Publié le 8 Juillet 2012
Quand on a la charge de venir lire quotidiennement l’horoscope à un vieux monsieur non voyant, on ne se doute pas un seul instant de la vie incroyable que ce dernier a vécue, ou plutôt subie, lorsqu’il séjournait aux States, à la fin des années 30.
Voilà donc ce que Amadéo va découvrir, la drôle de vie de ce vieil homme qu’il distille chaque jour un
peu plus au jeune homme avide d’en connaître les méandres, sous le
règne de la prohibition et de la gâchette facile : de montreur d’ours, à assistant de Don Pomodoro, un chef mafieux sanguinaire, il se retrouve tout naturellement embringué dans une affaire qui
ne peut que finir mal !
Mais pourquoi la lecture de l’horoscope quotidien et plus particulièrement la rubrique AMOUR s’avère-t-elle aussi vitale pour ce vieil homme en fauteuil roulant ? Qu’attend-t-il de ces quelques phrases ?
Quel album ! Tout d’abord, le scénario truculent et fort bien ficelé de ZIDROU va prendre tout son sens à la fois imagé et terriblement réel : il ne faut pas vendre « La peau de l’Ours » avant de l’avoir tué.
Ensuite, le talentueux dessinateur espagnol Oriol HERNANDEZ, qui signe sous le pseudo de son prénom, nous surprend agréablement par son trait vengeur à l’image du climat général de cet album. On rajoutera des couleurs en parfaite adéquation avec la narration, chaudes pour exprimer l’Italie du sud, froides à l’image des personnes « refroidies » tout au long de l’album.
Du sang, de la violence souvent gratuite, mais aussi de la tendresse, de l’amour ! Quel cocktail me direz-vous ? Tout simplement, tous les ingrédients pour faire un bon one shot comme je les aime. Une histoire qui monte en puissance au fil des pages et que l’on ne peut que lire avidement.
Voilà un bon polar, bien noir, ponctué de quelques touches de romantisme, que vous ne pourrez pas vous empêcher d’emporter dans vos pérégrinations estivales.
LA PEAU DE L’OURS ORIOL/ZIDROU Editions DARGAUD 64 pages 14,99€
http://www.dargaud.com/peau-de-lours
Bernard LAUNOIS
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Après s'être associé
avec les scénaristes Marc VILLARD et Philippe DJIAN, on retrouve avec plaisir Jean-Philippe PEYRAUD seul aux commandes de cet album fort réussi.
En fait, son destin a très vite été lié à ces
machines. Après avoir perdu son père dans la tribune centrale du circuit du Mans en 1955, percuté par une Mercedes
Jalousie, haine, rancœur, désir de vengeance, Pablo n'attend que ça depuis 20 ans. Surtout que Ange aurait planqué, avant de dormir en prison, un
joli magot de 2 millions de dollars.
Trois époques, trois visages du mal, trois incarnations de Vlad
Dracula Tepes, voilà ce que nous proposent « Les
va
conduire à une fin des plus pathétiques dans le quatrième album !
Le 2ème
tome démarre avec l’annonce du décès du petit père des peuples, Staline, qui va faire l’effet d’une bombe auprès de la population des villes et des campagnes de l’Union Soviétique et au-delà du
monde entier. Les membres du Politburo ont déjà tourné la page, hormis la préparation des funérailles qui s’annoncent grandioses, et se consacrent à la répartition des portefeuilles ministériels
dans un climat de règlement de compte.
Qui n’a pas
été tout à tour, subjugué, ravi, fasciné, mais aussi angoissé, voire terrorisé par les contes de GRIMM ? Rappelez-vous les fameuses séances de lecture des parents avant l’extinction
fatidique de la lumière pour des nuits peuplées de rêves mais également de cauchemars. Seulement voilà, le Petit Chaperon Rouge et le Loup qui ont eu largement le temps de sympathiser depuis
qu’ils rejouent la même histoire, en ont assez de répéter le même rôle pour des milliers d’enfants. Quelle affaire !
Léon Van
Bel arrivera-t-il à éviter la casse de sa loco ? Quelle est cette mystérieuse jeune fille qui « squatte » sa machine ? Des questions qui vont trouver leurs réponses tout au long de cette belle
histoire où « La Douce » est reine !
est terrassée d’une balle reçue en plein
cœur… Quelques heures seulement, car elle revient à la vie, avec son trou dans la poitrine qui va faire d’elle un mort vivant. Non pas le mort vivant des films d’horreur qui vient hanter les
cimetières, mais plutôt une personne qui sait maintenant que son temps n’est plus compté.
Londres, à la fin du
XIXème, voilà que lord John Arthur LIVINGSTONE, débarque à Londres après avoir été élevé dans la jungle par des orangs-outans ! Il n’en faudra pas plus pour qu’il attire la
curiosité des scientifiques et intellectuels bien pensants. Rendez-vous compte, alors que Charles DARWIN vient de s’éteindre, ce jeune homme va peut-être étayer la théorie du célèbre naturaliste
comme quoi l’homme descendrait du singe !