Résultat pour “Les Oubliés de Prémontrés”

Publié le 9 Septembre 2018

Une belle exposition de planches originales de l’album Les Oubliés de Prémontré, la magnifique bande dessinée de Stéphane Piatzszek et Jean-Denis Pendanx, sera présentée à l’Hospice Saint-Charles du 15 septembre au 7 octobre 2018, dans une des trois salles du musée, à l’occasion des Journées européennes du Patrimoine.

Le vernissage aura lieu samedi 15 septembre à 18h00.

Après 13 années de fructueuse collaboration avec l’Hospice Saint-Charles concrétisées par autant de grandes expositions annuelles de BD produites par l’association, Bulles de Mantes investit une nouvelle fois l’Hospice en s’insérant dans l’exposition « La Grande Guerre, de l’histoire au 9ème art » avec les superbes planches de Jean-Denis Pendanx : une occasion de d’admirer le travail de Jean-Denis Pendanx, son trait expressif et ses couleurs splendides, illustrant ce poignant épisode de la Première Guerre Mondiale : l’Asile de Prémontré, près de Soissons, fut abandonné en août 1914 par l’administration française et par le personnel médical, laissant aux soins de l’économe seul les quelque 1300 aliénés qui y étaient abrités. Un magnifique album (cf notre chronique)

Outre la salle consacrée aux Oubliés de Prémontré, l’Hospice Saint-Charles montrera aussi un hôpital de campagne de la Grande Guerre, et une exposition sur les sons, la musique et les silences sur le front et à l’arrière.

Hospice Saint-Charles, 30 rue Nationale, 78710 Rosny-sur-Seine.

Entrée libre, de 13h30 à 17h du mardi au vendredi, et de 14h à 18h les week-ends et jours fériés.

Piatzszek et Pendanx © Futuropolis 2018

Jérôme Boutelier

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Bulles en villes

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Publié le 2 Juin 2018

Les Oubliés de Prémontré

Personne ne nous entendra

 

Depuis que les troupes allemandes sont parvenues fin août 1914 à quelques kilomètres de l’Asile de Prémontré, près de Soissons, l’administration française a évacué le personnel médical et infirmier, abandonnant les 1300 aliénés qui sont internés sous la seule protection de l’économe André Letombe, assisté d’une poignée de gardiens et de religieuses. Arrive pour se faire embaucher Clément, qu’un mystère entoure, et qui devient vite un second fort utile.

Lorsqu’un régiment ennemi vient prendre ses quartiers dans l’établissement et réquisitionner vivres et charbon, André Letombe et Clément doivent faire face aux ravages dus au froid et à la famine, et composer avec les officiers allemands tantôt hostiles, tantôt bienveillants. Petits drames et instants fugaces de joie vont se succéder.

Si les combats ne sont pas loin, c’est une tout autre guerre que nous raconte Les Oubliés de Prémontré, un récit inspiré de faits réels: pas d’assaut ici, mais une lutte de tous les jours contre les règlements de l’administration française ou des autorités allemandes pour obtenir du secours; pas de barbarie non plus, mais une galerie de personnages confrontés chacun à ses propres failles et limites, à ses propres prisons. Stéphane Piatzszek a réalisé là son scénario le plus abouti avec une histoire humaine riche d’attentions et de dévouements, de frustrations et de solitudes. Il pose un regard respectueux sur la différence, effleurant avec tact la compréhension qu’avait l’époque des maladies mentales.

Une nouvelle fois Jean-Denis Pendanx libère tout son talent pour la couleur, sublimant les

paysages qui aèrent les planches comme autant de respirations pour entrecouper le huis clos de Prémontré. Il multiplie les petites vignettes comme pour symboliser l’enfermement des sujets sur leur monde intérieur, et propose des gros plans sur les visages et les regards reflétant parfaitement la profondeur de l’âme ou son mystère impénétrable, avec une intense sensibilité et beaucoup de tendresse pour les personnages aliénés.

 

Les talents conjugués des deux auteurs nous offrent, avec Les Oubliés de Prémontré, une

belle et poignante leçon d’humanité, un rayon de soleil pour illuminer une triste histoire.

