coup de coeur bernard launois

Publié le 3 Avril 2020

FLUIDE GLACIAL : 45 ans de poilade, ça se fête !

À cette occasion, FLUIDE GLACIAL le célèbre magazine d'Umour et bandessinées lance une grande campagne d’abonnement avec des contributions exceptionnelles pour lutter contre la morosité ! Rejoignez la bande des copains de Fluide Glacial en soutenant le dernier bastion de la presse d’humour, qui depuis 1975 reste indépendant et sans publicité !

Magazine de bande dessinée à l’humour décomplexé, qui se moque des clichés et des tabous, Fluide Glacial a marqué des générations de lecteurs, s’est transmis de pères en filles ou de cousins en copains, a trôné dans les petits coins de millions de foyers, contribuant ainsi à une solide culture française de la déconnade héritée d’une époque où tout était possible si c’était drôle.

Créé le 1er avril 1975 par l’immense Gotlib et une bande de joyeux lurons, Fluide Glacial a marqué l'histoire de la BD d’humour et accueilli dans ses pages des auteurs et dessinateurs devenus incontournables (Binet, Franquin, Édika, Margerin, Solé, Coyote, Riad Sattouf, Goossens, Gaudelette, Maëster, Larcenet... pour ne citer qu’eux, les autres étant trop timides) et vu naître des personnages aujourd'hui cultes (Les Bidochon, Gai-Luron, Lucien, Superdupont, Litteul Kévin, Sœur Marie-Thérèse des Batignolles, Pascal Brutal, Cosmik Roger et tant d'autres!! ).

Fluide Glacial est aujourd'hui le dernier survivant de la presse d’humour crée dans les années 70. Il est également l’un des seuls magazines en France qui vit sans publicité ! Plus de 600 numéros, 45 ans d’existence et pas une seule pub, c’est pas formidable, ça ?

Toute l'année, de la bonne humeur et de l'impertinence !

Alors n’hésitez pas à aller sur www.kisskissbankbank.com/fr/projects/fluide pour vous garantir encore et encore de bonnes heures de franche rigolade.

Bernard Launois

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 19 Mars 2020

LA CHUTE, un récit cauchemardesque prémonitoire ?

Dans un futur plus ou moins proche, un virus s’apparentant à une grippe estivale sévit aux les Etats-Unis et n’en finit pas de faire des ravages dans la population. C’en est au point que le gouvernement finit par instaurer une loi martiale, afin de juguler des conflits qui finissent par ressembler à un état de guerre civile. Liam, un jeune papa, finit par s’angoisser car Marie son épouse ne répond pas aux appels, alors qu’elle aurait dû terminer son service aux soins intensifs depuis longtemps. Que se passe-t-il, Marie serait-elle en danger ?

Et comme si cela ne suffisait pas, Liam vient de perdre son travail et c’est un combat de tous les jours que de trouver de la nourriture et des produits de nécessité : les magasins ont été dévalisés par une population repliée sur elle-même et terrorisée par la progression fulgurante du mystérieux virus, et qui malgré les vaccinations n’arrive pas à être endiguée.

A l’heure de la pandémie alarmante du COVID-19, ce premier album d’une série annoncée de six tomes, réalisé par le scénariste et dessinateur Jared Muralt, sort à point nommé en fournissant un récit des plus anxiogènes. Entre les cadavres qui jonchent les rues de son quartier et la charge de la l’armée pour empêcher les pillards de dévaliser le peu de magasins qui recèlent encore quelques menues victuailles, le pauvre papa ne sait plus à quel saint se vouer sinon envisager de fuir ce cloaque, peut-être vers un monde meilleur.

Le trait fin et expressif de Jared Muralt, complété par des couleurs numériques qui confortent le côté angoissant du récit, met remarquablement en valeur une fiction qui devrait intéresser bon nombre de lecteurs.

