour à tour pour troubler les perceptions du monde environnant. C’est un conte philosophique qu’il nous offre, balançant entre éloge funèbre et hymne à la vie, dans lequel il se confronte aux mystères insondables du beau et du laid, du bien et du mal, de la vie et de la mort, en une quête initiatique où l’auteur est inéluctablement ramené à la recherche de lui-même.

Par le rythme de la construction, par la délicatesse extrême du dessin, par la progression chromatique et l’aboutissement du trait, par le cheminement de la réflexion et l’élégance du propos, Emmanuel Lepage nous livre un chef d’œuvre à couper le souffle.

Un printemps à Tchernobyl ne se raconte pas, il nous emporte dans une recherche dont la réponse est à discerner au profond de notre être.

Un témoignage bouleversant pour un album qui soulève des questions essentielles.

Vous avez dit la mort ? Et c‘est la vie !

 

Un Printemps à Tchernobyl, par Emmanuel Lepage, 164 pages, éditions Futuropolis

Illustrations © Futuropolis 2012

Jérôme BOUTELIER

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Rédigé par Jérôme BOUTELIER

Publié dans #Chronique de Jérôme BOUTELIER

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Publié le 15 Octobre 2012

La sortie d'un album des Bidochon est toujours attendue avec impatience même si on l'aLes-Bidochons-T21.jpg déjà dégusté dans les pages de l'incontournable mensuel Fluide Glacial.

Malgré tout, on peut se poser la question de savoir si Les Bidochon sont encore capables de nous étonner après tant d'années de sujets traités avec humour et grincement de dents ? La réponse est assurément oui et l'on s'en réjouit.

Le scénariste/dessinateur Binet a encore réussi le pari en nous entraînant cette fois sur le terrain de l'écologie. Vous connaissez, l'écologie à la sauce pays industrialisé qui ne sait plus comment s'y prendre pour endiguer ses déchets, sa pollution de l'air et de l'eau et j'en passe !

Notre pauvre Robert est un peu dépassé par les événements et les velléités de sa chère et tendre à vouloir se lancer à fond dans les dernières élucubrations, pardon inventions, pour économiser l'électricité, l'eau, mais également  protéger le règne animal à commencer par l'Orang Outang. Imaginez, tout un programme !

Robert râle beaucoup, souvent à juste titre et sa Raymonde l'abreuve de consignes à respecter pour sauver la planète ! Les traits physiques comme psychologiques sont poussés au maximum afin d'en tirer la quintessence, en l'occurrence la bêtise.

On ne sait jamais à quoi ou à qui tient la réussite et si on en connaissait la recette, il y a bien longtemps qu'elle serait exploitée. En fait, le secret de la longévité de cette série tient assurément à la capacité de son auteur à se renouveler sur les sujets et tourner en dérision les frasques de notre société de consommation avec dextérité et humour.

Vous savez donc ce qu'il vous reste à faire ? Vous précipiter chez votre libraire pour y prendre un grand bol d'oxygène (non pollué) à la lecture de ce bon album.

 

LES BIDOCHON BINET Editions FLUIDE GLACIAL, 48 pages 10,50 €

 

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bernard LAUNOIS

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