coup de coeur bernard launois

Publié le 6 Octobre 2020

Appellation GOTLIB contrôlée,  un des grands crus classés de Fluide Glacial à consommer sans modération !

Qui ne connaît pas encore le  plus grand dessinateur d’humour de la fin du 20e siècle, en la personne de Marcel Gottlieb, dit « Gotlib », le dessinateur, entre autres, des fameux « Dingodossiers » avec le non moins célèbre scénariste René Goscinny, ne pourra que se jeter éperdument sur cet excellent recueil. Les années 70 voient fleurir les histoires désopilantes de ce trublion de génie de la bande dessinée, créateur de Fluide Glacial, et considéré par ses pairs comme le maître de l’humour.

Dans ce dernier volume de la série des Grands crus classés, les éditions Fluide Glacial ont réuni, avec le concours d’auteurs tels qu’Alain Chabat, Goossens, Zep… un florilège d’histoires de la période où tous ces gags paraissaient dans la revue Fluide Glacial et ce, pour le plus grand plaisir des aficionados. On notera que les saynètes, tout aussi désopilantes les unes que les autres, n’ont guère vieilli montrant une fois encore combien Gotlib aura marqué son époque et inspiré bon nombre de dessinateurs actuels.

Le lecteur appréciera le caractère impertinent, voire fripon d’histoires à ne pas mettre assurément entre toutes les mains. Plonger dans cette ambiance aura au moins le mérite de faire fonctionner vos muscles zygomatiques et rien que pour ça, c’est rien que du plaisir !

LES GRANDS CRUS CLASSES DE FLUIDE GLACIAL appellation GOTLIB contrôlée GOTLIB/Collectif Editions FLUIDE GLACIAL 96 pages, 19,90 €

Bernard Launois

 

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 3 Octobre 2020

Sœurs d’Ys, une histoire de famille bien singulière !

Adapter, revisiter une fable ou une légende reste un exercice difficile dont le scénariste Matthew Tobin Anderson va s’affranchir avec talent et ce, dès les premières pages de cette légende celtique, en ménageant le suspense tout du long du récit alors que beaucoup de lecteurs en connaissent la funeste fin.

Après que dame Malgven a épousé le roi Gradlon, elle lui a donné deux filles, Rozenn l’ainée et Dahut la cadette, sans cesser d’avoir recours à la magie pour dresser des murailles afin de protéger la ville d’Ys. Seulement, le roi devient de plus en plus gourmand et la reine magicienne s’étiole à chaque fois qu’elle réalise un prodige pour faire plaisir à son roi. La dernière réalisation achevée, elle ne tarde pas à laisser un mari éploré et deux orphelines au caractère diamétralement opposé qui prennent rapidement de la distance. Entre Rozenn qui s’est retranchée dans les Landes, à vivre en pleine harmonie avec la nature et Dahut qui ne pense qu’à multiplier les conquêtes, leur père inconsolable sombre dans la débauche, jusqu’au  jour où les deux sœurs finissent par se disputer pour un prétendant de Rozenn chipé par Dahut. Alors qu’elles sont séparées définitivement, la magie opérée par leur mère ne va pas tarder à disparaître. Ce brusque changement ne risque-t-il-il pas alors de voir s’engloutir la cité si les immenses digues venaient à se rompre ? Les monstres marins, contenus à l’écart de la cité d’Ys depuis les exploits de la reine Malgven, ne vont-ils pas reprendre de la vigueur et retrouver leur suprématie ? La célèbre cité finira-t-elle par être engloutie par les mers ?

Après avoir enchanté ses jeunes lecteurs avec A Sam & Friends Family puis Cat’s cradle, la jeune dessinatrice et illustratrice d’origine canadienne Joséphine Rioux s’approprie de fort belle manière ce beau récit en 200 pages qui se lisent d’une traite. Grâce à un joli dessin semi-réaliste, qui par certains traits pourrait être l’œuvre d’une mangaka, le lecteur va être rapidement immergé dans cette atmosphère celtique.

Une belle découverte à mettre entre toutes les mains.

