Publié le 29 Juin 2017
L’arrivée de Lilas fleur de banlieue dans le bled natal de Fane, qui plus est le jour de l’enterrement de la mère de son nouveau compagnon, fait l’effet d’une bombe. Que vient donc faire cette bombasse, jupe ras les fesses, des lunettes de soleil pour cacher un beau coquard, dans cette famille ? Fuir sa précédente existence, faite de coups et d’humiliations et refaire sa vie auprès de Fane et de son frère, qui ne s’est jamais remis d’une trépanation alors qu’il avait une quinzaine d’années ?

Toujours est-il que sa venue ne remporte pas l’adhésion et plus particulièrement celle des voisins qui lorgnent depuis bon nombre d’années la maison de la mère maintenant décédée, pour leur permettre d’enfin réunir leurs deux garages en y adjoignant un restaurant à la place de la bicoque.
Trente ans après la sortie du film éponyme réalisé par Gérard Krawczyk, une adaptation du roman de Pierre Pelot, voilà une belle version revisitée par le romancier lui-même et mise en images par le dessinateur Jean-Christophe Chauzy pour en faire une belle bande dessinée. Les dialogues sont alertes et les réparties fusent autant que les coups, c’est dire !
Saluons ici la manière dont le dessinateur a su s’éloigner des personnages du film, pourtant bien ancrés dans les mémoires de ceux qui l’ont découvert à la fin des années 80, et plus particulièrement de la plantureuse Pauline Lafont dans le rôle de Lilas. Le tour de force de cet album est de faire (re)découvrir cette histoire sensuelle et sulfureuse avec un tandem Pelot/Chauzy qui fonctionne à merveille et donne au lecteur l’envie de (re)voir le film, voire (re)lire le roman.

L’ETE EN PENTE DOUCE PELOT/CHAUZY Editions FLUIDE GLACIAL 112 pages, 18,90 €
Bernard LAUNOIS
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reproche-t-on à Guy pour attenter à sa vie sinon sa ferme opposition à tremper dans des affaires de drogue ?

est une bien pâle copie,
Enfin, une mention toute particulière est à faire pour la belle réalisation de cette intégrale, qui comptera deux volumes, avec l’ajout de deux histoires inédites, un cahier graphique de 22 pages, sans oublier le clin d’œil délicieux de Jean-Claude Mézières avec la réalisation d’un dessin hilarant en préface.



Rien ne prédestinait la jeune Tsuda Setsuko à embrasser la carrière d’une geisha. Il aura fallu la longue et triste déchéance de son père pour que celui-ci décide, après la perte accidentelle d’une jambe, de la vendre à une maison réputée de geisha. Huit ans, est-ce un âge pour découvrir ce monde d’adulte, et se plier à un apprentissage des arts des plus rigoureux ? Maintenant, si elle ne veut pas devenir une vulgaire servante ou pire une prostituée à vie dans cette maison, il lui faudra maîtriser l’art du chant, de la danse, de l’élégance et de la musique. Hélas, son visage disgracieux et ses difficultés à acquérir tous ces arts s’avèrent un frein à ses ambitions. Heureusement, le shamisen, guitare à trois cordes sera assurément sa planche de salut : elle va se révéler très douée dans le maniement de l’instrument et qui sait, peut-être pourra-t-elle gagner suffisamment d’argent pour aider ses parents dans le besoin ?
mystérieux de la vie de ces femmes japonaises cultivées des années 20, vouées au culte du raffinement. Formidablement bien documenté, ce premier album d’un diptyque fort prometteur entraîne le lecteur au long des vicissitudes de l’émouvante jeune enfant
Les scénaristes Pierre Boisserie et Didier Convard tissent petit à petit les fils d’une intrigue de plus en plus trouble, avec en filigrane la récupération de ces fameuses fiches perforées rédigées par les agents du gouvernement de Vichy, remplies d’information sur le passé plus ou moins douteux de bon nombre de personnes influentes pendant la guerre. Relations politiques, tendance religieuse, orientation sexuelle, ces fiches sont une mine de renseignements
à l'organisation d'une course auto extrême dans laquelle tous les coups seront permis, un peu à la manière des fameuses courses de chars romaines. L'information va se répandre comme une traînée de poudre et la station et ses alentours ne vont pas tarder à être envahis de personnages à la mine patibulaire, des médias à l'affût d'un reportage à sensation, ou des agents fédéraux dévoyés du Secret Service. Bref, une population plutôt hétéroclite venue en découdre pour des raisons diverses.

attristants, sans fioritures mais sans non plus chercher à apitoyer le lecteur. Le récit est fluide et le lecteur va s'attacher très rapidement à ce diable d'homme qui aura bravé tous les interdits pour venir en aide à ses congénères, sans jamais chercher à sauver sa peau.

