Publié le 18 Octobre 2018

CYBERFATALE T1, une bd qui tient « hacker » !

La cyber, préfixe mystérieux apparu il y a maintenant une cinquantaine d’années pour regrouper tout ce qui concerne la fameuse révolution numérique, est aujourd’hui volontiers mise à toutes les sauces. Et quand elle touche à la Défense nationale et qu’elle s’appelle cyberdéfense, elle revêt un caractère d’autant plus mystérieux qu’elle appartient à la « grande muette ».

Alors, quand un cliché représentant le chef de l’État en slip léopard dans les appartements de son amoureuse circule sur  le net et ce, de manière virale, cela s’apparente vite à  un scandale d’état qu’il faut tuer dans l’œuf. Et puis il faut redorer le blason d’un service qui aurait failli : rien de tel alors que de proposer à une émission d’actualité la présence d’un journaliste, pour montrer tout le sérieux d’une telle organisation. Seulement le reportage va-t-il se dérouler comme prévu ? Les situations plutôt cocasses s’enchainent et le lecteur va tomber de Charybde en Scylla, ne sachant plus s’il nage en plein délire ou pas.

Réalité ou fiction, telle est la question, que nous délivrent là les scénaristes regroupés sous le nom de Cépanou afin sans doute de ne pas être reconnus. Le lecteur jugera de lui-même… Le dessin de Clément Oubrerie, récemment mis à l’honneur au festival BD Quai des Bulles 2018, fait merveille, collant parfaitement au scénario.

Il n’empêche que malgré le caractère humoristique et d’autodérision que les auteurs ont voulu donner à cet opus, la cybercriminalité combattue par ce service reste un problème grave qui est pris à bras le corps et qui n’apparait pas toujours évident à endiguer. Car malgré les compétences avérées des personnels qui composent la cyberdéfense, force est de constater que les hackers ont toujours un coup d’avance et qu’il appartient non seulement de se prémunir contre les attaques mais également de les anticiper.

A la manière du diptyque « Quai d’Orsay » qui avait ravi bon nombre de lecteurs à commencer par les protagonistes, souhaitons que ce Cyberfatale remporte le même succès tout aussi mérité.

 

CYBERFATALE T1 si ça sort, on est morts Editions Rue de Sèvres 56 pages, 15.00 €

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Coup de coeur Bernard LAUNOIS

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Publié le 12 Octobre 2018

XIII Mystery T13 le dernier opus...détonant !

De la Mangouste à Judith Warner en passant par colonel Amos, les albums XIII Mystery auront apporté un vrai plus à  la série mythique, qui a tenu en haleine des milliers de lecteurs et fait de cette saga une des plus marquantes en bd des trente dernières années. Si la suggestion d'Yves Shlirf, directeur éditorial de Dargaud Benelux, de faire un focus sur treize personnages de la série au travers de cette nouvelle collection apparaissait plutôt comme une machine à  cash pour continuer à  faire fructifier la série, elle s'est vite révélée comme une idée géniale. Il faut dire que les Éditions Dargaud avait mis les petits plats dans les grands en demandant aux plus grands scénaristes et dessinateurs du moment de se lancer dans le projet. Quel challenge pour ces auteurs que de marcher sur les pas du talentueux Jean Van Hamme au scénario et du regretté WilliamVance au dessin et de réaliser des albums d'exception.

L'ultime opus, Judith Warner, ne fait pas exception à la règle, avec le talent du dessinateur Olivier Grenson qui éclate encore de tous ses feux sur le scénario diabolique du scénariste créateur de la série.

 

L'histoire débute dans la station balnéaire de Santa Barbara où Jessica Martin tente d'oublier un passé de tueuse à gages, et d'échapper aux griffes du FBI qui la traque inlassablement. Il aura fallu la rencontre de sa logeuse d'un soir, la pharmacienne Judith Warner retranchée dans la petite bourgade, pour que leurs vies basculent. Jessica réalise rapidement que Judith a traversé comme elle la route de XIII. Les deux femmes se découvrent, se plaisent et se rapprochent : heureuse ou malheureuse circonstance, la nasse se referme petit à petit et Jessica n'a de solution que dans la fuite, entraînant Judith dans son sillage. Va s'ensuivre un incroyable et haletant road-movie dont Jean Van Hamme a notamment la spécialité, remarquablement mis en valeur par le beau trait hyperréaliste d'Olivier Grenson, et rehaussé par de belles couleurs chatoyantes dont il a le secret. Se sortiront-elles du guêpier dans lequel va l'entraîner Jessica ?