SŒURS D’YS La malédiction du royaume englouti Matthew Tobin Anderson/Jo Riou Editions Rue de Sèvres 218 pages, 20,00 €

Bernard Launois

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 21 Septembre 2020

Après le monde, no future…

Imaginez qu’un matin, vous réalisiez que vous êtes seul dans votre maison, votre quartier ou votre ville, concomitamment à une tour de lumière blanche qui vient de faire son apparition ! Réalité ou cauchemar, c’est le triste sort réservé à Héli, un jeune adolescent qui réalise qu’il n’est plus entouré de ses êtres chers, son père et sa sœur… Que faire devant un tel désastre, se résigner, s’appitoyer sur son sort ou… chercher âme qui vive car il doit bien y en avoir une ? Il ne va, quand même pas, être le dernier survivant sur cette maudite terre ?  Va s’ensuivre une longue marche de ville fantôme en ville fantôme, avec une campagne traversée tout aussi désertique jusqu’à… la découverte de Selen, une ado de son âge.

Alors, Héli et Selen seront-il condammés à errer comme deux âmes en peine ? Arriveront-il à percer le secret de cette lumière éblouissante ? Le chemin s’avère long et semé d’embûches mais Héli, aidé de Selen, est courageux et opiniâtre, ce qui devrait se révèler salutaire.

 Pour sa première bande dessinée, l’auteur Timothée Leman réalise un road-trip qui oscille entre l’onirisme et l’apocalyptique, veillant à maintenir le suspense de son récit jusqu’à une fin des moins attendues.

Le récit, bien ficelé, est terriblement efficace et remarquablement mis en image avec un dessin semi-réaliste très fouillé, où les nuances de noir renforcent le caractère anxiogène d’un voyage bien singulier qui ne pourra laisser le lecteur de marbre.

APRES LE MONDE Timothée LEMAN Editions SARBACANE 158 pages, 24,00 €

Bernard Launois.

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Publié le 18 Septembre 2020

LA FEMME PAPILLON ou les tribulations d’un auteur de bd en perte de vitesse

Greg, dessinateur chez Futuro, ne rencontre plus trop le succès avec ce que son éditeur appelle pompeusement  ses autofictions trop cérébrales. Mais de là à imaginer que ce dernier lui propose de lancer une collection de comic books pour relancer sa carrière, il y a un fossé… qu’il n’aurait jamais pensé franchir !

Résigné, il se lance dans ce travail qu’il considère avant tout comme alimentaire et pour lequel il ne croit pas un seul instant qu’il va pouvoir prendre du plaisir à le réaliser. Finalement, il se prend au jeu en créant une butterflywoman du plus bel effet, et voilà qu’il tient un premier tome plein de promesses !  Avec les traits d’une femme de ménage de couleur noire, bombardée d’électrons qui lui donnent le pouvoir de voler, la femme papillon qui a besoin de se ressourcer dans le pollen des fleurs va se transformer en justicière masquée dans un Paris médusé. Et si l’héroïne imaginée par Greg s’avérait finalement être un personnage bel et bien vivant ?

Le scénariste Michel Coulon, au travers d’une fiction, dresse tout d’abord un drôle de tableau, oscillant entre le cocasse et le pathétique, d’un auteur de bd qui court désespérément après un succès tardant à venir. Puis il emmène doucement  le lecteur vers un récit de science-fiction dans lequel le personnage sorti de la tête de l’auteur finit par rejoindre la réalité.

Le dessin semi-réaliste et dynamique de Grégory Mardon rend particulièrement bien ce récit tragicomique et où le dessinateur va jusqu’à croquer l’éditeur comme l’attachée de presse et ce, de fort belle manière !

Un album plaisant qui égaiera assurément le temps de la lecture.

LA FEMME PAPILLON Michel COULON/Grégory MARDON Editions FUTUROPOLIS 166 pages, 21,00€

Bernard Launois

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Publié le 15 Septembre 2020

LES FILLES DES MARINS PERDUS, quand amour rime avec aventure

Qui dit ville de marins, dit ville de filles de petite vertu et la ville portuaire de Plymouth ne déroge pas à la règle. Depuis le décès de la mère maquerelle, les prostituées du Pillar s’efforcent de maintenir l’esprit familial de l’établissement, dans le respect de chacune et chacun.