LA CHUTE MURALT Editions FUTUROPOLIS 72 pages, 15,00 €

Bernard Launois

 

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 15 Mars 2020

LA BOMBE, une bonne leçon d’histoire à méditer

Le 6 août 1945 restera gravé dans les mémoires des anciennes générations comme le jour où la face du monde a changé. Hiroshima et Nagasaki, rien que prononcer le nom de ces villes japonaises rappelle l’effroi avec lequel le monde entier a découvert le pouvoir destructeur de la première arme de destruction massive. 75 ans après, à l’heure où les conflits ne cessent de s’intensifier, force est de constater que cette arme nucléaire, possédée par une poignée d’états, aura jusqu’à maintenant permis de ne pas embraser la planète.

Tout ce que vous aurez voulu apprendre sur l’arme atomique est dans ce récit de 450 pages remarquablement scénarisé par Laurent-Frédéric Bollée et Alcante. On saluera le travail phénoménal de recherche historique et de compilation qui permet de retracer la genèse de la bombe, depuis les mines d’uranium du Katanga jusqu’aux déflagrations nippones en passant par tous les pays qui ont été plus ou moins impliqués dans la création de cet engin de la désolation. Des scientifiques aux politiques en passant par les anonymes qui ont servi de cobayes pour étudier les effets sur la santé d’injections de plutonium, les scénaristes ont brossé, de belle manière, l’histoire de la bombe atomique, sans concessions.

Si au premier abord, le lecteur pourra être rebuté à l’idée de lire les 450 pages qui composent l’album, il se passionnera rapidement pour le devenir funeste de l’uranium, traité comme si c’était un personnage du récit, à part entière. Il suivra ainsi toutes les recherches de savants passionnés, mais également, pour certains d’entre eux, épouvantés par l’ampleur que cela prend et les angoisses que leur création va susciter en eux.

La course entre les états à celui qui la possédera le premier apparait fort bien rendue tant par le scénario que par le dessin réaliste et fouillé de Denis Rodier, mis en valeur par ses noirs profonds.

A l’heure des tristes commémorations de l’événement des explosions qui auront tué des centaines de milliers de Japonais, voilà assurément un ouvrage de référence qui devrait faire date, venant de plus apporter sa pierre à un devoir de mémoire indispensable pour tous, jeunes et vieilles générations.

 

LA BOMBE Collection 1000 Feuilles Editions GLENAT 450 pages, 39,00 €

Bernard Launois

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 14 Mars 2020

BLUESMAN, quand le passé vous colle à la peau

Que rêver de mieux pour Barry, ce chauffeur de bus Chicagoan ? Une jolie petite femme aimante et deux beaux enfants qu’il chérit par-dessous tout,  jusqu’au jour où… Son passé le rattrape. De sa carrière professionnelle de guitariste de blues dans le groupe Blues Larry Jackson, il y a bien longtemps qu’il a remisé son instrument dans le grenier. Mais pourquoi alors avoir quitté l’univers de la musique alors qu’il était adulé ?  Un dégoût de la musique, de ses ambiances de bar où il se produisait chaque soir, après s’être noyé dans des vapeurs éthyliques ? Peut-être, tout bonnement, une envie de refaire sa vie et de tirer un trait sur cette aventure de music-hall ?

 L’auteur Raul Ariño nous plonge rapidement dans une histoire passionnelle et particulièrement glauque où il n’est pas toujours bon que l’on revienne sur votre passé. Si l’on semble comprendre, dès les premières pages, les tenants et aboutissants, le ressort habile du récit réside dans la manière dont ce pauvre Barry va tenter de se dépêtrer de la nasse dans laquelle il surnage alors qu’elle se referme petit à petit sur lui.

Avec un découpage imposant un minimum de cases, l’auteur met singulièrement bien en images cette histoire palpitante qui devrait ravir bon nombre de lecteurs, qu’ils soient mélomanes ou amateurs de thrillers. Si le dessin apparait, à première vue, plutôt minimaliste, il n’en est rien car les cases regorgent de détails embellis de couleurs, tantôt chatoyantes tantôt ternes, au gré du récit.

Assurément une belle réalisation en ce début d’année 2020 !