 

Alors, si vous n'avez pas encore franchi le pas et découvert la série Mystery XIII, cet album vous donnera assurément l'envie d'en savoir plus.

Indispensable.

XIII Mystery T13 Judith Warner VAN HAMME/GRENSON éditions DARGAUD 48 pages 12,00 €

Bernard LAUNOIS

 

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 8 Octobre 2018

L’OGRE AMOUREUX, il ne manquait plus que cela !!!

Ours et Renard en ont assez de ne pas trouver de quoi remplir leurs panses et comme dit le proverbe, changement d’herbe réjouit les veaux ! Les voilà donc partis à l’aventure dans une contrée où ils ne sont pas attendus ! Ici, le chapardage coûte cher et Renard va en faire les frais puisqu’il se retrouve chez le comte de Barback, un ogre qui mange plus que de raison. Seulement, il a d’autres projets pour Renard, celui de l’aider à trouver une épouse. Voilà Renard bien embêté, affublé d’un ogre laideron  et au sujet duquel il se demande bien ce  que ce dernier va pouvoir lui trouver comme promise.

L’auteur complet Nicolas Dumontheuil n’a pas fini de nous étonner et surtout de nous ravir avec des histoires bien ficelées. Cette fois, c’est une fable des plus réussies qui va nous être narrée, entre Le Roman de Renard et Shrek. Grâce à des dialogues drôles, des situations ubuesques, beaucoup d’imagination et un zeste de folie, le lecteur sera vite emporté dans cette saga. Reste que le tour de force de ce diable de scénariste réside dans le fait que les caractères et personnalités de chacun se révèlent souvent contraires à celles que l’on pourrait attendre !

Quant au dessin, entre Sylvain et Sylvette et le canard Gédéon, tout à fait approprié à l’histoire, il permettra au lecteur de bien s’immerger dans ce petit bijou. Les animaux croquignolets évoluent dans un décor  luxuriant aux couleurs chatoyantes.

Riche de près d’une centaine de pages, cet opus ravira petits et grands avec une fable bien revisitée, à l’apparence naïve.

 L’OGRE AMOUREUX DUMONTHEUIL Editions FUTUROPOLIS 92 pages, 19,00 €

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Coup de coeur Bernard LAUNOIS

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Publié le 6 Octobre 2018

QUAI DES BULLES 2018, l’aventure bd du grand large commence ici !

Tout amoureux de la bande dessinée et de ses auteurs se doit de venir flâner dans les allées du festival Quai des Bulles de Saint Malo qui se déroulera les 12-13 et 14 octobre 2018. Chaque année, les organisateurs se décarcassent pour organiser assurément un des plus prestigieux festivals de bd, et cette année encore le programme s’avère des plus alléchants.

Voyez plutôt, du quai Duguay-Trouin où sont installés les auteurs en dédicace, les libraires et maisons d’édition, au Palais du Grand Large en passant par le Saint-Malo intra-muros, toute la ville vit au rythme de la bande dessinée et de l’image projetée.

Cette année encore le programme est particulièrement dense, et il suffit d’aller sur la page d’accueil du festival Quai des bulles 2018 pour attraper le tournis, tellement animations, expositions et autres débats et concerts de dessins sont proposés en nombre.

Alors, comme il faut bien faire un choix et ne pas réaliser un inventaire à la Prévert, je me restreindrai à vous faire une présentation de mes coups de cœur et inciter les lecteurs amateurs à fouiller le site pour de plus amples renseignements.

Pour commencer, en tout bien tout honneur, il convient de s’attarder sur l’exposition consacrée à Clément Oubrerie, invité d’honneur et créateur de la belle affiche qui aura servi de support de communication au festival, mais également créateur d’un spectacle musical dessiné.

L’exposition STERN réalisée par les frères Maffre (Julien au dessin et Frédéric au scénario) ne devrait pas laisser indifférent l’amateur de western et plus généralement tout admirateur de bel ouvrage.

Les master class sont également à l’honneur avec respectivement, Ronan Toulhoat, Jérôme Lereculey et Pierre Alary.

Bien sûr, il ne faut absolument pas oublier que plus de 500 auteurs vont consacrer trois jours à dessiner des petits Mickey sur les albums des petits et des grands.