Un album magnifique à lire absolument.

 

Les Oubliés de Prémontré

Stéphane Piatzszek et Jean-Denis Pendanx

Editions Futuropolis, mai 2018

104 pages, 21 €

 

 

Jérôme Boutelier

 

Illustrations ©Futuropolis 2018

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Chronique de Jérôme BOUTELIER

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Publié le 24 Octobre 2017

Peyi an nou

Peyi an nou

 

Peu nombreux sont ceux qui peuvent se targuer de connaitre le Bumidom et son histoire, sauf à l’avoir vécue…  ou à suivre les programmes des heures creuses de France Télévisions. En 1963 la France crée le Bumidom, une agence d’état chargée d’attirer les Antillais et les Réunionnais vers l'Hexagone et d’y organiser leur arrivée. C’est ainsi qu’en vingt ans plus de 160.000 Domiens ont émigré, quittant leur terre natale pour des rêves bien souvent déçus dans un exil d’où le retour est parfois impossible.

Sous forme de récit documentaire, Peyi an nou (notre pays en langue créole) relate l’enquête des deux auteures sur les traces des malheureux postulants passés par les services de l’organisme, décrivant l'isolement, la précarité et la discrimination, les désillusions des déracinés pris au piège.

Alternant la distance nécessaire à une étude objective et l’empathie naturelle pour les témoins qui se livrent à elle, la scénariste Jessica Oublié brosse un tableau très complet de ce qu’a représenté le Bumidom, étayant les témoignages des usagers par les éclairages de spécialistes, pour faire connaitre ce pan plutôt ignoré et tu de notre histoire récente.

Tout en complicité, la dessinatrice Marie-Ange Rousseau a su parfaitement se couler dans le sillage de sa scénariste, croquant les sujets avec tendresse et efficacité.

 

Un roman graphique absolument indispensable pour comprendre la place des Domiens dans la France hexagonale d’aujourd’hui.

 

Peyi an nou

par Jessica Oublié et Marie-Ange Rousseau,

Editions Steinkis, octobre 2017, 20 €

 

Illustrations ©Steinkis 2017

Jérôme Boutelier

 

 

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Chronique de Jérôme BOUTELIER

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Publié le 27 Octobre 2020

Tropiques toxiques

« 22 ans d’épandage, 70 à 700 ans de pollution».

Ce pourrait être l’histoire banale d’une pollution agricole, à l’échelle de tout un territoire: Tropiques toxiques décrit pourtant une pollution exceptionnelle. De 1972 à 1993, les planteurs de banane de Guadeloupe et de Martinique ont légalement utilisé un pesticide aux effets ravageurs pour l’environnement, le chlordécone. Les conséquences sont dramatiques : la majeure partie des deux îles irrémédiablement polluée pour plusieurs siècles et des filières économiques dévastées. La santé de l’ensemble de la population est menacée, les modes de vie domestique sont bousculés et le scandale altère la confiance.

Comment les gouvernements successifs et les administrations ont-ils pu autoriser durant plus de vingt ans un produit que l’on savait être un dangereux poison pour l’homme et la nature ?

Dès les premières pages les intentions de l’auteur apparaissent : ce roman graphique est une BD documentaire destinée à mieux informer les générations montantes. La scénariste Jessica Oublié a mené deux années d’investigations pour une enquête extrêmement fouillée, réalisant 136 interviews et s’appuyant sur nombre de données chiffrées. Il s’ensuit des pages très touffues, mais le propos conserve toute sa clarté. Les différentes décisions administratives et gouvernementales prises depuis 50 ans constituent autant de surprises et de coups de théâtre qui dynamisent le récit en interpellant le lecteur. En abordant tour à tour les problématiques historiques et sociologiques, politiques et économiques, écologiques, sanitaires et sociales, Jessica Oublié dresse un tableau exhaustif de la situation. Laissant affleurer ses questionnements et ses colères, sans parti-pris mais sans concession, elle permet d’avancer dans la compréhension des responsabilités.

