Jockey, pas vraiment à cheval sur les principes !

Publié le 19 Février 2017

Jockey, pas vraiment à cheval sur les principes !

Qui dit jockey dit courses de chevaux et…paris. Avec les années 30 et 40, les réunions hippiques à São Paulo sont légion, et ces manifestations qui génèrent de l’argent intéressent beaucoup de monde mais pas forcément que des gens de bonne famille. Mafia, meurtres, corruption, argent sale, mais aussi racisme, tout y passe.

 

De Mosca le jeune jockey noir qui tente de se faire un nom, au tragique destin de Matias, enfermé pour d’obscures dettes d’argent et qui finira par s’évader pour se venger et prouver son innocence, le scénariste brésilien Rafael Calça plonge rapidement le lecteur dans une histoire fantastique des plus sombres où s’entremêlent des destins incroyables.

 

Jockey, c’est aussi de belles romances entre des êtres déchirés qui essaient de survivre dans un monde implacable où les castes règnent en maître. Même si la fin semble inéluctable, le lecteur appréciera les actions à la gâchette facile et aux couteaux aiguisés qui servent à merveille ce récit à suspense.

 

Le dessinateur brésilien André Aguiar livre un dessin vif et taillé à la serpe que ne renierait pas Bézian, transportant le lecteur dans un univers des plus anxiogènes. On ajoutera des couleurs numériques plutôt froides collant parfaitement à la fiction.

 

Il faut noter le souci de détail de l’éditeur qui aura fait imprimer ce roman graphique dans le format des pulps, magazines souvent bon marché qui ont fait la joie des lecteurs américains des années 20, auxquels il fait référence dans la présentation de l’album.

 

A découvrir instamment.

 

JOCKEY CALCA/AGUIAR Editions EP 132 pages, 18,00 €

 

Bernard LAUNOIS

Rédigé par Bulles de Mantes

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