Enfin, à l’heure de la digitalisation, il est à noter une excellente initiative de l’organisation d’avoir développé, en collaboration avec bdbuzz, une application téléchargeable sur Androïd et sur Iphone permettant d’avoir le programme du festival heure par heure, mais aussi des rencontres, animations diverses et variées, séances de cinéma… Bref, un excellent moyen de pouvoir sélectionner ses envies et ne pas en perdre une miette !  La collaboration avec bdbuzz ne s’arrête pas là puisqu’il est proposé, à partir de son mobile, dans le cadre de l’expo Chapeau bas, Spirou ! une chasse au trésor géolocalisée dans l’intra-muros, récompensée pour le meilleur chasseur.

Les amateurs éclairés de ce festival auront noté que cette année, comme tous les quatre ans pour cause d’organisation de la Route du Rhum, le festival Quai des Bulles se déroulera les 12, 13 et 14 octobre 2018, en dehors des vacances scolaires de la Toussaint.

Bon festival malouin !

Bernard LAUNOIS

 

 

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Bulles en villes

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Publié le 5 Octobre 2018

JE REVIENS VERS VOUS, c’est fin, ça se mange sans faim

L’auteur complet Olivier Tallec revient avec un troisième recueil de gags désopilants et tout aussi déjantés. Après les recueils Bonne Journée et Bonne continuation, la verve de l’auteur n’a pas pris une ride et l’on prend plaisir à voir comment ce dernier arrive à prendre le contrepied d’histoires dramatiques qui en deviennent hilarantes. Alors, est-ce uniquement par un cynisme exacerbé que le lecteur interloqué à la première vue finit par s’esclaffer et presque avoir des remords d’avoir éclater de rire sur des situations des plus dramatiques.

Les exemples sont nombreux car rares sont ceux, sur les quarante dessins, qui ne déclenchent qu’un sourire.

De l’oie qui court alors qu’elle s’est fait décapiter la tête et qui se demande ce qu’elle a bien pu faire de ses lunettes, aux élucubrations des escargots sur une plage qui prennent la pause pour se dorer la pilule en se plaignant qu’ils sont toujours mal installés, Olivier Tallec manie la dérision avec malice. Mais les gags n’ont pas forcément besoin de texte pour être risibles : ainsi la situation absurde de deux vaches qui font du trampoline en se délectant de bananes, avec en toile de fond un panneau publicitaire vantant ici la vente directe de MilkShake goût banane, suffit à faire rire l’auditoire. Le dessin semi-réaliste, particulièrement efficace, rehaussé par de vives couleurs aquarelles  répond pleinement aux comiques de situation.

Contrairement à la citation de Pierre Desproges comme quoi l’on peut rire de tout mais pas avec tout le monde, il n’en est pas de même avec Olivier Tallec qui, avec talent, ravira assurément grand nombre de lecteurs.

Taciturnes, passez votre chemin !

JE REVIENS VERS VOUS TALLEC Editions RUE DE SEVRES 56 pages, 14,00 €

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Coup de coeur Bernard LAUNOIS

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Publié le 3 Octobre 2018

TOUT LE PLAISIR EST POUR MOI, et nous donc !

 

Rien ne va plus entre les Indiens du Dakota et les troupes américaines, qui font preuve de toutes les bassesses tant physiques que psychologiques. Le lâche assassinat du valeureux guerrier indien Sitting Bull dans la réserve de Standing Rock va mettre le feu aux poudres, car  la période des explorateurs est bien révolue et son ultime compagnon de route, dit l’ « Indien », s’est mis en tête de le venger en exterminant toutes les personnes rencontrées. Jusqu’où ira-t-il dans cette course effrénée, sera-t-il rattrapé par ce capitaine français pétris d’humanisme, fraîchement arrivé sur les lieux ? Que faire, quel camp faut-il rallier, celui des soldats américains qui ne rêvent que de conquête de terres ou celui d’Indiens qui ont tout perdu, souvent femmes et enfants, et sont noyés par un mauvais alcool ?

Le scénariste Olivier Mau réalise ici une fiction des plus poignantes, décrivant le climat de haine entre deux peuples qui ne se comprennent pas ou ne veulent pas se comprendre, les idéaux étant assurément diamétralement opposés. Les dialogues, souvent crus, sont percutants et le récit est bien soutenu, au rythme des cavalcades pour un final aussi percutant qu’un uppercut clouant l’adversaire au sol.

Les remarquables dessins noir et blanc de Fred Druart soulignent le caractère anxiogène de cette course-poursuite. Les « gueules » des personnages évoluent dans des  paysages d’hiver, pluie ou neige, au milieu des étendues de forêt, et qui sont d’un réalisme criant.  Riche de deux cents pages, cet album devrait ravir les amateurs de western et au-delà les amoureux de belles histoires.