Le dessinateur Nicola Gobbi illustre le propos avec inspiration et énergie, gratifiant les planches de portraits expressifs et d’allégories inventives agréablement colorisés par Kathrine Avraam. Enfin, les clichés pertinents pris par la photographe Vinciane Lebrun et insérés dans les pages apportent une authentique touche d’émotion et de proximité avec les témoignages.

Par-delà l’information complète que sa formidable enquête offre sur le scandale du chlordécone, Tropiques toxiques possède, à l’heure des débats enflammés sur le glyphosate ou les néonicotinoïdes, une portée universelle en démêlant les entrelacs de mécanismes politiques et économiques typiquement générateurs d’un désastre écologique. Une BD indispensable pour mieux comprendre !

Tropiques toxiques

Scénario Jessica Oublié / dessin Nicola Gobbi / couleurs Kathrine Avraam / photos Vinciane Lebrun

Editions Les Escales - Steinkis, collection Témoins du monde, octobre 2020

240 pages couleur, 22,00 €

Illustrations : Oublié, Gobbi, Avraam et Lebrun © Les Escales - Steinkis 2020

Jérôme Boutelier

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Rédigé par Jérôme Boutelier

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Publié le 21 Juin 2015

11 mars 2011, le Japon est frappé par un séisme de magnitude 9 qui entraînera le fameux tsunami et la catastrophe nucléaire qui en découla. Nobumi, jeune père de famille, illustrateur de livres pour jeunesse se sent impuissant face à l'ampleur des dégâts, et décide de plaquer femme et enfants pour venir en aide à la population. Devenir bénévole dans la zone sinistrée pour soutenir les jeunes enfants auxquels il consacre sa vie d'illustrateur lui apparait tellement évident, qu'il n'hésite pas un seul instant à se rendre à leur rencontre.

Le lecteur va ainsi suivre, tout au long de ce one shot, la démarche de Nobumi, volontaire, généreux et dont les valeurs humanistes sont un exemple à suivre...

Il aura fallu la rencontre de Nobumi et du dessinateur Georges Morikawa, touché par "marchons la tête haute" pour que le projet se réalise au sein de la rédaction de l'hebdomadaire Shûkan Shônen, faisant de ce manga, une œuvre  à plusieurs mains de grande qualité, grâce au concours de nombreux mangakas qui ont réalisé chacun une planche.

Personne n'a oublié le drame qui a touché la région de Fukushima et le manga de Georges Morikawa revient avec justesse sur ces événements tragiques, qui ne font plus l'actualité mais qui demeurent, hélas, bien présents encore aujourd'hui.

Un témoignage poignant à lire, pour tout public.

JE REVIENDRAI VOUS VOIR MORIKAWA/NOBUMI éditions AKATA 180 pages 6.95€

 

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 14 Avril 2016

Sex Story, quelle histoire !

Il fallait oser, les auteurs Philippe Brenot & Laetitia Coryn l’on fait : raconter l’histoire de la sexualité de l’origine de l’humanité jusqu’à nos jours, voire même avec une incursion vers le sexavenir !

Saviez-vous que Cléopâtre avait inventé le premier vibromasseur de l’histoire, que le préservatif moderne, dit « gant de Vénus »  daterait de 1565 ou encore que les orgies sexuelles à l’antiquité étaient légion ?

Avec douze chapitres et plus de 200 pages, le tour de force que propose cet album est de divertir par des historiettes qui sont racontées de manière chronologique sans jamais ennuyer le lecteur, sur  l’intimité de l’humanité et ce, sans fausse pudeur. Souvent drôle, le scénariste, psychiatre et anthropologue Philippe Brenot s’est appuyé sur des faits historiques et a su rendre vivante cette somme de connaissances.

Le style plutôt « gros nez » bien réaliste du dessin de Laetitia Coryn s’accorde parfaitement bien avec le scénario et rajoute à la touche humoristique des textes.

Les références bibliographiques des ouvrages, sur chaque période, qui ont servi d’appui pour réaliser cette anthologie démontrent la somme de travaux qu’il a fallu accomplir pour faire un tel volume.

Si après la lecture de cette anthologie du sexe, le lecteur n’est pas devenu incollable, il ne lui reste plus qu’à le relire car il aura assurément oublié quelque chose.

