Publié le 8 Octobre 2012
Voici quatre
ans que cette enquête policière, sur fond de tranchée, attend son dénouement après nous avoir tenus
en haleine dès le premier tome de cette saga.
Il convient de faire un résumé des trois tomes précédents afin de mieux en comprendre la fin. Nous sommes en 1915, alors que cette terrible guerre de tranchées bat son plein sur le front, et trois jeunes femmes vont être découvertes assassinées avec chacune une lettre d'adieu l' accompagnant. C'est au lieutenant Vialatte, gendarme de métier, que l'on confie l'enquête qui va le mener aux quatre coins de l'hexagone afin d'élucider cette tuerie organisée. Dès les premiers moments de l'histoire, nous allons forcément nous demander qui peut avoir intérêt à se débarrasser de ces demoiselles. Il y a-t-il un rapport entre elles ? Les accusés qui font de très bons coupables, le sont-ils vraiment ? L'enquête s'avère difficile, le pays est en guerre et le front charrie chaque jour son lot de désolation ! Il faudra attendre la fin de la guerre pour que le lieutenant Vialatte découvre la vérité, et quelle vérité, douloureuse et ô combien impitoyable ! L'horreur de la guerre ne suffit pas, il faut y rajouter la perfidie des hommes.
Ce récit va nous permettre de mieux encore appréhender cette guerre de tranchées, toutes ces injustices pour des soldats qui ne sont bons qu'à faire de la chair à canon dans des boyaux immondes qui puent la mort , alors que leurs officiers sont tranquillement à l'arrière à donner des ordres. Ne parlons pas du rejet de la population civile, loin des combats, qui ne comprend pas la rancœur de ces hommes que l'on envoie au charbon sans espoir d'en revenir un jour.
Au fil de l'enquête, vous découvrirez des êtres poignants qui ne survivent que pour faire la guerre, sans grand espoir que cela finisse un jour.
Plus jamais ça, c'est le raisonnement que l'on pourrait tenir en lisant cette saga, mais ce n'est, hélas, pas la leçon qui a été retenue par la vieille Europe qui se perdra dans un nouveau conflit généralisé vingt ans après ! Le scénario de KRIS est poignant, à l'image du dessin de MAËL. L'enquête est passionnante mais à se demander si quelquefois la description si poignante de la première guerre mondiale ne prend pas le pas sur elle. Les aquarelles rehaussent des êtres plus vrais que nature, avec des visages taillés à la serpe tour à tour, durs, tristes, à l'image de cette boucherie qui envahit l'Europe. Le scénariste KRIS a su faire, avec talent, un récit à plusieurs niveaux de lecture, la description d'une guerre absurde, la vie plutôt compliquée des soldats, voire même de l'enquêteur.
Le poids des mots et le choc des dessins, résument assez bien l'ambiance de cette série incontournable qui peut remplacer allègrement certains livres scolaires d'histoire.
Du grand KRIS et du grand MAËL que vous ne pouvez pas louper, au risque de passer à côté d'une belle page d'histoire.
NOTRE MERE LA GUERRE, 4 volumes MAËL/KRIS Editions FUTUROPOLIS 64 pages 16.50 €
Bernard LAUNOIS
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Un
cadavre mutilé, sur lequel on a gravé une écriture japonaise, voilà sur quoi tombe Zoé, une ado bruxelloise, au détour d'une allée du Muséum, un parc de la capitale belge. La stupeur de la
découverte estompée, l'ado s'empresse de prendre avec son portable, une photo du tronc, et au lieu de se précipiter aux autorités policières, décide en compagnie de ses amis de se transformer en
détective amateur. Quel aubaine pour le blog de ces jeunes ados de parler d'un fait divers particulièrement sordide plutôt qu'enquêter sur la pollution des étangs d'Ixelles !
Le majestueux
château de Versailles et ses occupants vivent à l'heure des ors de l'ancien régime à un détail près, nous sommes à des années lumière de cette période reculée. Mais ce territoire,
classé parmi les sept merveilles du monde, a été sélectionné pour recueillir l'élite du pays car Il y a bien longtemps que notre bonne veille terre a été anéantie par la folie des hommes.