TOUT LE PLAISIR EST POUR MOI MAU/DRUART Collection HORS COLLECTION Editions GLENAT 200 pages, 22.00 €

Bernard LAUNOIS

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 29 Septembre 2018

ORC STAIN T1, monstrueux mais si bon !

Quand on est un Orc, on ne pense qu'à bâfrer, se battre rien que pour le plaisir et conquérir de nouveaux territoires et bien sûr, s'adonner aux plaisirs de la chair. Les Orcs, pas toujours futés, voire crétins, sont regroupés en  peuplades nombreuses et indisciplinées, chacune cherchant à tirer la couverture à elle et il a fallu toute la diplomatie et la force de frappe du grand TsarOrc et de ses troupes pour enfin les réunifier. Mais cette paix apparait bien fragile, les bruits courent qu'un Orc borgne particulièrement rusé et aguerri a bien l'intention de détrôner grand TsarOrc quitte à tout détruire sur son passage et tout faire péter. Si les chances qu’il puisse arriver à ses fins sont bien réelles, l'affaire est encore loin d'être dans le sac.

On sent dès les premières pages de l’opus que l'auteur complet James Stockoe a pris un malin plaisir à réaliser cette saga sanguinolente où règne celui qui saura faire la nique à l'autre. Les dialogues sont fleuris et peuplés d'onomatopées, de mots nouveaux aisément compréhensibles compte tenu des situations rencontrées souvent cocasses.

Ici, pas de prétention, mais de la baston jubilatoire aux quatre coins des pages avec un dessin réaliste des plus fouillés et qui n'est pas sans rappeler la belle époque d'un Philippe Druillet tout en verve. Les monstres sont tous plus hideux les uns que les autres, mais malgré tout le lecteur s'attachera rapidement à « Qu'un œil », le héros bien malgré lui de l’opus. Tricheur, menteur, hâbleur, bagarreur, tous les qualificatifs qu'on détesterait chez un humain finiraient du coup, pour cette créature décharnée, par paraître sympathique.

On ajoutera des décors fantasmagoriques agrémentés de couleurs pétantes où le vert, le marron et le rouge sang, bien à propos, envahissent les pages avec talent !

Avec cette histoire étonnante publiée dans un format comics, les Editions CASTERMAN ont assurément déniché une petite pépite qui ne demande qu'à briller au fur et à mesure des albums.

ORC STAIN T1 STOKOE Editions CASTERMAN, 168 pages 17,00 €

Bernard LAUNOIS

 

 

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Rédigé par Bulles de Mantes

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Publié le 26 Septembre 2018

Le Suaire T2, Turin 1898

Amour, politique et religion

 

Quelque cinq bons siècles après sa première apparition en Champagne, le Suaire connait une nouvelle ostension dans la cathédrale de Turin à la fin du mois de mai 1898. Un photographe prend des clichés, et sur le négatif transparaissent le corps et le visage du Christ. Supercherie ou relique authentique? Deux mondes aux conceptions diamétralement opposées s’affrontent sur le sujet, sur fond de combat politique et de révolte populaire. Le baron Tomaso Pastore d’Urbino emploie tous les moyens pour prouver l’authenticité du Suaire. Mais Enrico, un député socialiste athée, défend avec virulence la thèse contraire. Entre les deux évolue la fille du baron, Lucia, dont Enrico est secrètement l’amant. Jusqu’où iront les deux adversaires, obstinément arc-boutés sur leurs idées ? Lucia sortira-t-elle indemne de cette lutte acharnée?

 

C’est la seconde étape de la trilogie imaginée par les deux scénaristes Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, pour un nouveau moment crucial dans l’histoire du débat sur l’authenticité de la relique. Si après une quinzaine de planches quasi muettes on entre petit à petit dans les arcanes de l’Église et les arguments scientifiques, au risque pris par les auteurs de sembler austères, très vite l’intrigue prend corps et entraine irrésistiblement le lecteur dans son sillage. Avec habilité le scénario progresse parallèlement sur trois plans, disputes politiques, polémiques religieuses et rivalité amoureuse, dont Lucia est l’enjeu passionné et finalement le centre d’un récit éminemment romanesque.