Un soir, Tane le Maori, colosse manchot, débarque dans la pension du Pillar à la recherche d’un travail qui lui permettra de se refaire afin de pouvoir rentrer chez lui après une épopée maritime qui s’est mal terminée alors qu’il accompagnait une expédition scientifique. Il s’avère que cette pension ne ressemble à aucune autre et il ne va pas tarder à se réaliser en servant de vigile mais aussi de confident et de raconteur de récits auprès des pensionnaires qui vont très vite l’adopter.

Voilà que le duo, Teresa Radice au scénario et Stefano Turconi au dessin, replonge pour un fort beau récit se déroulant principalement dans le port de Plymouth avec une histoire dérivée de l’excellent Port des marins perdus paru en 2016 et où l’on avait pu déjà croiser les prostituées du Pillar.

Un récit fluide, des personnages attachants avec un focus sur les conditions de vie du début du 19ème siècle dans une perfide Albion puritaine en apparence et remplie de préjugés, forment les ingrédients d’un très bon album. Si le crayonné ultra poussé du Port des marins perdus avait marqué par son originalité, le dessin fouillé du nouvel opus, bien mis en couleurs, se prête remarquablement au récit.

On regrettera peut-être le format de l’album qui aurait, assurément, gagné en lisibilité s’il avait été moins modeste, mais ne gâchons pas le plaisir de suivre cette aventure romantique.

LES FILLES DES MARINS PERDUS Teresa Radice/Stefano Turconi Collection TREIZE ETRANGE Editions GLENAT 128 pages, 17,00€

Bernard Launois

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Publié le 11 Septembre 2020

Nous aurons toujours 20 ans, ou les tribulations d’une jeunesse de l’après Franco

Après Jamais je n’aurai 20 ans et Les Guerres silencieuses, c’est au tour de sa propre jeunesse que s’attaque l’auteur Jaime Martin, racontant ses espoirs après les années difficiles vécues par ses grands-parents et parents.

Si les générations passent et ne se ressemblent pas, il n’en reste pas moins que le dénominateur commun reste l’espoir d’un monde meilleur. Dans une Espagne traversée par les turbulences, de la guerre civile subie par ses grands-parents à la période franquiste vécue par ses parents, Jaime Martin n’aura cessé de montrer une Espagne meurtrie. Avec ce dernier opus couvrant les années 1975 à 2014, c’est sa propre vie que l’auteur révèle : il relate sa passion pour le dessin dès son plus jeune âge, qui le mènera à être aujourd’hui reconnu par ses pairs et par le public. Le récit débute avec la mort de Franco alors que l’auteur vient d’avoir 9 ans, un événement qui, sans qu’il en prenne conscience au début, sera pour lui comme pour ses semblables  l’élément déclencheur d’une nouvelle vie que l’on ne pouvait espérer que meilleure.

Le lecteur plongera avec plaisir dans la vie de Martin avec une jeunesse qui se cherche, que ce soit dans la musique rock qu’elle découvre ou bien par la découverte de la consommation même si l’économie espagnole est exsangue après les années franquistes.

Avec un scénario particulièrement fluide, Jaime Martin jette un regard des plus lucides sur cette jeunesse en devenir au travers de sa propre expérience et celle des amis qu’il côtoyait à l’époque. Son dessin réaliste, souligné par des pastels de bon aloi, renforce le côté poignant d’un récit plein d’espérance qui clôture de belle manière la saga familiale.

Une mention particulière est à faire pour la chronologie hétéroclite de ce cycle agrémentée d’objets emblématiques qui ont marqué cette époque,  tels que le Polaroïd, le Macintosh et autre Walkman.