Ce havre de paix perpétue la vie sur la terre avec de bien singuliers rituels où l'on érige en spectacle simultanément la mort d'un vieillard de 263 ans au profit de l'arrivée d'un
nouveau-né !
VERSAILLES T1,
Crépuscule du Roy
et autres hippopotames, nos deux co-commandants de
l'expédition "découvertes des origines du Nil" ne manquent pas de s’invectiver, rejetant la faute sur l'autre chaque fois qu'une décision est prise par l'un deux. Vous découvrirez les raisons de
cette discorde et vous n'aurez sûrement, comme moi, qu'une hâte de suivre les aventures de ces deux découvreurs dans le second tome.
Poursuivant son rythme
trimestriel, l’association Bulles de Mantes, en partenariat avec Le Domaine de la Corniche, a l'honneur de recevoir pour sa 3ème rencontre de l'année 2012 le talentueux dessinateur Emmanuel
LEPAGE, auteur notamment de "Muchacho", "Oh, les filles", "Voyage aux iles de la Désolation" et son dernier album "Un printemps à Tchernobyl" qui sortira début octobre aux éditions
FUTUROPOLIS.
dans les annales, par sa qualité et
son ampleur puisqu'elle aura réunit près de 170 originaux, aura été vue par plus d'un millier de visiteurs. La séance de dédicaces qui avait accompagné le vernissage avait également rencontré un
vif succès au point que grand nombre d'entre nous n'avions pu faire dédicacer son dernier album de l'époque, " Voyage aux iles de la Désolation" . Aussi, l'association Bulles de Mantes a
décidé de remettre le couvert et d'inviter Emmanuel, pour notre plus grand plaisir et ce, dans un cadre plus intimiste qu'est le Domaine de la Corniche.
Alors, c'est pas "l'histoire d'un mec" comme se plaisait à le dire notre
ami Coluche
Il aura fallu un soir, une coupure
électrique et la rencontre "fortuite" de Clara BERHINGER pour que la vie de Serge GUERIN bascule. Rendez-vous compte, ce quinquagénaire souffre d'électro-sensibilité qui se traduit par des
intolérances aux ondes des portables, des téléviseurs et autres ordinateurs, voire même des néons. Et pour couronner le tout, il a mis toute ses économies dans le projet de la construction d'une
hypothétique demeure censée le protéger de toutes ces ondes néfastes qui lui pourrissent la vie. Mais de construction de maison, il n'a jamais vu la première pierre puisque l'escroc qui la lui a
fait miroiter s'est enfui avec ses vingt ans d'économie. Aujourd'hui, il ne rêve que de se venger de ce bonimenteur et le supprimer. Alors, quand il rencontre Clara BERHINGER au bar d'un hôtel,
cette jolie fille lui raconte qu'elle a subi le viol d'un voisin et qu'elle
Mais que diable allait-il faire dans cette galère ? Cette interrogation de la bouche de Géronte dans les fourberies de Scapin
résume plutôt bien les pérégrinations du père Mils, responsable d'une paroisse de la côte ouest des

La baston, que l'on trouve au détour de bon nombre de
pages, n'a jamais été mon fort mais là, je dois dire que le superbe dessin du chinois JUZHEN embellirait presque les combats, ou du moins les magnifierait. Souvent mortelles, ces batailles
peuplent les pages de l’album et l'on en apprécie le découpage, les scènes de corps à corps mais aussi les couleurs magnifiques avec notamment de superbes épisodes nocturnes où le rouge du sang
est omniprésent. A cela, on ajoutera des "tronches" avec des bras qui ont la taille de cuisses et qui n'ont de cesse de se réchauffer en s'étripant. Le scénario s'avère bien ficelé, avec une
histoire qui s'est installée dans le premier tome et qui prend toute sa dimension dans ce tome deux !