BLUESMAN ARINO Editions SARBACANE, 72 pages, 18,00 €

Bernard Launois

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 8 Mars 2020

HIPPOLYTE, quand les cowgirls règnent sur une ville fantôme

27 femmes, voilà en tout et pour tout la population d’Hippolyte, une petite ville fantôme située au fin fond de l’Arizona. Mais qui pourrait s’intéresser à cette petite congrégation d’amazones, à la fin du 19ème siècle, alors que ces dernières cherchent avant tout à se fondre dans le paysage ? En fait, des exactions sont commises régulièrement dans leur coin avec notamment des attaques et pillages de diligence non élucidés, qui finiront par éveiller les soupçons d’un enquêteur zélé , et l’amèneront à tenter d’en débusquer les auteurs. Il ne tardera pas à se faire enlever, mais pour leur malheur il sèmera le trouble au sein de la gent féminine qui ne saura que faire de lui. A cela s’ajoute le retour d’une ex-donzelle du groupe qui n’a pour but que de récupérer son magot.

Voilà un tableau bien singulier que dresse la scénariste Clotilde Bruneau, celui de pétroleuses à qui il ne faut pas en conter, et c’est à celle qui sera la plus bravache et qui saura se détacher du groupe.

Grâce à un scénario des plus rythmés, le lecteur se trouvera vite pris dans la spirale de ces jeunes femmes qui ont décidé que les hommes n’avaient aucun intérêt à leurs yeux, qu’elles étaient capables de fomenter des attaques et de les réussir au nez et à la barbe des plus fins limiers du western.

Avec un passé de dessinatrice dans les jeux d’arcanes, Carole Chaland livre là son premier album de bande dessinée avec un dessin dynamique et réaliste, rempli de décors fouillés et de personnages plutôt attachants, le tout rehaussé par des couleurs qu’un bon comics ne renierait pas. Bref, un bon western qui fait fi des conventions à découvrir instamment.

HIPPOLYTE BRUNEAU/CHALAND Collection Hors Collection Editions GLENAT 128 pages, 19,95 €

Bernard Launois

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 8 Mars 2020

CLIVAGES, quand la guerre civile s’installe dans une bourgade

Établie dans une petite ville quelque part en Europe, Juliana Brovic mène une vie bien remplie, entre son métier de médecin généraliste et sa fonction de conseillère municipale, sans parler de s’occuper de sa famille composée de deux enfants et d’un mari. Cette relative sérénité va bientôt voler en éclats avec la déclaration d’une guerre civile. Son village, si tranquille, ne va pas tarder à être envahi par une troupe de légitimistes bien décidée à en découdre pour éradiquer ceux des habitants du village qui ne seraient pas de leur bord. Passés les moments de surprise, de colère et d’incompréhension, il va bien falloir s’adapter pour la jeune médecin, et faire que cet envahissement se passe du mieux possible en ménageant les deux parties.

Voilà le sujet de la guerre civile, rarement traité en bande dessinée, auquel s’est attaqué le scénariste, féru d’histoire, Sylvain Runberg. Sans fioriture ni le moindre misérabilisme, le scénariste s’est attaché avec talent à montrer la guerre civile telle que la vivaient les deux camps : un déchirement peuplé d’incompréhensions. Le récit s’avère fort bien rythmé avec son lot de surprises, entraînant le lecteur dans une histoire des plus dramatiques.

Grâce à une remarquable mise en images par le dessinateur Joan Urgell, le lecteur sera transporté dans un beau décor rupestre qui contraste avec les horreurs de la guerre qui se déroulera sous ses yeux.