NOUS AURONS TOUJOURS 20 ANS Jaime MARTIN Collection AIRE LIBRE Edition DUPUIS 152 pages, 24,95 €

Bernard Launois

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Publié le 6 Septembre 2020

Spirou chez les Soviets, du rififi derrière le rideau de fer

Voilà que le comte de Champignac s’est fait enlever par des Soviétiques pour une fort mystérieuse affaire que Spirou et Fantasio sont bien décidés à démêler. C’est déguisés en journalistes pour la revue Vaillant, journal bd édité par le Parti communiste, que nos deux compères, accompagnés de Spip leur mascotte préférée, vont réussir à traverser le rideau de fer. Découvriront-ils les raisons pour lesquelles le comte de Champignac se retrouve dans les pattes du diabolique professeur Lysenko ? L’affaire s’avère plus compliquée qu’ils ne l’avaient imaginée et les péripéties vont se succéder jusqu’à…

De Champignac aux goulags de Sibérie en passant par les égouts de Moscou, le récit s’avère particulièrement enlevé par le scénariste Fred Neidhart, très en verve, qui va entraîner le lecteur dans les méandres d’une intrigue politique, grande première pour le célèbre petit groom. Bien que l’histoire se déroule dans un climat de guerre froide, le scénariste a su placer avec talent des dialogues et des scènes cocasses. Et si le lecteur pourra être un instant légèrement troublé par la calligraphie des bulles comportant les dialogues des Soviétiques, il se fera rapidement aux lettres inversées et n’en appréciera pas moins l’originalité.

C’est avec grand plaisir que le lecteur retrouvera le dessin du Spirou des années 60, plus ligne claire sous le crayon de Fabrice Tarrin, qui colle parfaitement au scénario intense de Fred Neidhart.

La lecture de l’album laisse transparaitre une parfaite osmose entre les auteurs qui donnent la très nette impression de s’être régalés à le réaliser et ce, pour le plus grand plaisir du lecteur. Saluons donc ici les auteurs d’avoir encore réussi le tour de force de perpétuer de fort belle manière l’œuvre de Rob-Vel sublimée par l’illustre et génial auteur André Franquin, auquel ils rendent ici un vibrant hommage.

SPIROU CHEZ LES SOVIETS Fred NEIDHART/Fabrice TARRIN Editions DUPUIS 56 pages, 12,50 €

 

Bernard Launois

 

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Publié le 28 Août 2020

Le Roi des oiseaux, quand une pomme est encore source de discorde

Pour avoir mangé une pomme d’or, source de jouvence, un petit rat a trahi la confiance des oiseaux et rompu le pacte qui les liait. La guerre est déclarée entre les oiseaux et les autres animaux qui verront la victoire des oiseaux. Malheureusement dans cette bataille, l’aigle royal est mortellement blessé et il  ne doit finalement son salut que grâce à la bonté d’un valeureux marchand qui le recueille et le soigne. Pour le remercier de lui avoir offert l’hospitalité pendant toute une année et de l’avoir requinqué, l’aigle royal lui promet un coffre d’or aux pouvoirs magiques qu’il ne devra impérativement ouvrir qu’au retour dans sa chaumière, sous peine de…

Seulement, le marchand arrivera-t-il à ne pas trahir la parole du Roi des oiseaux ? Sa curiosité ne va-t-elle pas l’emporter ?

Scénarisé et mis en dessins par l’illustrateur Alexander Utkin, ce beau conte inspiré du folklore russe, présenté sous forme de feuilleton, enchantera petits et grands par son côté narratif. Tour à tour, les événements heureux et malheureux vont se succéder et le lecteur se surprendra à suivre un récit digne du conte des Mille et une nuits, à la russe. Alors bien sûr, comme la plupart des contes, il véhicule des valeurs avisées, une morale que tout un chacun, qu’il soit petit ou grand, entendra et peut-être reprendra à son compte.

On ajoutera un dessin réaliste haut en couleurs pour parfaire ce conte revisité par Alexander Utkin.

Alors, prêt(e) pour l’aventure fantastique ?