 

Dans la droite ligne du premier tome, Éric Liberge livre une prestation graphique exceptionnelle avec un dessin réaliste en noir et blanc d’une beauté à couper le souffle, tant par la finesse et l’élégance du trait, que par la composition des planches, la précision des détails et le jeu des lumières : du grand art, faisant de chaque case un tableau qu’on ne se lasse pas d’admirer.

 

 

On attend impatiemment la troisième lecture de cette folle passion entre trois personnages,

avec la dernière époque dont la parution est prévue en 2019.

 

Le Suaire, deuxième tome, Turin 1898

par Gérard Mordillat, Jérôme Prieur et Éric Liberge

Futuropolis septembre  2018

72 pages, 17 €

 

Illustrations © Futuropolis 2018

 

 Jérôme Boutelier

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Chronique de Jérôme BOUTELIER

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Publié le 23 Septembre 2018

Negalyod

Le Réseau maitrise l’eau

Le Réseau maitrise l’homme

 

Jeune berger nomade du désert de Ty, Jarri guide ses chasmosaures dans un étonnant monde post-apocalyptique. Lorsque son troupeau est anéanti par une nouvelle expérience climatique du « Réseau », une entité aussi mystérieuse que tyrannique qui dirige le monde, il gagne la ville pour se venger, et s’allie à un groupe de rebelles emmenés par le Grand Kan et sa fille Korienzé. Découvriront-ils les secrets du Réseau, et sauront-ils en venir à bout ?

 

Vincent Perriot, auteur à la fois du scénario et du dessin, propose un habile mélange de genres avec une histoire fantastique empruntant aux codes de la science-fiction comme à ceux du western, où les créatures préhistoriques côtoient les vestiges d’une civilisation ultra-technologique. Fable aux tons politiques sur le contrôle des esprits par une dictature, parabole aux accents écologiques sur l’eau comme enjeu majeur de la survie de l’humanité, allégorie sociale et religieuse illustrant le fossé entre élites et masses, le récit sans être novateur est adroitement construit et parvient immédiatement à captiver le lecteur, nonobstant quelques questions restées sans élucidation.

 

Chaque scène est prétexte à livrer d’époustouflantes planches alternant décors splendides et constructions complexes, pleines pages et amoncellements de petites cases. Le dessin de Vincent Perriot est dynamique et rythmé, expressif et riche en détails, épanoui dans les mouvements, accompli dans les paysages. Les pages sont majestueusement mises en couleurs par Florence Breton dont il faut souligner la participation à cette grande et superbe réussite graphique qu’est Negalyod.

 

 

Ses précédents opus, notamment Belleville

Story et Paci, avaient valu à Vincent Perriot la reconnaissance du milieu. Abordant un autre genre, il montre une nouvelle facette de son talent avec cet imposant one-shot de 208 pages qui se lit d’une traite avec un plaisir qui ne faiblit pas un instant jusqu’à la fin: de la belle, de la grande science-fiction !

Negalyod

par Vincent Perriot

Couleurs : Florence Breton

Casterman septembre 2018,

208 pages, 25 €

 

Jérôme Boutelier

Illustrations © Casterman 2018

 

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Chronique de Jérôme BOUTELIER

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Publié le 21 Septembre 2018

A l’occasion de la sortie du Volume IV du Château des Étoiles, Un Français sur Mars, la

Galerie Daniel Maghen propose une magnifique exposition-vente des planches de la série dessinée par Alex Alice.

 

Cette exposition investit d’abord l’Espace Commines du 20 au 23 septembre, dans lequel les producteurs - la Galerie Daniel Maghen et les Editions Rue de Sèvres - ont confié à Alex Alice et Fabien Hamm la conception d’une remarquable mise en scène théâtralisée à l’aide de décors et objets d’époque, de maquettes et de portraits, qui plonge le visiteur en immersion dans l’univers de l’auteur.

Un fantastique voyage en 1873 dans le monde du Château des Étoiles !

 

 

L’exposition-vente se poursuivra ensuite du 26 septembre au 27 octobre 2018 sur les murs de la Galerie Daniel Maghen, qui présentera une centaine de planches, illustrations et couvertures issues des quatre albums du Château des étoiles, toutes plus splendides les unes que les autres.

 

 

Les amateurs d’Alex Alice vont être ravis avec cette exposition exceptionnelle qui met en valeur tout le talent de l’artiste.

 

 

 

 

 

 

 

 

Espace Commines,

17 rue Commines,

Paris 3e

 

Galerie Daniel Maghen,

36 rue du Louvre,

Paris 1er

site web DM

 

 

Jérôme Boutelier

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Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Divers

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