A l’heure où l’Europe vacille, les auteurs rappelleront au lecteur que les bruits de bottes ne sont peut-être pas si loin qu’on peut le penser, incitant ce dernier à réfléchir…

CLIVAGES RUNBERG/URGELL Editions ROBINSON 120 pages, 24,95 €

Bernard LAUNOIS

 

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Publié le 6 Mars 2020

LE BANQUIER DU REICH T1, ou les arcanes d’un génie de la finance

Nous sommes en 1951 et Hjalmar Schacht, banquier de son état, s’apprête à revenir à Rome, mais il n’avait pas prévu que son avion de retour d’Inde ferait  une escale technique à Tel-Aviv : cela l’obligera à poser le pied en Israël, pays où il n’est pas le bienvenu compte tenu de son passé nazi. Rassuré de ne finalement pas y avoir été arrêté, il croit souffler mais c’était sans compter sur un agent du Mossad qui l’enjoint à révéler des faits dont il aurait omis de parler au procès de Nuremberg. Que faire, sinon se plier à ses questions et se découvrir…

C’est par cette astuce scénaristique que le tandem d’auteurs Pierre Boisserie et Philippe Guillaume entame de fort belle manière lediptyque qui va narrer la vie peu ordinaire d’un surdoué de la finance. Tout d’abord à la tête de la Reichsbank, cet argentier aura trouvé les ressources intellectuelles et financières pour sauver une Allemagne au bord du gouffre, souffrant d’une inflation galopante. Puis, au fil de ce premier opus, le lecteur se trouvera transporté dans les méandres du pouvoir des années 30 où Hjalmar Schacht ne tardera pas à être reconnu par le Führer pour ses talents d’économiste. Avec des dialogues fournis et un découpage dynamique, les coscénaristes réalisent un premier tome intéressant, remarquablement mis en valeur par le dessin réaliste de Cyrille Ternon qui colle parfaitement au récit.

Voilà une excellente mise en scène et en images de la vraie vie d’Hjalmar Schacht qui devrait assurément intéresser bon nombre de lecteurs, férus d’histoire ou pas. Elle  aura également le mérite de revenir sur cette période trouble de notre histoire et d’apporter une indispensable pierre à l’édifice du devoir de mémoire, qui aurait tendance,  de nos jours, à être particulièrement bafoué.

LE BANQUIER DU REICH T1 BOISSERIE/GUILLAUME/TERNON Collection 24X32 Editions GLENAT 56 pages, 14,50 €

Bernard Launois

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 2 Mars 2020

Sales mômes, sales vieux, décidément, on ne choisit pas sa famille

Peut-on encore être d’accord avec ce proverbe russe qui commence par  La vieillesse est plus sage que la jeunesse… en lisant Sales mômes, sales vieux ? Assurément non, l’auteur  James sert un scénario des plus grinçants prouvant le contraire, avec le constat que quand on est un sale gosse, on devient souvent un sale vieux !

Tout le monde en prend pour son grade, et pour certains sketchs le lecteur va assurément se demander s’il doit rire ou s’offusquer tellement les personnages sont abjects. Tout d’abord, les vieux, malmenés par des descendants qui ne respectent rien, et surtout pas le fait qu’ils sont âgés. Ensuite, les jeunes qui ne sont pas épargnés non plus, qu’ils soient au berceau ou en pleine crise d’adolescence.

Les conflits intergénérationnels sont légion dans cet opus de 96 pages que le lecteur compulsera d’abord par petites touches tellement il se dira que le scénariste James fait fort. Puis, la première vague d’indignation passée et même si on ne peut pas rire de tout, le lecteur finira par dévorer l’album et se dire que finalement, cet opus mériterait assurément une suite aussi caustique mais surtout aussi drôle ! Il faudra simplement s’assurer de ne pas le laisser surtout dans toutes les « vieilles » mains, au risque de se brouiller avec la quatrième génération.

Avec un dessin réaliste et des aplats de couleurs monochromes, sur un format maximum de 4 cases, la dessinatrice Mathilde Domecq croque, sans concession, les personnages qui collent parfaitement aux dialogues concoctés par James.

