Publié le 12 Novembre 2012
La sortie d'un nouvel album de Jacques TARDI est toujours un événement dans le monde de la bande dessinée et celui-ci n'y déroge pas ! Cette
fois-ci, pas de première guerre mondiale dont Jacques TARDI s'est fait un éminent spécialiste, mais la réalisation d'un projet longuement mûri dans la transposition de carnets de son propre père,
narrant sa vie de prisonnier de guerre pendant la 2ème guerre mondiale.
Le ton de cette bande dessinée est vite donné puisque dès la préface de Dominique LAGRANGE complétée par celle de son compagnon et auteur Jacques TARDI, les propos cadrent tout de suite et de fort belle manière l'histoire qui va suivre, celle de prisonniers de guerre qui ont perdu leur jeunesse et leur illusion dans des camps allemands.
Cet album, assurément pas édulcoré au point de vue historique, comme peuvent l'être bon nombre de nos livres scolaires d'histoire, nous replonge dans une période que l'on aurait tendance à vouloir trop aisément évacuer de la mémoire collective.
Si le talentueux scénariste et dessinateur Jacques TARDI n'a jamais fait dans la dentelle quand il s'agit de décrire des situations parfois dérangeantes notamment pour la nation et plus particulièrement pour la grande "muette", on peut dire que dans cet album, il ne s'en prive pas !
On appréciera l'idée de représenter le fils Jacques TARDI dans les cases de l'album interrogeant son père René, comme s'il assistait en direct à ces moments si douloureux de la vie, qui donne une dynamique particulièrement intéressante à ces presque 200 pages que l'on dévore avidement, partagé entre l'humour noir de l'auteur et la description de la misère humaine ; au détour, on rit des phrases choc du narrateur qui contraste tellement avec le dessin. On retrouve souvent la gouaillerie de Jacques TARDI au point de se demander si les propos de son père ne font pas qu'un avec l'auteur.
Le trait de dessin, reconnaissable entre mille, est toujours aussi efficace et il est particulièrement bien mis en valeur par des couleurs appropriées à cette période noire qu'ont vécue des millions de prisonniers de guerre dont beaucoup ne sont, hélas, jamais revenus.
On notera également que ce roman "familial" prend tout son sens quand on sait que les enfants de l'auteur y ont activement participé, Rachel pour la mise en couleurs et Oscar pour les documentations et les recherches iconographiques qui ont permis de réaliser l'album, mais également Dominique GRANGE tout particulièrement dans ses recherches photographiques sur la période.
A n'en point douter, faire revivre les heures difficiles de leur aïeul au travers du dessin de leur père a sûrement dû être un exercice passionnant et riche en émotions qui d'ailleurs, transpirent à chaque case !
Merci Monsieur TARDI d'avoir mis un coup de projecteur sur cette période sombre en mettant en texte et en images les propos de votre père ! Ces pages sont importantes car elles contribuent à perpétuer une mémoire que chacun de nous se doit surtout de conserver !
Il ne nous reste plus qu'à attendre impatiemment la 2ème partie...
MOI RENE TARDI PRISONNIER DE GUERRE AU STALGE IIB, TARDI Editions CASTERMAN 192 pages 25.00 €
Bernard LAUNOIS
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Dans la pure lignée de l'esprit qu'a voulu donner Alex ALICE à la saga du Troisième Testament, le dessin de Thimothée MONTAIGNE, est alerte, épuré juste ce
qu'il faut pour donner toute la force à cette belle histoire. Si vous aimez les péplums, c'est le moment de (re)découvrir la série et vous (re)plonger dans les cités babyloniennes, découvertes au
détour d'un désert mystérieux, envoutant.

« Au
départ, j'étais à l'initiative de ce projet et dans mon idée, le personnage principal devait être "black" style Mike TYSON, épris de
bagarre. Pour les besoins de l'ambiance, il fallait que l'action se situe dans un environnement plus exotique aux couleurs chaudes incitant
au rêve, et les Caraïbes conjuguaient la proximité des Amériques et les paysages colorés que je recherchais.
n du marasme que traverse son
royaume oublié. Alors, quand il a l'opportunité de pouvoir faire revenir Aline dans son royaume pour la reconquérir, il n'hésite pas un seul instant. Mais quel stratagème va-t-il utiliser pour
arriver à ses fins ? Arthis et Aline sont parents depuis peu d'un petit Azhen qu'ils chérissent, et bien qu'ils pensent encore souvent au petit royaume du bout du monde, ils n'envisagent
pas du tout d'y retourner; et pourtant...
Les vacances de la Toussaint se profilent et son incontournable festival Quai des Bulles est encore fidèle au rendez-vous de cette année
2012.
Enfin, des auteurs présents, comme s'il en pleuvait qu'on a toujours plaisir à rencontrer dans ce cadre malouin.

déjà dégusté dans les pages de l'incontournable mensuel Fluide Glacial.
Un
cadavre mutilé, sur lequel on a gravé une écriture japonaise, voilà sur quoi tombe Zoé, une ado bruxelloise, au détour d'une allée du Muséum, un parc de la capitale belge. La stupeur de la
découverte estompée, l'ado s'empresse de prendre avec son portable, une photo du tronc, et au lieu de se précipiter aux autorités policières, décide en compagnie de ses amis de se transformer en
détective amateur. Quel aubaine pour le blog de ces jeunes ados de parler d'un fait divers particulièrement sordide plutôt qu'enquêter sur la pollution des étangs d'Ixelles !