LE ROI DES OISEAUX Alexander UTKIN, Hors Collection Editions GALLIMARD Bande Dessinée 176 pages, 21,00 €

Bernard Launois

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Publié le 13 Août 2020

BATMAN UNIVERSE, qui vole un œuf…

Le vol d’un œuf Fabergé dans le Flugelheim Museum de Gotham city fait grand bruit, d’autant plus que celui-ci possèderait des pouvoirs surnaturels.  C’est ce que Batman ne va pas tarder à découvrir à ses dépens. Hormis le Sphinx, qui peut avoir intérêt à se procurer cet objet de collection ? Il va s’ensuivre une course poursuite dans un univers spatio-temporel où les protagonistes vont évoluer dans l’espace, la préhistoire, ou le Far-West afin de s’emparer du larcin et d’en neutraliser les effets.

 

Cet album propose une histoire complète, scénarisée par Michaël Bendis, auteur notamment des dernières séries de Superman, Cover et autres Action Comics. Dans un rythme des plus soutenus entrecoupé de bastons mémorables, le lecteur sera absorbé par un Batman de bon aloi pour qui la compagnie de Green Lantern et Jonax Hex le chasseur de primes du Far West ne sera pas de trop, afin de venir à bout d’un certain Vandal Savage prêt à tout pour honorer son contrat avec le Sphinx.

Le dessin alerte de Nick Derington, accompagné du coloriste Dave Stewart, met remarquablement en valeur le scénario haletant. Avec un dessin hyperréaliste, l’histoire prend toute sa dimension. Les paysages sont fouillés, les personnages sont dessinés de manière dynamique dans un découpage qui l’est tout autant. Voilà donc une belle réussite qui ne demande qu’à se perpétuer  pour le plus grand plaisir des lecteurs. 

Enfin, saluons l’heureuse initiative éditoriale de proposer Citizen Wayne, la première histoire de Batman scénarisée par l’auteur de l’album, ainsi qu’un florilège de couvertures, toutes aussi belles les unes que les autres.

BATMAN UNIVERSE T0 Michaël BENDIS/Nick DERINGTON Collection DC  DELUXE Editions URBAN COMICS 192 pages, 17,50€

Bernard Launois

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Publié le 19 Juillet 2020

GREEN ARROW The longbow Hunters, une sacrée flèche !

Scénarisé et dessiné dans les années 80 par Mike Grell, ce comics, jusque là inédit en France, n’a pas vieilli d’un iota et c’est avec un plaisir non feint dissimulé que le lecteur va découvrir les arcanes de Green Arrow, le Guillaume Tell des temps modernes.

 

Voici l’histoire du milliardaire Oliver Queen, plus connu sous le surnom de Green Arrow, qui  s’étant réfugié sur une ile déserte après un naufrage, a pu assurer sa survie grâce au maniement d’un arc pour chasser des animaux dans l’unique but de se nourrir. Revenu dans la société dite civilisée, l’arc, cette artillerie d’un autre temps, deviendra l’arme absolue pour rendre la justice alors qu’il a été dépossédé de sa fortune pendant son exil forcé et qu’il a décidé de consacrer sa vie à défendre les  braves gens sans défense en s’adjoignant  le concours de sa compagne Dinah Lance, plus connue sous le nom de Black Canary. Les aventures nocturnes vont s’enchainer avec un succès non démenti jusqu’à l’enquête de trop, celle qui les amènera dans le milieu de la drogue où la violence règne. Comment nos deux tourtereaux vont-ils se sortir de ce mauvais pas alors que Shado, une sémillante archère, vient perturber leur amour ?

L’auteur Mike Grell emporte le lecteur dans un récit haletant où l’inaction n’a pas sa place. De sa période Robinson Crusoë à ses règlements de compte dans les bas fonds de Seattle, le scénario balaie toute la genèse du jeune milliardaire qui deviendra, quelques années plus tard, l’un des plus grands justiciers des temps modernes. Mêlant le crayonné à un encrage profond en passant par des aquarelles, le dessin réaliste de Mike Grell sied parfaitement à son récit.

Voilà donc une belle initiative des éditions Urban Comics d’éditer la version française de l’archer vert le plus connu des américains.

 GREEN ARROW The longbow Hunters  Mike GRELL  Collection DC CONFIDENTIAL Editions URBAN COMICS, 192 pages, 17,50 €

Bernard Launois

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