SALES MÔMES, SALES VIEUX JAMES/DOMECQ Editions FLUIDE GLACIAL 96 pages, 9,90€

 

 

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 27 Février 2020

Mary Jane, quand la misère vous colle à la peau

Un mari mineur aimant, une vie de femme au foyer, Mary Jane avait tout pour être heureuse au fin fond de la campagne galloise, quand sa vie bascula subitement suite à un coup de grisou emportant les mineurs, dont Davies son homme. Que faire alors, sinon rejoindre ce qui fait rêver bon nombre de paysans gallois, le Londres des années 1900 où l’industrialisation bat son plein, avec la promesse d’un monde meilleur où elle pourrait refaire sa vie ? Seulement, lorsqu’elle arrive dans cette ville crasseuse et empuantie par les suies et la sueur des travailleurs, personne ne l’attend. De mauvaises rencontres en guets-apens, ses rêves s’estompent et Mary se retrouve rapidement à la rue, à la merci de mauvais coups.

 

L’auteur complet Frank Le Gall réalise là un scénario des plus originaux en faisant un focus sur les derniers mois précédant l’assassinat de la cinquième et dernière victime de Jack l’Éventreur. Le lecteur suivra avec intérêt le parcours peu ordinaire de cette jeune femme qui finira dans de bien tristes circonstances, lesquelles ont fait les choux gras de la presse et semé la terreur dans la City. Au-delà des funestes tribulations de Mary Jane, le scénariste remet dans le contexte les conditions de vie des prostituées de la fin du XIXème, tant à Londres qu’à Paris, qui étaient encore moins prises en considération que des chiens, c’est dire.

Le dessinateur Damien Cuvillier s’est remarquablement emparé du scénario de Frank Le Gall en dressant un tableau de la vie urbaine à l’heure de l’avènement de l’ère industrielle, et en y apportant toute sa sensibilité et son talent.

Une belle postface, agrémentée de croquis et d’illustrations de Frank Le Gall, complète singulièrement l’album en expliquant notamment les raisons pour lesquelles le dessin n’a, cette fois, pas été réalisé par l’auteur complet.

MARY JANE LE GALL/CUVILLIER Editions FUTUROPOLIS 88 pages, 18,00 €

Bernard Launois

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 24 Février 2020

LA NUIT EST MON ROYAUME, un hymne des plus salutaires à la jeunesse

Quand Nawel, jeune fille issue de l’immigration, rencontre Alice, aux allures bien rangées, fraichement arrivée dans son immeuble, elle ne sait pas encore que l’inconditionnelle de Paul McCartney va devenir  sa meilleure amie. Tout irait bien si Nawel vivait bien son adolescence, mais elle est tiraillée entre ses parents qui s’opposent à son émancipation et l’appel de la liberté d’entreprendre, de créer et de jouer de la musique pour le duo Nuit Noire qu’elles viennent de fonder. Que faire pour vivre ses envies comme elle l’entend, faudra-t-il qu’elle quitte la maison au risque de se brouiller définitivement avec ses parents ? Nawel ne sait à quel saint se vouer… Jusqu’à la rencontre fortuite d’Isak, jeune prodige suédois multi-instrumentaliste, dans un concours où leur groupe se produit.

L’auteur complet Claire Fauvel entraîne le lecteur dans un tourbillon psychologique sur fond musical, où Nawel, l’héroïne du récit, ne va pas être ménagée : trahison, conflits parentaux intergénérationnels doublés d’un ancrage religieux. Les dialogues sont aussi vifs et percutants que cette jeunesse en espérance qu’a tant soulignée Claire Fauvel dans ce récit.

Le dessin de Claire Fauvel, tout en rondeur, met remarquablement en images son récit et, qui plus est, se voit rehaussé par de belles couleurs, souvent contrastées en fonction de l’état d’âme des personnages.

Voilà 150 pages qui se lisent d’une traite, tellement on est pressé d’en connaître le dénouement et… De prendre le temps de réfléchir, une fois le livre refermé, au proverbe de l’humaniste Henri Estienne « Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait ».

LA NUIT EST MON ROYAUME FAUVEL Editions RUE DE SEVRES 150 pages, 18,00 €

Bernard Launois

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Rédigé par Bulles de Mantes

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