Sales mômes, sales vieux, décidément, on ne choisit pas sa famille

Publié le 2 Mars 2020

Sales mômes, sales vieux, décidément, on ne choisit pas sa famille

Peut-on encore être d’accord avec ce proverbe russe qui commence par  La vieillesse est plus sage que la jeunesse… en lisant Sales mômes, sales vieux ? Assurément non, l’auteur  James sert un scénario des plus grinçants prouvant le contraire, avec le constat que quand on est un sale gosse, on devient souvent un sale vieux !

Tout le monde en prend pour son grade, et pour certains sketchs le lecteur va assurément se demander s’il doit rire ou s’offusquer tellement les personnages sont abjects. Tout d’abord, les vieux, malmenés par des descendants qui ne respectent rien, et surtout pas le fait qu’ils sont âgés. Ensuite, les jeunes qui ne sont pas épargnés non plus, qu’ils soient au berceau ou en pleine crise d’adolescence.

Les conflits intergénérationnels sont légion dans cet opus de 96 pages que le lecteur compulsera d’abord par petites touches tellement il se dira que le scénariste James fait fort. Puis, la première vague d’indignation passée et même si on ne peut pas rire de tout, le lecteur finira par dévorer l’album et se dire que finalement, cet opus mériterait assurément une suite aussi caustique mais surtout aussi drôle ! Il faudra simplement s’assurer de ne pas le laisser surtout dans toutes les « vieilles » mains, au risque de se brouiller avec la quatrième génération.

Avec un dessin réaliste et des aplats de couleurs monochromes, sur un format maximum de 4 cases, la dessinatrice Mathilde Domecq croque, sans concession, les personnages qui collent parfaitement aux dialogues concoctés par James.

SALES MÔMES, SALES VIEUX JAMES/DOMECQ Editions FLUIDE GLACIAL 96 pages, 9,90€

 

 

Rédigé par Bulles de Mantes

Publié dans #Coup de coeur Bernard LAUNOIS

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