Publié le 27 Décembre 2013
Conduire une Harley et a fortiori la posséder sous-entend de rentrer dans un cercle d'exception ! Marc Carré, notre jeune quinquagénaire en rêvait et n'a pas hésité à franchir le pas, entraînant "Tanie" sa compagne. Après bien des déboires divers et variés décrits si justement dans le premier album, nos possesseurs de bolides d'exception ont décidé de s'acoquiner avec d'autres bikers afin de créer un club bien à eux, auquel ils pourraient s'identifier véritablement. Car, s'afficher avec des "purs et durs" qui ne pensent qu'à boire et parader avec leurs pétoires n'est pas tout à fait le créneau attendu surtout lorsqu'on ressemble plutôt à des petits bourgeois parvenus.
Coincés entre des égos difficilement gérables et des problèmes de crise de retour d'âge plus conséquents que les retours de manivelle de leurs "pétrolettes", nos compères ont bien du mal à se faire une place dans le monde des "rebels".
Le scénariste Marc Cuadrado, aux multiples talents, s'est parfaitement fondu dans le style Margerin, avec beaucoup d'humour et d'impertinence, en lui apportant une nouvelle dynamique qui fait de cette dernière série une belle pépite, que l'on a grand plaisir à lire. Le style "gros nez" de Frank Margerin est toujours aussi efficace depuis maintenant plus d'une trentaine d'années.
Alors, c'est le moment de découvrir comment nos "jeunes" bikers ont le don de faire leurs "quinqua" nerveux !
Je veux une Harley T2 Margerin/Cuadrado Editions DARGAUD 48 pages 11.99 €
Bernard LAUNOIS
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"J'ai la mémoire qui flanche, je me souviens plus très bien", décidément le texte de la chanson de Jeanne Moreau n'aura jamais tant été d'actualité ! Cela
fait bientôt près de trente ans que le scénariste Jean Van Hamme et le dessinateur William Vance ont créé l'une des séries les plus mythiques de la bande dessinée moderne. Près de vingt albums
plus tard, le concept de l'amnésique qui aurait tué le Président John Fitgerald Kennedy avait fini par s'éroder au point d'ennuyer le lecteur dans les derniers tomes, tellement le récit trainait.
Il aura fallu la recomposition de l'équipe, en les personnes de Yves Sente (Blake et Mortimer, Thorgal), scénariste et du dessinateur Youri Jigounov (Alpha) pour apporter un nouveau souffle et
rendre l'envie de se plonger dans cette belle histoire.
Retrouver son passé, Jason Mc Lane, alias XIII, en rêve depuis longtemps. Mais quelles sont les motivations et la détermination d'une mystérieuse
fondation à lui faire recouvrer la mémoire, allant jusqu'à utiliser des procédés médicaux ? Quel rapport ce numéro XIII aurait avec le non moins célèbre bateau Mayflower ? Jason continuera-t-il
longtemps encore à subir les évènements qui lui tombent dessus ?
Eldorado City, la ville ne porte plus vraiment bien son nom depuis que ses dirigeants ont décidé de vendre l'âme de leur contrée à une force
maléfique, en échange d'une hypothétique promesse de prospérité et de sécurité.
afin de préserver la montée du mal
qui à terme, fera main basse sur la ville. C'était sans compter sur une poignée d'adolescents qui sont les seuls à voir ces personnages maléfiques. Leur prise de conscience va les amener
rapidement à s'opposer aux forces du mal. La cause est noble mais pour le moins ardue et l'aventure commence... Ne sont-ils pas rapidement démunis devant les événements qui se renouvellent
quotidiennement ?
1936, les premiers congés payés et la transhumance des parisiens
vers le soleil… Mattéo ne les aurait ratés pour rien au monde ces quinze jours de farniente "offerts" par Léon Blum. Ils lui donnent l’occasion de retrouvailles nombreuses, mais pas toujours à la
hauteur de ses attentes : tout d’abord avec sa mère, qu’il avait délaissée après ses escapades en Espagne et en Russie, et son emprisonnement à Cayenne; et puis les retrouvailles avec
Juliette, qui l'a snobé au profit de Guillaume de Brignac, le riche héritier de famille qui possède tout ou presque à Collioure, la ville de son enfance.
Un Mattéo qui se cherche, hanté par le passé d'un père
anarchiste espagnol, meurtri par les années passées à Cayenne... Comment va-t-il se dépêtrer de tous les carcans qui lui pèsent depuis son adolescence ? Sa vie ne sera-t-elle toujours qu'une
extraordinaire fuite en avant ? Aura-t-il enfin un sursaut qui le poussera à s'engager ?
Trente déjà que Jean-Marc Reiser est décédé et pourtant... ses dessins sont toujours d'actualité et ce, dans de nombreux sujets tels que l'écologie, le social, les rapports
amoureux...
ceux qui ont connu l'artiste mais aussi à ceux qui le
découvrent aujourd'hui ? Jean-Marc Parisis nous montre un artiste aux multiples facettes, tantôt cynique, tantôt tendre, assurément visionnaire et ce, dans bon nombre de sujets criants
d'actualité. Que ce soit dans le domaine de la condition sociale avec le dessin d'un ouvrier "Travailler plus, gagner moins" ou encore écologique, ses histoires toujours pourraient avoir été
écrites hier seulement alors qu'elles ont été réalisées il y a plus d'une trentaine d'années.
Qui ne connait pas
encore Bouncer, le célèbre manchot barman de l'ouest, sauveur de l'orphelin et de la veuve éplorée ? Le premier album de cet excellent diptyque avait laissé le redresseur de torts au fin fond du
terrible pénitencier de Deep End : un endroit impossible d'où on ne ressort que les pieds devant. Echec total pour notre homme qui n'est pas arrivé à ramener Pretty John, le fils sanguinaire du
directeur du pénitencier et de sa démoniaque épouse. Que faire sinon croupir dans cette geôle avant que Pretty John ne s'acharne sur lui ? Seulement, c'est sans compter sur la détermination
et la ruse de Bouncer. De la prison sans retour au désert sans fin, va s'ensuivre une incroyable traque où tous les coups sont permis.
Lorsque le jeune Romain Mataresse débarque à Sumatra en
2011, il ne connaît que deux choses de l'Indonésie : les ravages du Tsunami sept ans plus tôt qu'il a découvert par les médias et l'engagement humanitaire d'Elsa, sa sœur aînée aux côtés des
sinistrés.
Seulement, Elsa ne donne plus signe de vie depuis qu'elle
a entrepris de voyager en Asie où elle a soigné tant de misères. Alors que les enquêtes policières et les investigations du détective engagé par sa mère n'ont rien donné, Romain décide de partir à
sa recherche. A-t-elle été enlevée, tuée ?
Il aura suffit à Raphaël de recevoir une vidéocassette, lui rappelant le pari fou qu'il avait fait avec Marie son amour de vingt ans, de vivre ensemble la nuit de leurs quarante ans,
pour la rejoindre à Rome.
lecteur à en formuler d'autres, ne
serait-ce que celle du retour en arrière sur une jeunesse qu'on aurait tendance à exalter au fur et à mesure qu'elle s'éloigne.
Novembre 1804,
Comme à l'accoutumée, Jean Dufaux a le don de dynamiser les dessinateurs à qui il confie ses scénarios et Martin Jamar répond à
l'appel. La tâche était rude, particulièrement quand on voit le travail colossal réalisé pour magnifier le couronnement de l'Empereur. Avec un dessin hyperréaliste et soigné, Martin Jamar
peaufine ses planches dans le moindre détail. Une couleur directe des plus réussies, sublime le tout.