SEX STORY BRENOT/CORYN Editions LES ARENES 208 pages 24.90 €

 

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 12 Octobre 2008


En ces temps difficiles, moroses, déprimants et j’en passe ! Pourquoi ne pas s’évader 3 jours durant au bord de la mer et (re)découvrir Saint-Malo ! Voilà un endroit idéal pour se changer les idées et « buller » dans un de nos plus grands festivals de bd. Rendez-vous compte, l’association Quai des Bulles qui présente son 28ème festival avec l’affiche de Mourier (Trolls de Troy » accueillera plus de 300 auteurs de Bande Dessinée qu'ils soient scénaristes, dessinateurs ou coloristes.

8 expositions cette année dont celle de Guarnido, Ratafia, Jung… Le bistro à bulles, les rencontres pro-amateurs, les contes à bulles et j’en oublie volontairement car il faut se rendre à cette manifestation pour y découvrir toutes ces facettes. L’organisation y toujours parfaite, gageons que ce festival conserve la qualité à laquelle il nous a habitué et sache chaque année, nous donner l’envie d’y revenir !

 

Enfin, quand vous serez rassasiés de bulles, vous n’oublierez pas de rendre visite à l’incontournable glacier « le Sanchez », bien connu de quelques gourmands de mon entourage qui se reconnaîtront aisément !  

Alors les 24, 25 et 26 octobre 2008, venez prendre un bon bol d’air et de bulles à Saint-Malo et vous m’en direz des nouvelles au retour !

Bernard LAUNOIS

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Publié dans #Divers

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Publié le 25 Novembre 2017

BUG, le commencement de la fin...

13 décembre 2041, la terre continue de tourner tant que bien que mal ! Et si le monde numérique venait à s'effondrer brusquement, bouleversant la vie des terriens ? C'est à partir de cette fiction que l'auteur complet Enki Bilal va transporter le lecteur dans une histoire des plus terrifiantes, d'autant plus que la perte de mémoire de tous les disques durs de la Terre coïncide avec le retour d'un cosmonaute atteint d’un alien qui anesthésierait ses émotions. A cela s’ajoute une hypermnésie, phénomène mal connu de nos scientifiques mais qui, en la disparition des mémoires numériques, deviendrait un enjeu planétaire…

La liste des dérèglements ne cesse chaque heure de s’allonger, du plus risible avec les répertoires téléphoniques désespérément vierges pour des terriens qui ont oublié depuis fort longtemps de faire fonctionner leur mémoire, au plus dramatique lorsque les hôpitaux déplorent la perte d’un nombre incalculable de patients pour lesquels les opérations assistées par ordinateur ont échoué, les chirurgiens n’étant plus formés pour pratiquer des opérations sans la béquille numérique.

L’auteur complet Enki Bilal s’ingénie à travers un scénario des plus apocalyptiques à faire réfléchir le lecteur sur sa condition de dépendance aux nouvelles technologies, chaque jour de plus en plus omniprésentes, et dont on a du mal à mesurer si elles ne vont pas mener la planète à sa perte. Et si sa vision du monde n’était pas si farfelue que ça [ajouter une virgule], et que sa vision s’apparentait plutôt à un lancement d’alerte ?

On ne présente plus le trait puissant et acéré d’un dessinateur qui restera un des auteurs majeurs du 9ème art, rehaussé par des couleurs électriques qui font de ce thriller un petit bijou.

Soulignons aussi qu’une version grand format dotée d’un ex-libris permettra aux inconditionnels de l’artiste de profiter pleinement des dessins.

Bernard LAUNOIS

 

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Publié le 29 Novembre 2018

Artbook, Bricoles, Gribouillis de Christophe Chabouté, quand les tiroirs recèlent des trésors…

Des Récits, album collectif sur Arthur Rimbaud au deuxième tome de Moby Dick, c’est près d’une vingtaine d’albums réalisés par l’auteur complet Christophe Chabouté qui enchantent les lecteurs toujours plus nombreux. Si le dessin noir et blanc n’a pas toujours remporté  l’adhésion du public, souvent plus attiré par des couleurs chatoyantes, souvent flatteuses, des artistes comme Christophe Chabouté ont transcendé le genre et lui ont donné toutes ses lettres de noblesse.

Cette fois, point d’histoire à raconter, mais plutôt un brillant florilège de somptueux dessins qui seraient sortis des cartons de l’artiste.

L’ArtBook  commence par une suite remarquablement bien orchestrée de  portraits de bluesmen, tous plus émouvants les uns que les autres. Suivent des illustrations de musiciens dont la réputation n’est plus à faire, tels que Jimmy Hendricks, Nick Cave ou Keith Richard, des pochettes de disques, des affiches de spectacle de blues… Seulement, l’émotion ne s’arrête pas là. S’ensuit une avalanche de dessins sur l’univers de la ville, peuplés de chats noirs, puis des instantanés de mégalopoles américaines. L’univers de l’enfance n’est pas oublié avec des clins d’œil à Calvin & Hobbes, Gaston Lagaffe, Spiderman, John Difool, Corto Maltese et… Didier Comès, l’autre grand spécialiste du dessin noir & blanc ; la fin du volume étant consacrée à bon nombre de travaux préparatoires aux albums conçus par l’auteur.

Bricoles, gribouillis, voire fonds de tiroirs, sont des mots retenus pour faire le titre de l’ArtBook qui ne sont, décidément, vraiment pas appropriés. Petites pépites auraient assurément mieux collé à ces dessins. Si Charlélie Couture, réalisateur d’une très belle préface, qualifie ce titre d’autodérision de son travail, il importe également de rajouter que la modestie de ce grand artiste est passée par là !

Voilà un ouvrage fait pour les inconditionnels des réalisations de Christophe Chabouté, mais également pour tous les amoureux d’un beau trait, souvent épuré, faisant toujours mouche. Gageons que ce bel objet de près de 300 pages réalisé par les éditions Glénat  ornera indubitablement de belle manière l’étagère de nombreuses bibliothèques, toujours prêt à être repris, relu, re-compulsé avec un bonheur et des émotions sans cesse renouvelés.

Indispensable !

BRICOLES GRIBOUILLIS FONDS DE TIROIR ARTBOOK CHABOUTE Editions GLENAT 290 pages, 39.00 €

Bernard Launois

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 17 Juin 2014

Blast T4 ou la chronique d'une déchéance annoncée !

On ne donne pas d'âge à Polza, un grand et gros escogriffe que la nature n'a pas gâté. Recherché par les forces de police après s'être échappé d'un hôpital, il trouve, après une longue errance, refuge auprès d'un père "dérangé" et de sa fille. Cet havre de paix va-t-il lui redonner la force de recommencer sa vie à zéro ? Pourra-t-il tirer un trait sur le passé, oublier toute la misère qu'il a en lui et celle qu'il a pu faire ?

Du début du récit de Polza, commencé dans un commissariat de police face à deux enquêteurs essayant de démêler la vie d'errance d'un homme qui se dégoûte autant qu'il peut être dégouté par ses congénères, jusqu’au dénouement funeste du dernier opus, Manu Larcenet va nous faire partager la vie de ce marginal qui va trouver refuge dans le blast : un état second dans lequel il vole et... oublie sa condition !

Le scénariste et dessinateur Manu Larcenet aura réalisé une œuvre magistrale avec cette série déclinée en quatre tomes et plus de huit cents pages, et qui marquera assurément le neuvième art, tellement c'est fort ! On est scotché par le récit remarquablement construit, avec une intrigue distillée au fur et à mesure des albums. Le tour de force de l'auteur aura peut-être été de nous rendre sympathique un homme qui ne devrait générer que dégoût et effroi ? Le dessin aussi sombre que l'histoire, tout en dégradé de noir, est judicieusement ponctué de quelques pages couleurs, bouffée d'espoir pour cet être rongé de l'intérieur. Avec ce quatrième tome, Manu Larcenet met fin à une grande histoire policière que l'on se doit de lire impérativement !

BLAST T4 Pourvu que les bouddhistes se trompent LARCENET Editions DARGAUD 204 pages 22.90 €

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

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